Alors que l'hiver
commence à toucher à sa fin et que les
beaux jours arrivent doucement, c'est encore la bonne
période
pour réfléchir à l'organisation de son
potager et
le préparer pour pouvoir planter dès le
début du
printemps. Un jardin bio n'est pas plus
compliqué qu'un jardin
traditionnel, quelques règles sont à respecter
pour
créer les conditions les plus favorables possibles
à son
épanouissement. Il faut déjà bien
connaître
le type de terre (sableux, limoneux, argileux...) dont on dispose et
adapter son jardinage en conséquence. La qualité
du sol
est primordiale pour la réussite du jardin, il est
donc nécessaire de bien la préparer. Dans un
potager bio,
on n'utilise pas d'engrais chimiques mais on peut employer des engrais
verts ou du compost pour nourrir la terre. L'important est d'avoir une
terre vivante dans laquelle se plaisent
vers de terre, champignons,
bactéries... qui sont indispensables à
l'équilibre
biologique d'un jardin.
Afin de ne pas
épuiser les sols, la rotation des cultures
est
également un principe important à prendre en
compte,
chaque année on déplace les rangs pour qu'une
plante ne
se trouve pas au même emplacement que l'année
précédente. Le système des cultures
associées est aussi un des fondements du
jardinage bio. Il
s'agit de disposer au mieux les légumes, fruits et plantes
aromatiques dans le potager suivant l'influence des plantes entre
elles.
Ainsi il existe de bonnes associations entre plantes qui vont avoir des
effets positifs les unes sur les autres, mais aussi de mauvaises
associations lorsqu'une plante va nuire à une autre. Par
exemple, planter des oignons ou des poireaux à
côté
des rangs de carottes permet d'éloigner les nuisibles tels
que
la mouche de la carotte. Au contraire les oignons ne sont pas
à
mettre près des haricots ou des pois qui ne les
apprécient guère.
Pour s'y retrouver,
le mieux est d'élaborer un plan de potager
avec la disposition et l'espacement de chaque plante du jardin. Pour
cela des guides
bien pratiques peuvent
vous aider à mieux
connaître les principes du jardinage bio et des cultures
associées. Par exemple, le guide "Le poireau
préfère les fraises" des
éditions Terre Vivante
explique pour chaque plante (légume, fruit, plante
aromatique...) les conditions de culture et les meilleures associations
à mettre en place. Indispensable pour se lancer dans
l'association de cultures ! D'autres guides comme "Mon jardin
biologique" ou "Le guide du jardinage
biologique" présentent
de
manière plus générale les bases de la
culture
biologique. Vous pouvez aussi vous reporter au "Calendrier de semis
2009" pour avoir des conseils tout au long de
l'année sur le
jardin bio. En attendant le printemps, voici de quoi vous documenter et
organiser le plan de votre potager bio !
La neige est au rendez-vous,
les pistes sont telles que vous les rêviez, vous skiez comme
jamais, et en plus le soleil vous
accompagne toute la journée... Vraiment, ces vacances
à la montagne sont formidables.
Alors pourquoi vouloir le prouver à votre retour, en
revenant avec un visage doré à outrance ? Le
changement d'air et de rythme, ainsi que de merveilleux souvenirs au
fond des pupilles vous donnerons de toutes façons bonne
mine. Le bronzage est très
éphémère, surtout en cette saison.
Alors, méfiance avec le soleil, n'oubliez pas de vous
protéger des effets dangereux de la "luminothérapie
naturelle" !
Pendant les
vacances d'hiver, la peau est brutalement exposée aux rayons
du soleil, et plus vous êtes en altitude, plus les UVB
(cancérigènes) augmentent. Par ailleurs, il faut
prendre en compte la très forte
réverbération de la neige et de la glace. Le
soleil embellit les paysages et agit sur le moral mais pensez
à appliquer généreusement des filtres
solaires naturels sur le visage à intervalles
réguliers. Les coups de soleil sont à
éviter impérativement parce qu'ils endommagent
votre peau de façon irrémédiable.
Si on ne parle que de l'aspect esthétique, des rides feront
leur apparition de façon prématurée.
Les conséquences graves sur la santé vous sont
suffisamment et régulièrement
répétées (le cancer de la peau est le
plus répandu à travers le monde) pour que je
m'abstienne de m'étendre sur le sujet et assombrir vos
belles vacances ensoleillées !
Les produits solaires bio
sont à préférer à tout
autre solaires conventionnels pour plusieurs raisons. Les filtres
chimiques pénètrent dans la peau et ont pour
fonction d'absorber les rayons UV. Parfois, ils sont irritants mais
surtout, ils ne sont pas stables, la peau n'est pas
protégée de la même façon
pendant toute l'exposition au soleil. Les filtres
minéraux, principalement le dioxyde de titane
et l'oxyde de zinc sont des filtres physiques. Leurs particules restent
en surface de l'épiderme et
réfléchissent les UV par effet miroir. En plus
d'être une protection sûre
et utilisable même sur les peaux les plus sensibles comme
celle des enfants, elle est non polluante.
A l'inverse, en période estivale, les filtres de
synthèses se dispersent dans l'océan pendant les
baignades et causent de gros dégâts sur
l'environnement. Cela participe à la destruction
d'éco-systèmes fragiles, comme le corail qui
disparaît de façon inquiétante.
Mais, je vous fais
confiance, je sais très bien que vous êtes
sensibilisé à tous ces risques et qu'avant de
partir, vous êtes venu choisir vos produits solaires naturels
sur Inakis ! Dans la valise, vous avez commencé par ranger
vos lunettes intégrales de ski (sinon, danger pour la
rétine) puis vos crèmes solaires bio
avec un indice de protection élevé
(supérieur à SPF 30) ainsi que des sticks solaires bio pour les
lèvres.
Sans oublier une bonne dose de bonne humeur, bonnes vacances
à tous !
A l'instar de Marjolaine, Primevère
est devenu un salon incontournable dans
le domaine du bio, de la consommation responsable et de
l'écologie. La 23ème édition du salon
Primevère se tiendra à Lyon ce week-end, du 20 au
22 février. Créé en 1986 par des
militants, Primevère souhaite promouvoir auprès
du grand public des démarches alternatives
et respectueuses de l'environnement. Chaque année plus de 30
000 visiteurs sont accueillis sur le salon dont le thème
cette année est "Vivre l'écologie".
450 exposants seront au rendez-vous dont
150 producteurs bio et 150 associations. Tous les secteurs
liés à l'écologie et aux alternatives
seront représentés : éco-habitat,
alimentation bio, énergies renouvelables, défense
de la nature et de l'environnement, mode éthique,
hygiène et santé au naturel, loisirs verts...
Ainsi vous retrouverez à Primevère de
nombreux
exposants que nous vous faisons découvrir sur Inakis. A
l'univers de mode éthique et bio
seront présents par exemple Côté
Nature (vêtements en coton et lin
bio), Laspid
(t-shirts bio en éditions limitées),
Aquanatura
(vêtements, peluches et linge de maison en coton
bio), Idéo
(mode bio et équitable), Eyos
(lingerie en soir naturelle), Peau Ethique
(sous-vêtements en
coton bio et équitable), Patatrac
(vêtements en
coton bio pour toute la famille)... Beaucoup
d'exposants proposant des
alternatives saines et naturelles pour la santé et le
bien-être seront aussi sur le salon : Logona
(cosmétiques naturels et bio), Laboratoire Gravier
(huiles
essentielles, cosmétiques bio et produits
ménagers écologiques), Biofloral
(phytothérapie), Karawan
(savons d'Alep et autres produits
naturels),...
Primevère c'est aussi un salon
dédié
aux rencontres, plus de 120
conférences-animations sont en
effet prévues. Un cycle de conférences aura lieu
sur le thème de cette édition "Vivre
l'écologie", avec des sujets aussi divers que l'habitat
écologique, l'économie solidaire,
l'état de la planète... Mais bien d'autres
conférences sont annoncées et aborderont toutes
les thématiques liées à
l'écologie et aux alternatives durables. On pourra y voir
par exemple : "Pour sauver la planète, sortez du
capitalisme" d'Hervé Kempf,
"Le monde selon Monsanto"
de
Marie-Monique Robin, "Nos enfants nous accuseront"
de Jean-Paul Jaud...
Des ateliers, spectacles, expositions, dégustations et
animations pour les enfants sont également au programme
(voir sur le site de Primevère).
Pour info :
Le salon-rencontres de l'écologie et des
alternativesPrimevère
2009a
lieu du vendredi 20 au
dimanche 22 février,
de 10h à 20h
(nocturne
jusqu'à 22h le vendredi) à Eurexpo,
le Parc des Expositions de Lyon-Chassieu.
"Au cœur
de la Bretagne paysanne, deux visions du métier
d’éleveur laitier se confrontent. Alors que des
Hommes se sont engagés depuis plusieurs années
dans une agriculture autonome, durable et performante, le courant
majoritaire de la profession reste inscrit dans un modèle de
production industriel, fortement dépendant des groupes
agricoles et agro-alimentaires…"
C'est en ces termes qu'est introduit le film
Herbe,
réalisé par Matthieu Levain et
Olivier Porte qui
sortira au niveau national ce mercredi 18 Février. Film
documentaire, Herbe nous emmène tel un road movie
à la rencontre d'éleveurs laitiers
bretons. On
découvre deux façons de concevoir ce
métier très différentes. D'un
côté, des agriculteurs se basent sur un
modèle productiviste (le
modèle actuellement
dominant), s'inscrivant dans une logique d'industrialisation de
l'agriculture et donc de la production alimentaire. D'un autre, des
paysans ont fait le choix d'alternatives à ce
modèle et prônent des méthodes
durables. Herbe s'est attaché à
comprendre les
rouages de ces deux manières de fonctionner avec l'exemple
de l'élevage laitier, mais la même question se
pose dans tous les domaines de l'agriculture.
L'aventure d'Herbe
débute il y a 3 ans, alors qu'Olivier
Porte, ingénieur agronome, après plusieurs
expériences et rencontres avec des agriculteurs travaillant
selon des méthodes durables, décide de se lancer
dans la réalisation d'un film sur le sujet avec son ami
Matthieu Levain à l'époque en train de monter une
société d'audiovisuel. Le projet est
rédigé puis devant de nombreux refus de
productions, les réalisateurs décident finalement
d'accomplir ce projet à leurs frais. Trois semaines de
tournage en Bretagne sont alors organisées pour
concrétiser le film. Les réalisateurs partent
à la rencontre de ces éleveurs laitiers et vont
s'interroger sur les déterminants et les
mécanismes de ces différentes
visions de
production.
En particulier, Herbe se penche sur les dérives
liées à la PAC
(Politique Agricole Commune) qui a
conduit à une situation des plus absurdes : depuis 1992, la
PAC verse des aides directes aux agriculteurs pour chaque hectare
cultivé en maïs de fourrage. Ainsi ceux qui
choisissent de nourrir leurs vaches avec du maïs
bénéficient d'aides alors que les agriculteurs
nourrissant leurs vaches à l'herbe ne reçoivent
rien. Cette distribution inégalitaire a poussé de
nombreux agriculteurs à abandonner l'herbage au profit du
maïs fourrage. Un autre travers viendrait
des grandes coopératives agricoles
qui amènent les paysans
à perdre leur autonomie. Ce sont elles en effet qui leur
fournissent engrais, semences, aliments... nécessaires
à la production. Ainsi pour Coopagri et
Unicopa, deux grosses coopératives agricoles
bretonnes, la vente d'aliments pour l'élevage
représente 15% de leurs chiffres d'affaires, autant dire
qu'elles n'ont pas trop d'intérêt à ce
que les agriculteurs nourrissent leurs vaches à l'herbe...
D'un oeil se voulant le plus objectif possible, le film Herbe
souhaite
éclairer sur toutes ces dérives. Mais c'est aussi
d'une voix positive qu'il présente une alternative au
modèle d'agriculture productiviste, qui tient compte de
critères environnementaux tout en étant tout
à fait compétitive. Alors que le
modèle actuel est en train d'atteindre ses limites, il nous
faut adopter de nouvelles pratiques, plus durables, et
réfléchir à de nouveaux modes de vie.
Herbe semble être un point essentiel à cette
réflexion. Et puisque les films mettant en exergue des
alternatives positives à notre société
de surconsommation peu durable sont encore rares, il est important de
les soutenir. Vous pouvez déjà visionner la bande
annonce pour vous faire une idée, la liste des projections
programmées est également disponible sur le site
du film Herbe. De nombreuses
soirées-débats sont
prévues, notamment ce lundi 16 février a lieu
à 20h15 une projection en avant-première au
cinéma Diagonal de Montpellier suivie d'un débat
avec les réalisateurs et José Bové.
Partenaires du film : Réseau
Cohérence, Colibris
- Mouvement pour la Terre et l'Humanisme fondé par Pierre
Rabhi, Réseau Agriculture Durable,
Confédération Paysanne, WWF France, Slow Food
France, Mouvement pour le Droit et le Respect des
Générations Futures...
L'aromathérapie
est une méthode naturelle, utilisant des huiles
essentielles à des fins
thérapeutiques. Les huiles sont des extraits aromatiques de
plantes obtenues par distillation, à ne pas confondre avec
les "essences". Même naturelles, celles-ci ne sont en effet
qu'un assemblage de composants naturels et synthétiques. Les
essences ont l'avantage d'être moins onéreuses,
mais ne possèdent pas les propriétés
et les vertus des véritables huiles essentielles !
Bien qu'elles soient reconnues comme médicalement actives,
les huiles essentielles sont en vente libre. Il est donc primordial de
s'en procurer de qualité garantie et de se documenter un
minimum avant de se lancer dans l'automédication,
même de confort. Les femmes
enceintes et celles qui allaitent, les petits enfants et les personnes
souffrant d'insuffisance respiratoire doivent prendre les
précautions d'usage, étant plus sensibles
à certaines plantes. Les ouvrages sur le sujet ne manquent
pas et au fil des pages vous serez étonné de
découvrir la richesse de ce que la nature met à
disposition pour notre bien-être.
La lavande officinale,
par exemple, très polyvalente, traite le stress,
l'anxiété, l'insomnie mais elle sert en outre
d'anti-inflammatoire, d'anti-bactérien à
appliquer sur les piqûres d'insectes ou les
brûlures. Ou encore l'immortelle (helichrysum italicum)
à l'odeur puissante, qui n'a rien à voir avec le
parfum envoutant des immortelles qui fleurissent le long de la
côte atlantique, est indispensable dans la trousse
d'urgence. Une fois diluée dans une huile
végétale, c'est un
excellent remède contre les entorses et les ecchymoses, plus
communément appelés "des bleus" par les enfants.
Dans le cas d'infection respiratoire chronique, elle s'utilise en
inhalation en respirant par la bouche.
La menthe poivrée,
quand à elle, procure un grand soulagement en cas de
céphalées, mais aussi d'indigestion. Le gingembre,
lui, diminue les états nauséeux, mais aussi
soulage les douleurs aiguës d'arthrite. Ces exemples
démontrent la richesse de l'aromathérapie : une
seule huile peut convenir à différentes
pathologies, de même que différentes huiles
essentielles peuvent être associées pour amplifier
les effets désirés. En synergie,
elles ont une plus grande efficacité que l'addition de
chacune d'elles employées individuellement.
Avec l'aide de livres
expliquant l'aromathérapie, vous apprendrez à
manipuler les huiles essentielles
pour composer vous même des huiles de bain ou de massage, des
onctions et des inhalations. Il existe à la vente des bases neutres moussantes,
des huiles neutres,
ainsi que des flacons doseurs vides
pour élaborer vos propres recettes. Le néophyte
peut commencer son apprentissage par le moyen le plus facile et le plus
sûr : s'équiper d'un diffuseur.
Avec une
préférence pour un diffuseur
électrique qui diffuse des micro-particules en un brouillard
aromatique dans l'air. Les huiles essentielles sont fragiles, il vaut
mieux éviter de les faire chauffer, de même qu'il
faut veiller à les conserver plutôt dans un
endroit frais et à l'abri de la lumière.
Nous vous avions
déjà présenté les biberons
de la marque Green To Grow,
arrivés il y a quelques mois en France. La
particularité de ces biberons est qu'ils ne contiennent ni
bisphenol A (ou BPA) ni phtalates, deux substances
chimiques couramment utilisées dans la fabrication de
biberons (entre autres) et incriminées pour leurs effets
nocifs sur la santé humaine. Elles sont
soupçonnées d'avoir un lien avec diverses
maladies endocriniennes, cardio-vasculaires... (pour en savoir plus,
voir notre précédent article sur le sujet : "Le biberon sans bisphenol A ni
phtalates avec Green To Grow"). Une nouvelle
étude publiée ce 28 janvier dernier par des
chercheurs de l'université de Rochester à
New-York soulève d'ailleurs de nouvelles questions sur le
bisphenol A. Alors que l'on pensait que le seul mode de contamination
était l'ingestion d'aliments ayant été
en contact avec cette molécule, cette étude
révèle d'autres modes de contamination :
ingestion par la poussière ou par l'eau. De plus, il
semblerait que cette substance soit stockée dans les
graisses du corps, rendant son élimination plus difficile et
longue.
Avec la multiplication des alertes à ce sujet, on
trouve de plus en plus de biberons sans bisphenol A ni
phtalates. Découvrez les nouveaux
biberons et tétines des marques Nuby,
Remond,
Mollis
et Baby to Love.
En verre, en silicone alimentaire ou en polyethersulfone (PES) ces
biberons sont sans danger pour les enfants. En attendant qu'un jour
(peut-être ?), à l'instar du Canada, les biberons
en polycarbonate contenant du bisphenol A soient interdits en France,
il vaut mieux être vigilant avec ce que l'on
achète. Le sujet étant d'actualité,
d'autres études devraient certainement voir le jour dans un
avenir proche, nous ne manquerons pas de vous tenir informés
des avancées sur ces questions de santé publique.
L'Alliance pour
la Planète, regroupement d'associations
écologiques, de consommateurs, de syndicats,
d'agriculteurs... vient de lancer un Observatoire
Indépendant de la Publicité
(l'OIP). Cet observatoire a
été mis en place afin de veiller à ce
que les publicités n'emploient pas abusivement des arguments
écologiques pour faire passer leur message et tromper les
consommateurs. En effet, depuis quelques temps la pratique de "greenwashing"
ou "écoblanchiment" est de plus
en plus courante. Il s'agit d'un procédé de
communication jouant sur l'image de responsabilité
environnementale. La publicité "écoblanchie" fait
passer des messages qui insistent sur l'engagement
écologique de l'entreprise ou de la marque
concernée, voire renforce ou déforme
complètement cet engagement s'éloignant
totalement de la réalité. Ainsi avec
l'écoblanchiment, une entreprise se "verdit" alors
même que ses actions en faveur de l'environnement sont
quasiment inexistantes ou très marginales par rapport
à ses autres activités.
L'objectif de l'OIP
est donc de détecter ces publicités qui
pratiquent l'écoblanchiment et de les
différencier des publicités portant un
véritable message écologique.
Le sujet est en effet d'importance considérable, puisque les
enjeux écologiques actuels sont de taille et il y a urgence
à agir concrètement. En utilisant à
tout va des arguments écologiques pour justifier de tout et
n'importe quoi, le concept finit par ne plus être
crédible et le consommateur ne sait plus distinguer le vrai
du faux. Et c'est bien sûr l'empreinte écologique
qui s'en trouve affectée puisque cette désinformation
ralentit le développement de véritables
alternatives écologiques.
Après le Grenelle de l'Environnement, de nouvelles
dispositions pour l'ARPP
(Autorité de Régulation Professionnelle de la
Publicité), l'organe officiel chargé de
l'évaluation des publicités, avaient
été prises afin de mieux réguler la
publicité dans ce domaine. Mais l'Alliance pour la
Planète jugeant ce système encore insuffisant, en
particulier du fait que les avis rendus par l'ARPP soient
non-contraignants, a décidé de créer
l'OIP afin de donner l'alerte sur les publicités
douteuses. Toute personne peut donc soumettre
à cet observatoire une publicité de n'importe
quelle forme (presse, télévision, radio, web,
affichage...) qu'il pense être abusive. L'OIP
procède alors à une analyse de cette
publicité avec l'aide d'experts associatifs et de
professionnels de la communication qui sera rendue publique un mois
après. En parallèle de cette
évaluation, les internautes peuvent s'inscrire sur le site
de l'OIP et donner eux aussi leur avis et une note pour chacun des critères
du diagnostic (mots employés trompeurs, composition
graphique de la publicité, informations floues ou sans
preuves, surestimation de l'intérêt
écologique du produit, mise en avant de comportements
contraires à la protection de l'environnement).
Depuis le lancement
de l'OIP, plusieurs publicités ont
déjà été
proposées pour évaluation. Vous pouvez
par exemple participer en donnant votre avis
sur une publicité sur les 4x4 en ville, les orientations de
Total, les produits soi-disant "100% naturels" d'Herta ou encore la
lessive "écologique" de Le Chat. De façon
générale, les publicités ne s'appuyant
que sur des concepts larges et flous et ne présentant aucune
certification labellisée sont à prendre avec
précaution. Il est à espérer que cette
initiative très intéressante de l'Alliance de la
Planète sera suivie par de véritables mesures
d'évaluation et de sanction envers les publicités
mensongères et "écoblanchies".
Ce week-end, si vous
êtes en région parisienne,
vous pourrez vous rendre au Festival Culture-Aventure
qui a lieu les
samedi 7 et dimanche 8 février. Ce festival se veut un
moment de rencontre pour les voyageurs, amateurs de voyages et curieux
qui s'intéressent à des manières
alternatives de voyager par rapport au tourisme
traditionnel. Le but
est de faire découvrir à tous des voyages alliant
aventure et culture. L'aventure car les
voyages
présentés sont souvent effectués avec
des moyens de locomotion divers (marche, vélo, cheval,
canoë, bateau, ski...) et dans des lieux sauvages ou peu
visités habituellement. La culture car l'objectif de ces
voyages est généralement d'aller à la
rencontre des populations, de partager des instants de vie avec des
gens et ainsi de mieux
comprendre leur culture. Durant le festival, il
y aura de nombreuses projections de films et diaporamas pour
découvrir les voyages sélectionnés,
ainsi que des débats sur le thème du voyage
alternatif, des stands pour rencontrer des professionnels du voyage
solidaire et de l'écotourisme et des
écrivains.
Les projections sélectionnées vous feront voyager
à travers le monde entier : Afrique du Sud, Chine, Canada,
Niger, Amérique du Sud, France... Chaque voyage est une
invitation à la découverte et à
l'ouverture aux autres. On y découvre d'autres
manières de vivre, d'autres cultures... de populations qui
vivent en symbiose avec leur environnement. Un voyage
intéressant à découvrir par exemple :
celui d'Anne-Sophie et David Bézier qui sont partis pendant
un an en Amérique du Sud pour un
itinéraire
solidaire et durable ("Itensol",
projeté dimanche 8
février à 13h45). Leur objectif
était
de parcourir le Chili, le Pérou, la Bolivie et l'Equateur
afin de découvrir et de rencontrer les acteurs d'initiatives
dans les domaines du commerce équitable, du
développement durable, des énergies
renouvelables... C'est cette aventure et les témoignages de
ces acteurs qu'ils feront partager lors du festival.
Ouvert à tous, Culture-Aventure s'adresse aussi bien aux
curieux
qu'à ceux qui projetteraient un voyage aventure. Ce festival
peut aussi être l'opportunité
d'échanger avec les voyageurs présents sur les
stands et pourquoi pas de trouver des pistes et idées pour
un futur voyage alternatif, dans le
respect des populations et de
l'environnement. Un petit coup de coeur en passant : l'association A
Pas de Loup sera présente le dimanche
après-midi
sur le festival. Cette association organise des missions
d'écovolontariat en France ou à
l'étranger, c'est-à-dire des voyages
où vous vous engagez dans une action
bénévole pour une cause écologique.
Par exemple, vous pouvez partir vous investir dans la sauvegarde des
tortues dans le Var ou au Costa-Rica, des iguanes au Honduras ou encore
participer à des projets de reboisement au Togo. Ce type de
voyage est idéal pour ceux qui souhaiteraient
découvrir un pays, une culture... tout en prenant part
à des initiatives en faveur de l'environnement. Pour avoir
participé à l'une de ces missions, je dois dire
que ce mode de voyage est plus qu'enrichissant et permet d'aller
à la rencontre d'une population d'une manière qui
n'est pas envisageable dans le tourisme traditionnel.
Pour vos prochaines vacances, pensez donc au tourisme
vert, solidaire
et durable ! Vous en retirerez une expérience
unique et
votre action profitera directement aux populations locales.
Pour info :
Le Festival Culture-Aventure se
déroule samedi
7 et dimanche 8
février à la Maison
des Cultures du Monde, 101 bd Raspail, Paris 6ème.
Métro : N-D des Champs ou Saint Placide. Le programme complet
est disponible sur le site de l'association Culture-Aventure qui
organise le festival.
Quand on veut offrir un bijou,
on pense souvent aux bijoux en matières
précieuses telles que l'or, l'argent, les
diamants... Or l'extraction de ces minerais est souvent très
polluante et effectuée dans des conditions de travail
très difficiles. L'extraction de l'or par exemple
génère d'importantes pollutions liées
aux produits chimiques employés comme le mercure ou le
cyanure qui se retrouvent ensuite les sols, les eaux et l'air. De plus,
son extraction nécessite l'utilisation de grandes
quantités d'eaux, et comme pour d'autres minerais des zones
entières sont déforestées pour
l'installation des mines. Et c'est sans
compter les marchés parallèles et illicitent qui
se développent souvent autour des exploitations (trafic
d'armes, drogue, prostitution...). Le bilan
écologique et humain de ces productions est
donc assez catastrophique. Quand vous achetez un bijou en or, en argent
ou autre matière précieuse, pensez donc
à vous renseigner sur sa provenance et les conditions
d'exploitation. A savoir que l'or se recycle très bien, vous
pouvez alors opter pour des bijoux en or recyclé ou
même faire recycler d'anciens bijoux que vous ne portez plus.
L'ivoire est une autre matière
longtemps utilisée pour la fabrication de bijoux et objets
de décoration menaçant
particulièrement les éléphants. Son
commerce est donc interdit par la CITES depuis 1989 dans bon nombre de
pays.
Alors en quelle
matière choisir ses bijoux ? Une alternative possible est
d'opter pour l'ivoire végétal,
aussi appelé tagua ou corozo.
Il s'agit d'une matière extraite des fruits d'une
espèce de palmier, le palmier à ivoire (Phytelephas
aequatorialis ou Phytelephas macrocarpa)
que l'on rencontre dans certaines forêts tropicales comme en
Amazonie (Equateur, Colombie, Pérou...). Les fruits de ce palmier
contiennent au départ de leur croissance, un liquide qui
peut être consommé comme boisson. En
séchant le fruit, ce liquide se transforme en une
matière blanche et très dure, c'est ce que l'on
appelle le tagua ou ivoire végétal qui est
ensuite sculpté pour fabriquer des bijoux, de petits objets
de décoration, des boutons pour les vêtements...
Découvrez
par exemple, la marque A-Typik
qui distribue des bijoux et objets d'artisanat de Colombie dont la
plupart sont fabriqués en tagua issu de forêts
humides de la région du Boyaca. A-Typik travaille avec des
artisans locaux selon les principes du commerce équitable et
dans le respect de l'environnement. Le tagua, au départ de
couleur blanche, peut être teinté selon les
besoins avec des pigments naturels. Ainsi c'est une matière
qui permet d'avoir une grande diversité dans les formes et les couleurs.
Des bijoux aux teintes vives et très colorées
à des bijoux plus classiques ou discrets, ce n'est pas le
choix qui manque !
Du 6 au 9
février
au lieu la 30ème
édition de Vivez Nature à Paris,
le salon de l'agriculture biologique, des produits naturels et du
bien-être. Conséquence de son succès,
le salon déménage pour se dérouler
cette année à la Grande Halle de la Villette. Il
y a aura plus d'exposants que l'an passé mais aussi de
nouvelles animations. Ce sont près de 200
exposants qui seront présents sur le salon
autour des thèmes de la santé et du
bien-être au naturel, des produits d'alimentation issus de
l'agriculture biologique et du commerce équitable, de la
mode éthique, de l'habitat écologique et sain...
Vous retrouvez
certaines des marques bio et
écologiques que nous avons
sélectionnées sur Inakis. Par exemple,
découvrez à l'espace soins et du
bien-être les produits d'Abiessence,
Phyt's,
Biofloral,
Centifolia,
Florame,
Karawan
ou encore Couleur Caramel.
Ou bien pour l'habillement
des petits comme des grands, découvrez la collection de mode
de la marque Pachama
en coton biologique. C'est l'occasion
également de profiter des derniers jours de soldes !
En plus des
exposants, le salon accueillera de nombreux ateliers,
démonstrations et conférences :
cuisine bio,
techniques de relaxation, santé au naturel et sujets
d'actualité autour des questions d'environnement seront au
programme. Pour les enfants, des animations-ateliers
spécifiques sur la nature, les déchets.... sont
prévues. Et pour ceux qui auraient besoin d'une petite pause
détente, un espace gratuit de relaxation et de massage sera
disponible.
Pour info : Vivez Nature Paris a lieu du 6
au 9 février 2009 de 10h30 à 19h
(nocturne le vendredi 6 jusqu'à 22h) à la Grande
Halle de la Villette, Porte de Pantin à Paris
19ème. Métro :
arrêt
Porte de Pantin, ligne 5. Bus : PC2, PC3 et 75. Programme
détaillé sur le site du salon.
D'après
des légendes moyenâgeuse mal définies, Saint
Valentin est devenu le saint patron des amoureux
au XIVème siècle. A travers le monde, c'est une
journée placée sous le signe d'Eros ou Cupidon,
qui, muni d'un arc et d'une flèche, vise le cœur
de l'heureux élu. Le cœur, que l'on a cru
très longtemps être à l'origine de tous
les sentiments, reste encore un symbole fort pour illustrer l'Amour.
Les expressions populaires s'en inspirent également, ne
dit-on pas : un cœur à prendre, touché
en plein cœur, ouvrir son cœur. Mais aussi, en
parlant de quelqu'un qui ne peut pas connaître le grand amour
: avoir un cœur de pierre !
Le 14 février, ne soyez pas
timide mais au contraire inventif et généreux
pour votre Valentin ou Valentine. Concoctez un bon petit dîner bio,
rédigez un petit mot doux ou un poème
enflammé sur un support en papier recyclé,
et éventuellement offrez un petit cadeau
d'artisanat local ou issu du commerce équitable.
Inakis vient d'accueillir
une
nouvelle boutique spécialisée en papeterie
naturelle, durable et éthique : Nature et
Papiers.
Vous pouvez d'ailleurs retrouver l'interview de Valérie
Morin, sa fondatrice, sur Nature et Papiers sur
Inakis. Créée en 2008, cette jeune entreprise
s'inscrit
dans une démarche de développement
durable en souhaitant proposer une gamme de produits
à la fois avec un faible impact environnemental et
fabriqués dans des conditions de travail décentes
et équitables. L'offre de Nature et Papiers s'adresse
à tous : particuliers, scolaires, entreprises... Les
produits proposés, soigneusement
sélectionnés, sont issus du commerce
équitable ou de l'artisanat
et conçus en matières
recyclées ou naturelles. Vous trouverez chez
Nature et Papiers des fournitures de bureau écologiques, du
papier recyclé, des carnets, albums photos,
nécessaires de correspondance, encres
végétales, stylos et crayons, fournitures pour le
dessin... et de bien jolis objets de décoration.
Nature et Papiers
nous fait découvrir une collection très originale
et qu'elle est seule à distribuer en France pour le moment.
Il s'agit de Poop,
une gamme de papiers fabriqués à partir de bouses
d'éléphants ! Le concept peut
paraître surprenant et pourtant c'est très
sérieux. C'est la société Maximus,
basée au Sri Lanka, qui est à l'origine de ce
projet. Dans ce pays où les éléphants
sont nombreux, les conflits avec les habitants des villages
où les animaux viennent piétiner les terres ne
sont pas rares. Le projet "Peace Paper" est né afin de faire
changer le point de vue et le comportement des gens par rapport aux
éléphants en en faisant une source de revenus, et
ainsi aider à leur sauvegarde tout en développant
l'économie locale. Le papier
Poop est fabriqué à 75%
à partir de bouses d'éléphants, ce
sont en fait les fibres présentes dans ces bouses qui sont
récupéréés. Selon le
régime alimentaire et la digestion de l'animal, le papier
produit aura une texture différente. Bien sûr la
matière première est totalement
désinfectée avant d'être
utilisée et le papier est sans odeur ! Les produits Poop
sont donc écologiques puisque
conçus à partir de matières
naturelles, et il n'y a par la suite aucun additifs chimiques, chlore
ou colorants utilisés dans le processus de fabrication. Maximus
a d'ailleurs été
récompensée pour son projet puisque la
société a remporté le World
Challenge 2006 de la BBC qui honore chaque
année des projets de développement durable.
Vous pourrez
découvrir sur Nature et Papiers d'autres produits originaux
en fibres naturelles (papiers en fibres
de bananier, de lokta...) ou en matières
recyclées (papiers recyclés ou
fabriqués à partir de chiffons de
récupération). Egalement dans le catalogue de
cette sympathique boutique : la collection déco &
papeterie Les Zanges.
Cette gamme en papier artisanal et recyclé est produite aux
Phillipines par Shapii, une structure du commerce équitable
agréée par l'IFAT (International Fair trade
Association). Vous y trouverez des carnets, boîtes, objets
pour le bureau... originaux et très colorés.
La gamme de produits proposée par Nature et Papiers
est donc large et saura satisfaire tous les goûts ! Ecologique,
durable et éthique sont les mots d'ordre de
cette entreprise qui souhaite promouvoir des produits de papeterie
alternatifs. Que ce soit pour les fournitures de bureau ou de la
maison, pour les fournitures scolaires, pour offrir ou tout simplement
pour décorer, vous devriez trouver votre bonheur !
75 pays
du monde viennent de signer ce 26 janvier dernier à Bonn
en Allemagne le traité fondateur de l'IRENA,
une Agence
Internationale pour les Energies Renouvelables. Cette
nouvelle
organisation, la première d'envergure internationale sur ce
sujet, a pour objectif d'aider au développement des
énergies vertes et renouvelables aussi bien
dans les pays du
Nord que du Sud. L'Allemagne, l'Espagne et le Danemark, pays
déjà bien appliqués dans ce domaine,
sont plus
particulièrement à l'origine de sa
création. Au
total ce sont déjà 75 pays qui ont
signé le
traité, dont la France, même si certains grands
pays comme
la Chine, les Etats-Unis, le Brésil... sont encore absents
pour le
moment.
Face aux
défis planétaires actuels
(réchauffement climatique, diminution des ressources
naturelles disponibles, croissance de la démographie et de
la consommation d'énergie...), il était temps
qu'une organisation internationale soit créée
afin de se pencher sur ces problématiques. Elle devra aider
les Etats à mettre en place des politiques en faveur des
énergies renouvelables et à développer
la recherche dans ce secteur. Pour le moment, il existe encore beaucoup
d'obstacles qui empêchent un développement plus
rapide de ces nouvelles technologies. L'IRENA devrait faciliter les
procédures de financement, d'exportation... qui ralentissent
le déploiement des énergies vertes et
renouvelables, indispensables pour l'avenir de la planète.
Les énergies fossiles représentent encore 80% de
la consommation mondiale en énergie alors que les ressources
vont se faire de plus en plus rares et de plus en plus
coûteuses. Il est donc urgent de mettre en place des
alternatives efficaces et durables.
L'IRENA
sera composée de 3 organes : une Assemblée
comprenant tous les Etats membres qui votera le budget et
établira le programme de travail, un Conseil avec des
représentants des Etats élus par
l'Assemblée qui se réunira deux fois par an et un
Secrétariat pour la mise en oeuvre des actions du programme.
C'est au mois de Juin prochain que les dirigeants de l'agence seront
élus et que le lieu du siège sera
décidé. Chaque année l'IRENA disposera
d'un budget de 25 millions de dollars pour le développement
des énergies renouvelables (éolien, solaire,
biomasse, géothermie...). L'initiative devrait permettre
également la création de nombreux emplois dans ce
secteur en pleine expansion. Rappelons que d'ici à 2012,
l'Europe s'est fixée l'objectif d'atteindre 20%
d'énergies renouvelables dans sa consommation
totale d'énergie.
Plus d'infos :
Site officiel de l'IRENA : www.irena.org
Brochure de présentation (en français) : brochure