Pour les vacanciers en Bretagne Sud, je leur
propose une journée à la découverte
d'un village breton plein de charme, que vous parcourez au fil du
festival de la photo.
Pour sa 6ème édition, cette galerie d'art en
plein air, entièrement gratuite, expose 200
clichés grand format sur le thème Peuples
& Nature.
La motivation de Jacques Rocher, initiateur du Festival photo se
résume par : "Le sens profond de ce Festival est de parler
à toutes et tous de l'état de notre
planète et de continuer à donner gratuitement
accès à la culture."
Ces photographies magnifiques et grandioses, mises en valeur dans ce
décor bucolique, sont des témoignages sur la
santé de la planète et l'humanité. La
beauté des images doit faire
réfléchir, permettre de sensibiliser aux
problèmes environnementaux et inciter à modifier
nos comportements car "il n'est pas trop tard pour agir".
Parmi les
photographes participants à
l'évènement, Yann
Arthus Bertrand dévoile quelques
photos inédites réalisées pendant le
tournage du film Home.
Ce
film événement, sorti le 5 juin dernier lors de
la journée mondiale de l'environnement, a
été aussi la date du coup d'envoi du festival
photo à la Gacilly, qui se
déroulera jusqu'au 30 septembre pour 200 000 visiteurs
attendus.
Comme chaque
année
depuis 2003, la Semaine du
Développement Durable aura lieu au mois
d'Avril et sera
l'occasion de participer à toutes sortes de manifestations
afin de sensibiliser le grand public. L'édition 2009 aura
pour thème "La consommation durable",
ainsi les produits,
services et modes de vie alternatifs respectueux de l'homme et de
l'environnement seront au cœur
de cette semaine. L'opération, qui se déroulera
du 1er au 7 Avril, est organisée par le ministère
du développement durable qui a lancé fin
Décembre un appel à projets
pour trouver des participants. L'appel s'adresse aux
collectivités, aux associations, aux entreprises, aux
établissement scolaires et aux services publics. Chacun peut
proposer une manifestation et s'inscrire sur le site internet
de la Semaine du Développement Durable. Les manifestations
retenues sont très variées : expositions,
portes-ouvertes, spectacles, conférences, débats,
festivals, actions pédagogiques, sorties terrain...
L'objectif premier doit être la sensibilisation du grand
public ou d'un public cible aux thèmes du
développement durable, et plus particulièrement
cette année à la consommation
éthique et écologique.
Les projets
sélectionnés apparaîtront sur le
programme des manifestations et bénéficieront en
échange de leur participation d'outils de communication :
logos, bannières, affiches, posters pour une exposition...
Pour proposer une action et participer à
l'évènement, il suffit de s'inscrire avant le 31
Mars 2009 via un formulaire
en ligne. Un message vous informera si votre projet correspond aux
thèmes proposés et s'il est accepté.
Dans le cadre de
cette opération, un concoursest
également organisé et s'adresse aux jeunes
créatifs. L'idée est de proposer un visuel
accrocheur pour sensibiliser les 15/30 ans au thème de la
consommation durable. Le premier lauréat du concours gagnera
un voyage éco-responsable et son visuel sera
utilisé pour une campagne de communication lors de la
Semaine du Développement Durable. La date limite de
participation au concours est le 5 Mars 2009. A vous de jouer !
En 2008, il y avait eu 2700 manifestations retenues au programme de la
semaine. Le thème de cette année ne manque pas
d'ouverture, c'est un sujet tout à fait
d'actualité et qui nous concerne tous. N'hésitez
donc pas à proposer vos idées et à
participer à cette grande opération !
Alors que nous sommes au cœur de l'hiver,
les oiseaux passent la majeure partie de
leurs journées à rechercher de la nourriture.
Avec le froid, il leur est plus difficile
de trouver les graines, insectes, larves, limaces et petits rongeur
nécessaires à leur alimentation mais qui se
raréfient à cette saison. Pourtant c'est
à cette époque de l'année qu'ils ont
le plus besoin de nourriture afin de résister au froid. Les
oiseaux de nos contrées ont des techniques
pour conserver la chaleur et lutter contre le froid telles que
la thermorégulation (gonflement du plumage), le
rassemblement en groupe pour dormir les uns contre les autres... Mais cela ne suffit
pas toujours lors d'épisodes très froids, de gels
ou de chutes de neige. La destruction de leurs habitats naturels et
l'expansion de l'urbanisation ajoutent encore d'autres
difficultés aux oiseaux dans leur recherche de nourriture.
Une bonne idée en cette saison est donc d'aider les oiseaux
en leur donnant à manger et en leur fournissant des abris
pour se réfugier. Bien sûr il n'est pas question
de leur donner n'importe quoi ni de les rendre dépendants,
l'idée est d'apporter un soutien lors des passages les plus
rigoureux de l'hiver. On peut pour cela
placer des mangeoires et des nichoirs
dans le jardin, à fabriquer soi-même si l'on est
un peu bricoleur ou à acheter dans une jardinerie. Placez
les mangeoires et nichoirs plutôt en hauteur, de
façon à ne pas être accessibles aux
chats. Les espèces les plus communes que vous aurez le plus
de chance d'observer sont les mésanges, les rouge-gorges,
les pinsons, les moineaux, les verdiers, les merles...
Selon les
espèces, la nourriture à donner ne sera pas la
même. Alors que les mésanges et sitelles raffolent
de noix, amandes et arachides (non salées), les rouge-gorges
préfèreront de petites graines tel que le millet.
Les graines de tournesol
sont elles appréciées par bon nombre d'oiseaux.
Le mieux est de diversifier les aliments et de faire plusieurs
mangeoires en y disposant des mélanges de graines et des
boules de graisse et graines. Attention cependant
à ne pas mettre d'aliments salés, de riz non
cuit, de larves de mouches, de noix de coco
séchée ou encore de graines de lin qui sont
dangereux ou mal digérés. Pensez
également à placer
régulièrement un abreuvoir avec de l'eau, en cas
de gel il n'est pas toujours évident pour les oiseaux de
trouver à boire.
Ainsi en plus de pouvoir observer et admirer toutes sortes
d'espèces durant tout l'hiver, vous aiderez les oiseaux
à passer cette dure période et donc à
préserver la biodiversité
qui tend à s'appauvrir de plus en plus. Les oiseaux vous
remercieront d'ailleurs dès le printemps puisqu'ils sont les
alliés du jardinier en chassant insectes et limaces. La
biodiversité des jardins est primordiale, elle assure un
équilibre entre plantes et animaux. De plus, la
diversité de la faune et de la flore évite que
les maladies ou parasites se propagent. De même que pour les
oiseaux, il est important de favoriser la venue d'autres
espèces animales qui seront des auxiliaires de votre jardin
comme les hérissons, les coccinelles, les batraciens, les
lézards... Vous pouvez donc aménager des lieux
favorables à l'accueil de ces animaux : haies, tas de bois
ou pierres, plans d'eau... Votre jardin deviendra alors un
véritable espace de vie où vous aurez tout le
loisir de contempler bon nombre d'animaux.
Une bonne nouvelle en cette
fin d'année 2008 : le WWF
vient de publier le rapport "Premières
découvertes dans la région du grand
Mékong", fruit de recherches
menées sur 10 ans (de 1997 à 2007), faisant
état de l'identification de 1068 nouvelles
espèces végétales et animales.
Ces recherches, conduites par le programme Grand Mékong du
WWF, ont portées sur les six pays traversés par
le fleuve Mékong : la province du Yunnan au Sud de la Chine,
la Birmanie, le Laos, la Thaïlande, le Cambodge et le Vietnam.
Le Mékong, qui parcourt plus
de 4000 km, reste encore méconnu à
certains endroits de par la difficulté d'accès.
C'est principalement dans des zones de jungle inexplorées et
dans des zones humides que ces nouvelles espèces ont
été découvertes.
Les
espèces présentées par le rapport sont
ainsi réparties : 519 plantes, 279 poissons, 88 grenouilles,
88 araignées, 46 lézards, 22 serpents, 15
mammifères, 4 oiseaux, 4 tortues, 2 salamandres et 1
crapaud. Parmi ces découvertes, certaines sont de taille
comme l'Heteropoda maxima, la plus
grande araignée chasseuse au monde dont les
pattes peuvent atteindre jusqu'à 30 cm de long qui a
été identifiée au Laos en 2001.
D'autres découvertes sont aussi très surprenantes
: le Kha-nyou (Laonastes
aenigmamus), un petit rongeur d'un groupe
d'espèces que l'on croyait éteint depuis 11
millions d'années, a été
repéré dans un marché local au Laos en
2005, ou encore un crotale vert
arboricole (Trimeresurus vogeli)
découvert sous la toiture d'un restaurant dans le parc
national thaïlandais Khao Yai.
Toutes ces
découvertes sont d'importance et sont un signe positif pour
la biodiversité à
une époque où l'on fait (malheureusement) si
souvent état d'espèces qui disparaissent ou qui
sont menacées d'extinction. Le Mékong,
qui selon le WWF est le fleuve le plus riche en
biodiversité (avant l'Amazone), est donc un
véritable trésor biologique qu'il faut conserver.
60 millions de personnes vivent sur les bassins versants de ce fleuve,
la pression des activités humaines
sur le Mékong est ainsi considérable et la
région doit faire face à de nombreuses menaces
écologiques : déforestation, braconnage
et commerce illégal d'animaux (tigres, primates,
éléphants...), pollution de l'eau... Si la
découverte de ces espèces est une bonne
nouvelle, l'enjeu maintenant est de protéger les
éco-systèmes du Mékong et d'arriver
à trouver un équilibre
avec les activités des populations locales.
En parlant de
biodiversité et de forêts, à signaler
pour ceux qui n'auraient pas vu le reportage "Vu du ciel : l'Appel de la
forêt" de Yann-Arthus Bertrand
diffusé mardi dernier qu'il peut encore être
visualisé en VOD sur le site de France 2. Pour le
8ème épisode de la série "Vu du ciel",
le photographe Yann-Arthus Bertrand présente depuis
Madagascar des sujets autour des forêts du monde : de
Madagascar, en passant par le Brésil, le Cameroun ou encore
le Mexique, on découvre des actions menées pour
la préservation des forêts et de la
biodiversité. En effet, si Madagascar
ou l'île rouge est un formidable patrimoine de
biodiversité (80% des espèces y sont
endémiques), elle a subi une déforestation
massive détruisant ou menaçant d'extinction bon
nombre d'espèces. Un reportage intéressant sur
des solutions mises en place pour la sauvegarde de ces forêts
et le développement de nouvelles activités pour
les populations locales. On y voit d'ailleurs l'atelier de fabrication
des huiles essentielles Bio'Mada
créé avec l'aide de l'association L'Homme et
l'Environnement.
L'association
écologique Greenpeace vient de
lancer une nouvelle campagne : Dernière chance avant que
tout se dérègle.
Créée en 1971 à Vancouver au Canada,
l'ONG Greenpeace milite dans le monde entier pour la
protection de l'environnement et compte maintenant
près de 3 millions d'adhérents, dont 110 000 pour
la branche française. Greenpeace mène des
campagnes de sensibilisation et d'actions sur les différents
enjeux liés à la défense de
l'environnement à l'échelle planétaire
: changements climatiques, efficacité
énergétique et énergies renouvelables,
sauvegarde des forêts primaires et de la
biodiversité des espèces, protection des
océans, dissémination des toxiques et substances
chimiques nocives, prolifération du nucléaire et
des OGM... Indépendant de tout
mouvement
politique, gouvernement ou entreprise privée, Greenpeace
garantit un véritable contre-pouvoir
de
défense des générations actuelles et
futures s'appuyant sur l'aide des citoyens.
Pour garder cette
indépendance, l'ONG ne s'appuie donc
financièrement que sur les dons des particuliers. Alors que
nous nous trouvons à une époque cruciale face aux
enjeux environnementaux, notamment à cause des changements
climatiques qui sont le grand défi
à
relever en ce début de siècle, Greenpeace vient
de lancer un appel pour se mobiliser : la campagne "Dernière chance
avant
que tout se dérègle" a
pour objectif de
récolter des dons afin d'agir face
à
l'urgence de la situation. En effet, il faut agir
très vite devant l'accélération et
l'aggravation actuelle des phénomènes climatiques
et des problèmes environnementaux, selon les experts
scientifiques du GIEC (Groupe d'experts Intergouvernemental sur
l'Evolution du climat) la situation se détériore
plus vite que ne laissaient présager les
prévisions les plus pessimistes. A la fin de
l'année 2009, aura lieu le prochain Sommet
pour le
Climat à Copenhague lors duquel les chefs
d'état se réuniront pour décider des
mesures à prendre contre le
dérèglement climatique. Si l'on agit
dès maintenant, il est encore possible de limiter une hausse
dramatique des températures qui entraineraient de multiples
conséquences irréversibles : accroissement des
phénomènes météorologiques
extrêmes, bouleversement des
écosystèmes, désertification,
épidemies, flux migratoires... Plus que jamais il est temps d'agir
!
Comment aider
Greenpeace dans ses actions ? Tout d'abord en faisant un don
qui
servira à soutenir l'ONG dans ses campagnes et à
interpeller les décideurs politiques sur ces questions.
Sachez que tout don
est déductible
à 66% des impôts, ainsi si vous
souhaitez donner 20 euros, il faut choisir un don de 60 euros. Et pour
ceux qui voudraient s'engager encore davantage, des bureaux locaux de
Greenpeace sont présents un peu partout en France, vous
pouvez vous adresser à celui le plus proche de vous pour
devenir bénévole et apporter votre soutien. A
votre échelle, vous pouvez déjà
contribuer à ce que les choses changent et que les
générations futures ne pâtissent pas de
nos erreurs.
Et puisque nous sommes en plein période d'avant
Noël, à signaler également la sortie du "Guide
pour un Noël sans OGM" que vient de
publier
Greenpeace. Dans ce guide, vous trouverez pour les produits
alimentaires classiques que l'on consomme lors des fêtes de
fin d'année (saumons, foies gras, fromages, volailles,
desserts...) un classement des produits avec ou sans OGM : produits en
vert lorsque le fabricant garantit qu'il n'a pas utilisé de
produits OGM ou d'animaux nourris aux OGM, en orange lorsqu'il indique
avoir entamé une telle démarche mais qu'il n'a
pas encore de certification et en rouge pour les produits dont le
fabricant n'a pas répondu ou n'a pas garantit l'absence
d'OGM.
Nous vous avions
présenté en novembre dernier le Prix Pinocchio du
développement durable 2008
lancé par l'association Les Amis de la Terre.
L'objectif de cette opération était de
sensibiliser le public autour de la responsabilité sociale
et environnementale des entreprises. Le principe était de
proposer aux internautes de voter pour les entreprises
françaises les moins responsables et ne respectant pas les
droits sociaux et environnementaux fondamentaux. 12 entreprises ont
été ainsi "nominées" dans 3
catégories (droits humains, environnement et green washing).
Pour chacune d'elle, Les Amis de la Terre présente les
activités de l'entreprise et en quoi elle est
très loin de respecter les principes du
développement durable. Les internautes avaient alors la
possibilité de désigner pour chaque
catégorie l'entreprise qu'il pensait la moins responsable...
Hier 16
décembre, une cérémonie publique
organisée par l'association a eu lieu pour l'annonce des 3
lauréats de cette année. 4193
personnes ont participé à l'édition
2008 du Prix Pinocchio. Dans la catégorie "Droits
humains", c'est le groupe Louis Dreyfus
qui a été élu, une multinationale dont
les activités principales consistent en le négoce
et la commercialisation de produits de base agricoles et
énergétiques, le transport et l'armement
maritime, les télécommunications... Cette
entreprise doit son prix pinocchio du fait des conditions de travail
proches de l'esclavage et de l'exploitation présentes dans
des plantations de canne à sucre et d'usines de
transformation d'ethanol dans la
région du Mata Grosso do Sul au Sud-Ouest du
Brésil. Elle y emploie 13000 indigènes,
principalement de l'ethnie Guarani, dans des conditions
déplorables (accidents, salaires impayés,
insalubrité des locaux...). Et c'est sans compter les
problèmes de déforestation engendrés
par la monoculture de canne à sucre pour la production de
biocarburants....
La
société Areva
remporte le Prix Pinocchio dans les deux autres catégories
(environnement et greenwashing) ! Elle est lauréate dans la
catégorie "Environnement"
suite aux évènements survenus cet
été à la centrale de Tricastin
où 75 kilos d'uranium avaient été
rejetés dans les cours d'eaux alentours,
dépassant les seuils de radioactivité maximum.
Une série de dysfonctionnements avaient également
eu lieu dans les semaines suivantes mettant en doute la
sureté de la centrale et des installations
nucléaires en général. Si Areva est
aussi lauréate de la catégorie "Greenwashing",
c'est à cause de son slogan "Nos énergies ont de
l'avenir. Un avenir sans CO2" publié dans son rapport
développement durable 2007 et donnant l'impression que le
nucléaire serait la solution contre le
réchauffement climatique. Ce qui n'est absolument pas
justifié puisque les émissions de
CO2 dûes aux centrales nucléaires
sont loin d'être négligeables et la pollution de
ce type d'énergie reste un problème insoluble
à l'heure actuelle.
L'association WWF
a lancé début Décembre un nouveau site
internet communautaire : Planète-Attitude.
L'objectif de ce site est de rassembler une communauté de
gens partageant les valeurs du développement durable, de
l'écologie... afin de diffuser et d'échanger sur
les sujets d'actualité, de faire part d'initiatives
alternatives, de débattre sur les solutions à
envisager... Alors que la communauté en ligne
Planète Attitude n'est ouverte que depuis deux semaines,
elle compte déjà plus de 1500 membres. Pour ceux qui
connaissent Facebook ou autre réseau social, le principe est
un peu le même. On s'inscrit sur le site et on peut alors
participer aux discussions sur les forums, s'inscrire à des
groupes thématiques, ajouter des membres comme amis,
déposer des articles, des vidéos et des photos...
Le but de Planète Attitude est de devenir une
véritable plate-forme d'échanges
et de
rassemblement autour de tout ce qui touche à
l'écologie
et au développement durable. Chacun peut
accéder à cette communauté, proposer
ses idées et engager des nouvelles initiatives : citoyens,
associations, professionnels... tout le monde est concerné
et peut apporter sa contribution. Ce n'est en effet qu'en nous unissant
qu'il sera possible d'engendrer un changement de
société et de mener des actions constructives et
durables. A en voir le
succès de Planète Attitude
et les discussions qui vont bon train, ces sujets ne manquent pas
d'intérêt et surtout les solutions pour des modes
de vie plus respectueux de l'homme et l'environnement sont nombreuses.
Les thèmes abordés vont de la vie quotidienne
(comment consommer de manière responsable et
réduire son impact sur l'environnement) aux grandes
problématiques écologiques (climat, pollutions,
biodiversité, énergies renouvelables,
santé...) en passant par les initiatives nationales ou
locales (groupes d'actions par département), l'habitat
écologique, le cinéma nature et environnement...
Espérons que cette communauté deviendra un lieu
de partage actif et suscitera un mouvement positif pour
une société plus durable.
Chaque annnée
depuis 2002, les Rubans du
développement
durable récompensent des collectivités
territoriales s'étant distinguées
par
leur politique en matière d'environnement et de
développement durable. Organisée par
l'association des maires de France, l'association des maires de grandes
villes de France, le Comité 21 et Dexia, cette
opération décerne aux lauréats un label
national qui pourra être affiché
à l'entrée de ces collectivités. Pour
les Rubans du développement durable 2008, le jury de
sélection était présidé par
Jean-Marie Pelt (président de
l'Institut
Européen d'Ecologie) et composé de
représentants des différents partenaires des
Rubans (Ademe, PNUE, DIACT, CNFPT...).
Le palmarès 2008
a été annoncé le 27 Novembre
à l'occasion du 91ème Congrès des
maires et présidents de communautés de France, 13
collectivités territoriales ont
été labellisées : 5 communes (Avignon,
Beynat, Bordeaux, Echirolles, Pessac), 6 structures intercommunales
(Grand Alès en Cévennes, Grand Nancy, Mulhouse
Sud Alsace, Pays de Pervenchères, Pays des Landes de
Gascogne, Syndicat d'aménagement du Trièves) et 2
conseils généraux (conseil
général du Finistère, conseil
général de la Haute-Vienne). Les
critères de sélection sont l'organisation et la
conduite de la politique territoriale de développement
durable, la vision stratégique et le plan d'actions et les
actions réalisées. Des collectivités
peuvent être labellisées pour leur politique
globale prenant en compte le développement durable, par la
mise en place d'un agenda
21 par exemple qui
regroupe un ensemble d'actions touchant à tous les domaines
d'intervention d'une collectivité. Cette année
c'est le cas de plusieurs collectivités (Bordeaux, Grand
Alès, Finistère...) qui ont choisies
d'établir un plan d'actions couvrant l'ensemble de la
politique de développement du territoire. D'autres
collectivités ont ciblé davantage leur action sur
un domaine précis, comme la Communauté de
Communes du Pays de Pervenchères qui s'est investi dans la construction
durable et HQE (Haute Qualité
Environnementale)
avec plusieurs projets dont le premier vient de s'achever (construction
d'un pôle scolaire et d'une médiathèque
respectant 14 cibles HQE).
Ce label sera désormais délivré tous
les deux ans, les prochains lauréats des Rubans du
développement durable seront donc
désignés en 2010.
Il ne s'agit pas d'une blague mais bel et bien
d'une étude
sérieuse menée par une équipe de
chercheurs
américains du laboratoire Lawrence Berkeley en Californie
qui vient d'être publiée dans la revue Climatic
change. Le physicien Hashem
Akbari a fait des calculs avec l'aide des
physiciens Surabi Menon et Arthur Rosenfeld démontrant
l'utilité d'équiper les toits
et les rues de revêtements
de couleur blanche ou claire dans
la lutte contre le
réchauffement climatique ! Ils expliquent
que les zones urbaines représentent 2,8% des terres
émergées de la planète et que les
toitures couvrent 25% de la superficie des villes et les rues environ
35%. Au total, les toitures et les sols en milieux urbains
correspondraient à 1%
de la surface desterres
émergées.
Les calculs de ces scientifiques montrent alors qu'en couvrant les 100
plus grandes villes du monde uniquement de revêtements blancs
ou clairs sur les toitures et sols, on pourrait éviter
l'émission de 44
gigatonnes de gaz à effet de
serre du fait de la plus grande
réflectivé des
couleurs claires. Ainsi ils préconisent de recouvrir les
toitures de dallages
blancs ou de peinture blanche, et le
béton
pourrait
être utilisé pour le
revêtement des routes plutôt que du bitume. Une
idée qui peut paraître un peu loufoque de prime
abord, mais somme toute assez logique ! D'ailleurs, en Californie, il
est obligatoire depuis 2005 pour les constructions de
bâtiments commerciaux d'avoir des toitures
réfléchissantes. A partir de 2009, ce sera
également le cas pour les bâtiments
résidentiels.
L'exposition "Biodiversités, nos vies sont liées" organisée par l'association Noé Conservation a eu tellement de succès qu'elle est prolongée jusqu'au 30 Octobre 2008. Noé Conservation est une association créée en 2001 dont l'action porte sur la conservation de la biodiversité, c'est-à-dire la sauvegarde des milieux naturels et des espèces végétales et animales de la planète. L'ampleur de la tâche dans ce domaine est grande puisque l'UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) a répertorié dans la dernière édition de sa liste rouge (publiée en Septembre 2007) plus de 16000 espèces actuellement menacées d'extinction.
Afin de sensibiliser le grand public aux problématiques liées à la biodiversité, Noé Conservation a réalisé cette exposition que l'on peut découvrir en plein air au Jardin des Plantes à Paris. Autour de très belles photographies, les panneaux nous informent sur l'impact et l'interaction de nos vies quotidiennes avec la biodiversité et nous expliquent en quoi sa sauvegarde est primordiale. Dans le cadre de cette exposition, le site internet www.agisavecnoe.org propose aussi des gestes à mettre en oeuvre au quotidien pour agir à son échelle.
Infos : L'exposition "Biodiversités, nos vies sont liées" est visible jusqu'au 30 Octobre, allée Cuvier au Jardin des Plantes à Paris 5e. Métro-RER : Gare d'Austerlitz (ligne 5 et 10, RER C), Jussieu (ligne 7 et 10), Censier-Daubenton (ligne 7). Bus : 89 et 91. L'entrée est gratuite.
Noé Conservation est également à l'origine de la campagne "Des pixels pour la biodiversité" à laquelle participe Inakis. Il s'agit de recueillir des dons pour les actions de sauvegarde de la biodiversité menées par Noé Conservation. Pour cela tout particulier ou entreprise peut "adopter des pixels" et figurer sur un mur d'images rassemblant tous les participants à cette campagne.