
Depuis sa
création
en 1976 par le naturopathe Jacques Paltz, le Laboratoire
Paltz élabore des produits
cosmétiques naturels à base d'huiles
essentielles. Engagé dans une démarche de
développement durable depuis son origine, c'est tout
naturellement que le laboratoire fonde en 2000, avec Ecocert et
d'autres laboratoires de cosmétiques biologiques,
l'association Cosmébio
(Association Professionnelle Française de
Cosmétique Ecologique et Biologique). Il participe
alors à la rédaction de la charte
Cosmébio qui définit un cahier des
charges
à respecter pour obtenir le label ECO ou BIO. Aujourd'hui le
Laboratoire Paltz propose dans sa gamme de cosmétiques plus
de 90 produits certifiés BIO pour le visage, le corps, les
cheveux...
Début 2009, les produits de la gamme beauté du
laboratoire ont été regroupés sous la
marque Esenka. Les packagings ont
été revus pour éviter les
suremballages et privilégier les matériaux
recyclés. Nous vous invitons à
découvrir ces soins bio et naturels
de qualité et à lire ci-après
l'interview que nous avons réalisé de
Jean-Cyrille Droin, actuel président du laboratoire Paltz,
afin d'en apprendre davantage sur la marque.
Inakis : En
quoi consiste votre activité
commerciale ?
Jean-Cyrille Droin : Le
laboratoire Paltz conçoit, fabrique et distribue des cosmétiques
bio aux huiles essentielles. Notre activité
se fait principalement par correspondance
(courrier, téléphone, internet). Notre
présence grandit dans les instituts de
beauté car les esthéticiennes sont
de plus en plus nombreuses à réclamer de la
cosmétique bio efficace, et nous pouvons leur proposer une
large gamme. Nous travaillons également avec des magasins
partenaires, et à l’export
avec des pays demandeurs de cosmétique bio de
qualité.
I : Quel
est votre produit le plus populaire ? Pourquoi à votre avis ?
JCD :
Notre sérum
«
Huile
régénérante de Rosa rubiginosa Vierge
» est notre meilleure vente. Il s’agit
d’un complexe d’huile de Rose musquée du
Chili associée à l’huile
végétale aromatique de Calophylle
inophylle et à l’huile essentielle de
Géranium rosat CV Egypte. L’association de ces
actifs végétaux aux vertus
circulatoires,
nourrissantes et anti-âge aide la peau
à retrouver
élasticité
et éclat.
Ce
soin
contient
95%
d’ingrédients bio !
Nous essayons d’intégrer un maximum
d’ingrédients bio dans nos formules et
sommes en moyenne à
76% sur
l’ensemble de nos gammes alors que le
minimum
requis par le label Cosmébio est de 10% !
I :
Qu'est-ce
qui fait que votre entreprise est bonne pour nous et pour la
planète ?

JCD
:
Nos soins sont certifiés bio,
sans parabène, sans phénoxyéthanol,
sans silicone, sans huile minérale, sans PEG, en parfaite
affinité avec la peau ;
Nous intégrons le plus possible
d’ingrédients bio dans nos formules
(76% en moyenne) ;
Nos emballages sont recyclables
et nous avons supprimé les suremballages
en carton ;
L’énergie de nos locaux est produite
à partir d’énergies
renouvelables ;
Notre communication écrite se fait sur des matériaux
recyclés et par des imprimeurs
labellisés Imprim’vert.
I : Comment
avez-vous démarré et en êtes-vous venu
là ?
JCD :
Le
Laboratoire, fondé par un écologiste convaincu,
est engagé depuis sa création
dans l’élaboration de cosmétiques sur
bases végétales. C’est donc tout
naturellement qu’à la fin des années 90
le laboratoire a
collaboré
à l’élaboration du cahier des charges
de la charte
Cosmébio
pour des cosmétiques écologiques et biologiques.
I : Quels
sont les
difficultés ou challenges que vous avez
rencontrés et
surmontés pour rester toujours bon pour nous et pour la
planète ?
JCD : Au lancement de la
cosmétique certifiée bio, en 2002,
le manque de motivation et
d’intérêt que nous
suscitions chez nos fournisseurs (qui ne croyaient pas à
l’époque en ce marché) était
la principale difficulté.
Aujourd’hui c’est plus simple
d’être « bon pour la planète
» puisque c’est aussi « tendance
». Ce qui devient difficile c’est de satisfaire les
« nouveaux consommateurs bio » qui n’ont
pas en tête les exigences du mode de production biologique,
et tous ceux qui ne voient pas encore
l’intérêt de consommer bio. Arriver
à les convaincre nous rendra meilleurs pour la
planète !
I : Quel
est le moment
où la période que vous avez
préféré
dans votre activité (votre meilleur souvenir, le moment
fort...)
?
JCD : En 2004, nous avons senti
un vrai engouement pour les cosmétiques bio.
Nous
n’avions plus affaire seulement aux passionnés de
la première heure, nous sortions de la
confidentialité et ce fut un moment plaisant. Le message
écologique sortait enfin de l’image «
baba cool ». Malheureusement, cette prise de conscience est
aussi arrivée du fait de l’urgence
écologique.
I : Quel
est le signe le plus positif en matière de
développement durable que vous ayiez vu récemment
?
JCD : La hausse massive du prix
du pétrole en juillet 2008 ! Seul un choc au portefeuille
permet de faire évoluer les comportements.
I : Quel
conseil
donneriez-vous à des entrepreneurs qui démarrent
dans une
activité bonne pour nous et pour la planète ?
JCD :
Si vous
n’adhérez pas vraiment à ce concept et
que vous cherchez juste un « bon business » passez
votre chemin car tôt ou tard vous prendrez de mauvaise
décisions qui vous mettront en péril. Travailler
dans le sens du développement durable demande de la
conviction et de l’exigence.
I : Quels
sont vos projets de développement (durable...) ?
JCD :
Un nouveau
bâtiment écologique pour le Laboratoire.
I : Quel
est le produit ou service bon pour nous et pour la planète
dont vous ne pouvez plus vous passer ?
JCD : L’alimentation
biologique.
I : Merci
Jean-Cyrille Droin !
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