Bien sûr
que les moustiques ont leur
rôle dans le cycle de la biodiversité, ils
nourrissent certains oiseaux comme les hirondelles et leurs larves font
le régal des grenouilles et des libellules. Ils s'alimentent
du nectar des fleurs, et au même titre que d'autres insectes
volants (comme les papillons Inachis io ;-)), ils sont
nécessaires à la pollinisation des
végétaux.
Mais cela devient l'enfer quand ils nous offrent un concert gratuit
alors que l'on aspire qu'à une nuit de repos !
S'il n'y a que les
dames moustiques pour avoir l'idée saugrenue de nous piquer,
c'est parce qu'elles ont besoin de ce bon repas pour avoir la
capacité de pondre jusqu'à 2 500 œufs,
suivant leur espèce. Ces hématophages (buveuses
de sang) repèrent les victimes à leur odeur, et
certaines peaux sont plus attirantes que d'autres...
Le truc le plus connu pour les écarter de façon
naturelle est de s'enduire de citronnelle, à renouveler
régulièrement car les huiles essentielles sont
volatiles et donc éphémères.
La nuit,
l'installation d'une moustiquaire reste le moyen le plus radical et
économique pour se protéger. D'ailleurs les
moustiquaires sont préconisées et souvent
offertes par les ONG comme PLAN
France (association humanitaire de parrainage
d'enfants depuis 70 ans) dans les pays très
exposés au paludisme. Dans certaines régions du
globe, les femelles moustiques transmettent de nombreuses maladies, la
dengue, la fièvre jaune, le chikungunya et le plus
redouté : le paludisme qui est la cause de la plus grande
mortalité au monde.
Les larves se développent à la surface de l'eau,
il suffit donc de laisser une cuvette d'eau dans le jardin pour que les
moustiques viennent y pondre. Tous les jours, il suffit de renverser
l'eau dans la terre en l'enfouissant correctement pour se
débarrasser d'une génération
d'insectes piqueurs. Sur notre territoire, les piqûres se
limitent à des réactions inflammatoires plus ou
moins importantes avec des démangeaisons
désagréables.
Pour s'en protéger, de nouveaux produits sont à
essayer cet été, comme les bracelets Parakito
qui contiennent une plaquette répulsive rechargeable tous
les 15 jours. D'un principe similaire, les stickers
adhésifs diffusant de la
citronnelle, peuvent se coller un peu partout, de la table de chevet
à la poussette de bébé. A poser sur la
table du jardin, pour dîner tranquillement et s'attarder lors
des chaudes soirées estivales, les lampes
au rayonnement bleu attirent et éliminent les "mousquitos"
de façon écologique : c'est une lanterne
alimentée par un panneau solaire. On n'oublie pas la
citronnelle, efficace sous toutes les formes : les diffuseurs,
les bougies,
l'encens,
les laits
corporels et les sprays.
La citronnelle évoquera pour longtemps le parfum des
vacances, inoubliable comme l'odeur de toutes les bonnes
choses.
Nous avons eu le
privilège hier
d'assister
à la conférence de presse organisée au
musée du quai Branly à Paris pour
découvrir en avant-première quelques extraits du
film HOME de Yann Arthus-Bertrand,
coproduit par Elzevir Films (Denis
Carot) et EuropaCorp (Luc Besson) et
financé en grande
partie (10 millions d'euros sur un budget total de 12 millions) par le
groupe PPR (François-Henri
Pinault). Tous les quatre
étaient présents, ce qui a permis d'avoir un
éclairage intéressant sur la genèse du
film, grâce aux échanges qui ont
été possibles avec eux.
Le synopsis : "En quelques décennies,
l'homme a rompu un
équilibre fait de près de 4 milliards
d'années d'évolution de la Terre et met son
avenir en péril. Le prix à payer est lourd, mais
il est trop tard pour être pessimiste : il reste à
peine 10 ans à l'humanité pour prendre conscience
de son exploitation démesurée des richesses de la
Terre et changer son mode de consommation. En nous offrant les images
inédites de plus de 50 pays vus du ciel, en nous faisant
partager son émerveillement autant que son
inquiétude, Yann Arthus-Bertrand pose, avec ce film, une
pierre à l'édifice que nous devons, tous
ensemble, reconstruire." ... et une
sacrée pierre, puisqu'il
a fallu 3 ans et 700 heures de rush à YAB pour faire ce
film, dont le contenu scientifique est majoritairement tiré
des analyses et des travaux de Lester Brown,
adaptés par le
minutieux travail d'Isabelle Delannoy,
experte
environnementale, qui a réalisé le commentaire du
film et contribué à son scénario.
La particularité de HOME est sa sortie mondiale le 5 juin
à l'occasion de la journée mondiale de
l'environnement, en simultané au
cinéma et en DVD
à prix coutant, sur une soixantaine de chaînes de
télé et en streaming gratuit sur Youtube
pendant
une dizaine de jours (Google est
partenaire de
l'opération,
Mats Carduner, le PDG pour la France, en a
détaillé les modalités), le tout en
cassant la sacro-sainte "chronologie des médias"
chère à la profession : l'objectif est de faire
visionner le film au plus grand nombre, donc avec le moins de
contraintes économiques possibles, souhait cher à
Yann Arthus-Bertrand. Le film sera donc présenté
lors de cette journée mondiale de l'environnement
à Mexico, car il est soutenu par l'UNEP
(Programme des
Nations Unies pour l'Environnement). YAB a indiqué avoir
bénéficié du conseil d'Al
Gore, qui a
vu le film et lui a indiqué la "bonne" manière de
communiquer sur les nombreux chiffres angoissants qui
émaillent les commentaires de ce documentaire, ce qu'il
résume en disant : "On ne veut pas croire ce que
l'on sait
pourtant". A noter également que 20000 DVD seront
envoyés aux écoles par la ligue
de
l'enseignement, selon les dires de YAB.
Ce film a donc été largement financé
par le groupe PPR sous l'impulsion de François-Henri
Pinault, son PDG, à qui le projet a
été présenté en juin 2007,
et pour lequel il a immédiatement donné son OK,
alors qu'il était en train de mettre en place une direction
RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) au
sein du Groupe. "Ce projet nous a forcé
à avancer
avec les 88000 collaborateurs du Groupe, car en tant que contributeur
majeur dans la chaîne de production, il est de notre devoir
de prendre conscience de la nécessité de
progresser dans la responsabilité sociale et
environnementale que nous avons vis à vis de la
planète. Nous avons le pouvoir d'agir sur le destin qui nous
attend si nous ne faisons rien. C'est pour nous une
opportunité inouïe de permettre la mise en oeuvre
d'une nouvelle économie, sans recherche de profit
immédiat, mais avec plus de sens, que nous recherchons tous
aujourd'hui.". Voilà bien
résumé le
credo d'INAKIS depuis sa création
en
2007...
Pour Luc Besson, "C'est un
message commun
pour le 5 juin, pour moi ce
n'est pas un film qui doit recevoir ou pas les critiques ou les
louanges, il me paraît important que nous sortions de ce type
de débat, c'est la raison pour laquelle exceptionnellement
nous avons choisi de ne pas le montrer intégralement
à la presse d'abord".
Le film est, on peut s'en douter si l'on garde
en mémoire le
désormais culte "Une
vérité
qui
dérange" d'Al Gore,
un nouveau
signal d'alarme sur la menace
qui pèse sur l'avenir à court terme de notre
planète. Il se termine cependant sur un dernier quart
d'heure proposant certes quelques solutions, mais surtout sur le
message simple qu'il ne se veut pas donneur de leçon mais
que la solution est en chacun de nous, et que nous y arriverons, mais
"ensemble", qui est le dernier mot du film.
Le mot de la fin revient à Luc
Besson,
à qui l'on
doit le titre du film : "Yann avait d'abord pensé
à "Boomerang", qu'il a jugé finalement trop
négatif. Je lui ai proposé "Home", d'abord pour
la référence cinématographique
à E.T., et puis ensuite parce que la maison est le premier
univers de l'enfant, qui réalise ensuite que la Terre est sa
"Grande Maison". En plus de son évocation internationale,
comprise dans le monde entier, "home", la maison, est pour moi le
symbole
de l'écologie, qui est avant tout la science de l'habitat :
c'est donc un juste retour des choses. Enfin je dirais que la vraie
question posée par ce film, finalement, est "est-ce que vous
aimez vos enfants ?". Si la réponse est oui, alors faites ce
que vous avez à faire pour ne pas leur laisser un monde pour
lequel ils pourront vous reprocher de n'avoir rien fait pour le sauver,
alors que vous le saviez perdu. Le regard d'amour qu'ils vous portent
aujourd'hui sera alors un regard de lourds reproches..."
Alors que l'hiver
commence à toucher à sa fin et que les
beaux jours arrivent doucement, c'est encore la bonne
période
pour réfléchir à l'organisation de son
potager et
le préparer pour pouvoir planter dès le
début du
printemps. Un jardin bio n'est pas plus
compliqué qu'un jardin
traditionnel, quelques règles sont à respecter
pour
créer les conditions les plus favorables possibles
à son
épanouissement. Il faut déjà bien
connaître
le type de terre (sableux, limoneux, argileux...) dont on dispose et
adapter son jardinage en conséquence. La qualité
du sol
est primordiale pour la réussite du jardin, il est
donc nécessaire de bien la préparer. Dans un
potager bio,
on n'utilise pas d'engrais chimiques mais on peut employer des engrais
verts ou du compost pour nourrir la terre. L'important est d'avoir une
terre vivante dans laquelle se plaisent
vers de terre, champignons,
bactéries... qui sont indispensables à
l'équilibre
biologique d'un jardin.
Afin de ne pas
épuiser les sols, la rotation des cultures
est
également un principe important à prendre en
compte,
chaque année on déplace les rangs pour qu'une
plante ne
se trouve pas au même emplacement que l'année
précédente. Le système des cultures
associées est aussi un des fondements du
jardinage bio. Il
s'agit de disposer au mieux les légumes, fruits et plantes
aromatiques dans le potager suivant l'influence des plantes entre
elles.
Ainsi il existe de bonnes associations entre plantes qui vont avoir des
effets positifs les unes sur les autres, mais aussi de mauvaises
associations lorsqu'une plante va nuire à une autre. Par
exemple, planter des oignons ou des poireaux à
côté
des rangs de carottes permet d'éloigner les nuisibles tels
que
la mouche de la carotte. Au contraire les oignons ne sont pas
à
mettre près des haricots ou des pois qui ne les
apprécient guère.
Pour s'y retrouver,
le mieux est d'élaborer un plan de potager
avec la disposition et l'espacement de chaque plante du jardin. Pour
cela des guides
bien pratiques peuvent
vous aider à mieux
connaître les principes du jardinage bio et des cultures
associées. Par exemple, le guide "Le poireau
préfère les fraises" des
éditions Terre Vivante
explique pour chaque plante (légume, fruit, plante
aromatique...) les conditions de culture et les meilleures associations
à mettre en place. Indispensable pour se lancer dans
l'association de cultures ! D'autres guides comme "Mon jardin
biologique" ou "Le guide du jardinage
biologique" présentent
de
manière plus générale les bases de la
culture
biologique. Vous pouvez aussi vous reporter au "Calendrier de semis
2009" pour avoir des conseils tout au long de
l'année sur le
jardin bio. En attendant le printemps, voici de quoi vous documenter et
organiser le plan de votre potager bio !
Alors que nous sommes au cœur de l'hiver,
les oiseaux passent la majeure partie de
leurs journées à rechercher de la nourriture.
Avec le froid, il leur est plus difficile
de trouver les graines, insectes, larves, limaces et petits rongeur
nécessaires à leur alimentation mais qui se
raréfient à cette saison. Pourtant c'est
à cette époque de l'année qu'ils ont
le plus besoin de nourriture afin de résister au froid. Les
oiseaux de nos contrées ont des techniques
pour conserver la chaleur et lutter contre le froid telles que
la thermorégulation (gonflement du plumage), le
rassemblement en groupe pour dormir les uns contre les autres... Mais cela ne suffit
pas toujours lors d'épisodes très froids, de gels
ou de chutes de neige. La destruction de leurs habitats naturels et
l'expansion de l'urbanisation ajoutent encore d'autres
difficultés aux oiseaux dans leur recherche de nourriture.
Une bonne idée en cette saison est donc d'aider les oiseaux
en leur donnant à manger et en leur fournissant des abris
pour se réfugier. Bien sûr il n'est pas question
de leur donner n'importe quoi ni de les rendre dépendants,
l'idée est d'apporter un soutien lors des passages les plus
rigoureux de l'hiver. On peut pour cela
placer des mangeoires et des nichoirs
dans le jardin, à fabriquer soi-même si l'on est
un peu bricoleur ou à acheter dans une jardinerie. Placez
les mangeoires et nichoirs plutôt en hauteur, de
façon à ne pas être accessibles aux
chats. Les espèces les plus communes que vous aurez le plus
de chance d'observer sont les mésanges, les rouge-gorges,
les pinsons, les moineaux, les verdiers, les merles...
Selon les
espèces, la nourriture à donner ne sera pas la
même. Alors que les mésanges et sitelles raffolent
de noix, amandes et arachides (non salées), les rouge-gorges
préfèreront de petites graines tel que le millet.
Les graines de tournesol
sont elles appréciées par bon nombre d'oiseaux.
Le mieux est de diversifier les aliments et de faire plusieurs
mangeoires en y disposant des mélanges de graines et des
boules de graisse et graines. Attention cependant
à ne pas mettre d'aliments salés, de riz non
cuit, de larves de mouches, de noix de coco
séchée ou encore de graines de lin qui sont
dangereux ou mal digérés. Pensez
également à placer
régulièrement un abreuvoir avec de l'eau, en cas
de gel il n'est pas toujours évident pour les oiseaux de
trouver à boire.
Ainsi en plus de pouvoir observer et admirer toutes sortes
d'espèces durant tout l'hiver, vous aiderez les oiseaux
à passer cette dure période et donc à
préserver la biodiversité
qui tend à s'appauvrir de plus en plus. Les oiseaux vous
remercieront d'ailleurs dès le printemps puisqu'ils sont les
alliés du jardinier en chassant insectes et limaces. La
biodiversité des jardins est primordiale, elle assure un
équilibre entre plantes et animaux. De plus, la
diversité de la faune et de la flore évite que
les maladies ou parasites se propagent. De même que pour les
oiseaux, il est important de favoriser la venue d'autres
espèces animales qui seront des auxiliaires de votre jardin
comme les hérissons, les coccinelles, les batraciens, les
lézards... Vous pouvez donc aménager des lieux
favorables à l'accueil de ces animaux : haies, tas de bois
ou pierres, plans d'eau... Votre jardin deviendra alors un
véritable espace de vie où vous aurez tout le
loisir de contempler bon nombre d'animaux.
Ce soir lundi 29
décembre sera diffusé le 38ème
épisode d'Ushuaïa Nature
intitulé "Un jour, la Terre s'est
noyée" et présenté par
Nicolas Hulot depuis les Caraïbes. Ce numéro est
consacré aux îles de la mer des
Caraïbes, près des Bahamas. Si
actuellement la zone des Caraïbes est peuplée
d'îles, en particulier de nombreux petits atolls, cela n'a
pas toujours été le cas. Suivant le rythme du
climat et des différentes périodes de glaciation
et de réchauffement, les terres de cette région
se sont retrouvées tantôt
émergées, tantôt inondées.
De nombreuses espèces se sont éteintes ou se sont
adaptées suite à ces bouleversements
climatiques, notamment il y a 65 millions
d'années lors d'une des extinctions massives qu'a connu la
planète. C'est à cette époque qu'un
changement climatique radical s'est produit conduisant
à l'extinction de la
moitié des espèces vivantes, dont les dinosaures,
et signant la fin de l'ère du Crétacé.
Ushuaïa
vous emmène dans ce reportage des Bahamas au Mexique en
passant par Cuba à la découverte des trésors
biologiques de cette région. Vous y verrez
par exemple des espèces qui ont survécues dans
des niches écologiques tel que le poisson-crocodile tout
droit sorti de la préhistoire. Dans ce numéro
vous pourrez également admirer requins, dauphins et poissons
multicolores de la mer des Caraïbes, les crocodiles de Cuba
vivant dans les eaux douces des îles des Bahamas ou encore
les chauve-souris vampires. De très belles images en
perspective ! D'autant plus qu'on ne sait pas si ces merveilles de la
nature perdureront encore longtemps, les
récifs coralliens étant des zones
fragiles et fortement menacés par les changements
climatiques actuels, ainsi que par diverses pollutions et la
surpêche. Un rapport de
l'Unesco publié en 2005 indiquait que les récifs
coralliens des Caraïbes avaient déjà
perdus presque 80% de leur couverture, et ceux qui restent sont bien
souvent endommagés. Bien que ne couvrant que 0,2% de la
surface des océans de la Terre, les récifs
coralliens abriteraient environ 25% des espèces marines. Si
nous ne voulons pas assister à une nouvelle extinction
massive d'espèces, il est grand temps d'agir !
Diffusion : lundi 29 décembre
2008 à 20h50 sur TF1
Une bonne nouvelle en cette
fin d'année 2008 : le WWF
vient de publier le rapport "Premières
découvertes dans la région du grand
Mékong", fruit de recherches
menées sur 10 ans (de 1997 à 2007), faisant
état de l'identification de 1068 nouvelles
espèces végétales et animales.
Ces recherches, conduites par le programme Grand Mékong du
WWF, ont portées sur les six pays traversés par
le fleuve Mékong : la province du Yunnan au Sud de la Chine,
la Birmanie, le Laos, la Thaïlande, le Cambodge et le Vietnam.
Le Mékong, qui parcourt plus
de 4000 km, reste encore méconnu à
certains endroits de par la difficulté d'accès.
C'est principalement dans des zones de jungle inexplorées et
dans des zones humides que ces nouvelles espèces ont
été découvertes.
Les
espèces présentées par le rapport sont
ainsi réparties : 519 plantes, 279 poissons, 88 grenouilles,
88 araignées, 46 lézards, 22 serpents, 15
mammifères, 4 oiseaux, 4 tortues, 2 salamandres et 1
crapaud. Parmi ces découvertes, certaines sont de taille
comme l'Heteropoda maxima, la plus
grande araignée chasseuse au monde dont les
pattes peuvent atteindre jusqu'à 30 cm de long qui a
été identifiée au Laos en 2001.
D'autres découvertes sont aussi très surprenantes
: le Kha-nyou (Laonastes
aenigmamus), un petit rongeur d'un groupe
d'espèces que l'on croyait éteint depuis 11
millions d'années, a été
repéré dans un marché local au Laos en
2005, ou encore un crotale vert
arboricole (Trimeresurus vogeli)
découvert sous la toiture d'un restaurant dans le parc
national thaïlandais Khao Yai.
Toutes ces
découvertes sont d'importance et sont un signe positif pour
la biodiversité à
une époque où l'on fait (malheureusement) si
souvent état d'espèces qui disparaissent ou qui
sont menacées d'extinction. Le Mékong,
qui selon le WWF est le fleuve le plus riche en
biodiversité (avant l'Amazone), est donc un
véritable trésor biologique qu'il faut conserver.
60 millions de personnes vivent sur les bassins versants de ce fleuve,
la pression des activités humaines
sur le Mékong est ainsi considérable et la
région doit faire face à de nombreuses menaces
écologiques : déforestation, braconnage
et commerce illégal d'animaux (tigres, primates,
éléphants...), pollution de l'eau... Si la
découverte de ces espèces est une bonne
nouvelle, l'enjeu maintenant est de protéger les
éco-systèmes du Mékong et d'arriver
à trouver un équilibre
avec les activités des populations locales.
En parlant de
biodiversité et de forêts, à signaler
pour ceux qui n'auraient pas vu le reportage "Vu du ciel : l'Appel de la
forêt" de Yann-Arthus Bertrand
diffusé mardi dernier qu'il peut encore être
visualisé en VOD sur le site de France 2. Pour le
8ème épisode de la série "Vu du ciel",
le photographe Yann-Arthus Bertrand présente depuis
Madagascar des sujets autour des forêts du monde : de
Madagascar, en passant par le Brésil, le Cameroun ou encore
le Mexique, on découvre des actions menées pour
la préservation des forêts et de la
biodiversité. En effet, si Madagascar
ou l'île rouge est un formidable patrimoine de
biodiversité (80% des espèces y sont
endémiques), elle a subi une déforestation
massive détruisant ou menaçant d'extinction bon
nombre d'espèces. Un reportage intéressant sur
des solutions mises en place pour la sauvegarde de ces forêts
et le développement de nouvelles activités pour
les populations locales. On y voit d'ailleurs l'atelier de fabrication
des huiles essentielles Bio'Mada
créé avec l'aide de l'association L'Homme et
l'Environnement.
L'association
écologique Greenpeace vient de
lancer une nouvelle campagne : Dernière chance avant que
tout se dérègle.
Créée en 1971 à Vancouver au Canada,
l'ONG Greenpeace milite dans le monde entier pour la
protection de l'environnement et compte maintenant
près de 3 millions d'adhérents, dont 110 000 pour
la branche française. Greenpeace mène des
campagnes de sensibilisation et d'actions sur les différents
enjeux liés à la défense de
l'environnement à l'échelle planétaire
: changements climatiques, efficacité
énergétique et énergies renouvelables,
sauvegarde des forêts primaires et de la
biodiversité des espèces, protection des
océans, dissémination des toxiques et substances
chimiques nocives, prolifération du nucléaire et
des OGM... Indépendant de tout
mouvement
politique, gouvernement ou entreprise privée, Greenpeace
garantit un véritable contre-pouvoir
de
défense des générations actuelles et
futures s'appuyant sur l'aide des citoyens.
Pour garder cette
indépendance, l'ONG ne s'appuie donc
financièrement que sur les dons des particuliers. Alors que
nous nous trouvons à une époque cruciale face aux
enjeux environnementaux, notamment à cause des changements
climatiques qui sont le grand défi
à
relever en ce début de siècle, Greenpeace vient
de lancer un appel pour se mobiliser : la campagne "Dernière chance
avant
que tout se dérègle" a
pour objectif de
récolter des dons afin d'agir face
à
l'urgence de la situation. En effet, il faut agir
très vite devant l'accélération et
l'aggravation actuelle des phénomènes climatiques
et des problèmes environnementaux, selon les experts
scientifiques du GIEC (Groupe d'experts Intergouvernemental sur
l'Evolution du climat) la situation se détériore
plus vite que ne laissaient présager les
prévisions les plus pessimistes. A la fin de
l'année 2009, aura lieu le prochain Sommet
pour le
Climat à Copenhague lors duquel les chefs
d'état se réuniront pour décider des
mesures à prendre contre le
dérèglement climatique. Si l'on agit
dès maintenant, il est encore possible de limiter une hausse
dramatique des températures qui entraineraient de multiples
conséquences irréversibles : accroissement des
phénomènes météorologiques
extrêmes, bouleversement des
écosystèmes, désertification,
épidemies, flux migratoires... Plus que jamais il est temps d'agir
!
Comment aider
Greenpeace dans ses actions ? Tout d'abord en faisant un don
qui
servira à soutenir l'ONG dans ses campagnes et à
interpeller les décideurs politiques sur ces questions.
Sachez que tout don
est déductible
à 66% des impôts, ainsi si vous
souhaitez donner 20 euros, il faut choisir un don de 60 euros. Et pour
ceux qui voudraient s'engager encore davantage, des bureaux locaux de
Greenpeace sont présents un peu partout en France, vous
pouvez vous adresser à celui le plus proche de vous pour
devenir bénévole et apporter votre soutien. A
votre échelle, vous pouvez déjà
contribuer à ce que les choses changent et que les
générations futures ne pâtissent pas de
nos erreurs.
Et puisque nous sommes en plein période d'avant
Noël, à signaler également la sortie du "Guide
pour un Noël sans OGM" que vient de
publier
Greenpeace. Dans ce guide, vous trouverez pour les produits
alimentaires classiques que l'on consomme lors des fêtes de
fin d'année (saumons, foies gras, fromages, volailles,
desserts...) un classement des produits avec ou sans OGM : produits en
vert lorsque le fabricant garantit qu'il n'a pas utilisé de
produits OGM ou d'animaux nourris aux OGM, en orange lorsqu'il indique
avoir entamé une telle démarche mais qu'il n'a
pas encore de certification et en rouge pour les produits dont le
fabricant n'a pas répondu ou n'a pas garantit l'absence
d'OGM.
L'ONG WWF
vient de publier son rapport "Planète
Vivante" pour l'année 2008 sur
l'état de santé actuel de la planète.
Comme tous les deux ans, le WWF (Fonds Mondial pour la Nature), en
collaboration avec le ZSL (Société Zoologique de
Londres) et le GFN (Réseau Mondial de l'Empreinte
Ecologique), a mené une étude sur
l'état des ressources et l'impact des activités
humaines sur la Terre. Encore une fois, les conclusions de ce rapport
sont alarmantes. Le constat qui résulte de ce travail n'est
malheureusement pas nouveau : "Le monde doit faire face
à une consommation effrénée du capital
naturel mondial. Tout comme des dépenses
inconsidérées sont à
l’origine de la récession, la consommation
excessive de l’Homme épuise les ressources
naturelles à un point tel que nous mettons en danger notre
prospérité future.".
Le rapport
"Planète vivante" présente dans un premier
chapitre l'état actuel en matière de biodiversité,
de ressources naturelles (en particulier
la
ressource en eau) et d'activités humaines.
Appuyées de divers indicateurs, ces informations ont servi
à calculer un Indice Planète
Vivante
(IPV) représentant la situation des
écosystèmes de la planète et l'empreinte
écologique symbolisant la pression de l'homme
sur
ces systèmes. Ces indicateurs permettent
d'étudier l'évolution de la
biodiversité mondiale et de la mettre en
parallèle avec la consommation humaine en ressources
naturelles. Il ressort de ces observations que l'IPV a
diminué d'environ 30% sur les 35
dernières années ce qui signifie
une
perte immense en espèces vivantes. L'empreinte
écologique de l'humanité, elle, n'a pas
cessé d'augmenter et de s'accélérer,
atteignant
aujourd'hui un niveau dépassant de 30%
environ la capacité de regénération de
la planète. Les pressions humaines en cause sont les
diverses pollutions, surexploitations de ressources naturelles,
destructions des habitats naturels, conséquences du
changement climatique global et introductions d'espèces
invasives.
L'empreinte
écologique donne une
mesure de la surface nécessaire pour fournir les ressources
et absorber les déchets de chaque être humain en
fonction de la consommation mondiale. Le dernier calcul de cet
indicateur au niveau mondial , effectué en 2005, donnait une
empreinte écologique de 2,7
hectares en
moyenne par personne alors que la biocapacité de la Terre
était de 2,1 hectares par
personne.
L'empreinte écologique a également
été calculée par pays, avec en
première place de la pression humaine sur les ressources
naturelles (en moyenne par habitant) les Emirats Arabes
Unis, suivis de
près par les Etats-Unis. La France,
qui
arrive en 21ème position, a une empreinte
écologique de 4,9 hectares en
moyenne
par personne.
Dans un deuxième chapitre, le rapport propose des solutions
pour inverser la tendance et aller vers un
développement plus durable et surtout
supportable
pour la planète. Les thèmes abordés
concernent la maîtrise de la démographie, de la
consommation d'énergie et des ressources naturelles, la
régulation du commerce mondial et la protection de la
biodiversité. Il est en effet primordial et urgent d'agir
pour diminuer la pression exercée sur la Terre, car avec
l'empreinte écologique actuelle il faudrait
à
terme 2 planètes pour continuer à vivre de la
même façon. A l'échelle individuelle,
le choix de nos modes de consommation est donc très
important et c'est en préférant des produits
plus écologiques
que
tout un chacun peut déjà avoir une influence et
réduire son impact sur l'environnement.
L'apiculture
ou élevage des abeilles est une activité humaine
ancestrale qui consiste à exploiter les produits de la ruche
dont les bienfaits sont multiples. Le rôle de l'apiculteur
est de veiller au bien-être des abeilles
et à l'environnement de butinage alentour. Les abeilles sont
des insectes indispensables pour la pollinisation
des fleurs, elles sont un maillon indispensable dans
l'équilibre des écosystèmes, sans
elles de nombreuses plantes ne pourraient plus se reproduire et
seraient vouées à disparaître. Or les
abeilles sont très sensibles aux substances phytosanitaires
toxiques disséminées dans l'environnement tels
que les pesticides. Ainsi depuis quelques
années, on observe un phénomène
inquiétant de diminution des colonies d'abeilles. Des
méthodes écologiques d'apiculture doivent donc
absolument être employées si l'on ne veut pas
craindre une disparition de ces agents pollinisateurs. Dans une ruche
écologique, l'apiculteur doit respecter
certaines
règles afin d'assurer aux colonies d'abeilles un habitat
aussi proche que possible de leur habitat naturel, banissant
l'utilisation de produits chimiques dans les ruches et dans le
périmètre de butinage. Pour les
récoltes des produits de la ruche, l'apiculteur ne peut
prélever que le surplus non utilisé par les
abeilles, garantissant ainsi de ne pas troubler l'équilibrer
des abeilles.
Différents
produits obtenus par le travail des abeilles sont
récoltés dans les ruches. Il y a bien
sûr le miel
dont le parfum dépend des fleurs sur lesquelles sont
allées butiner les abeilles. Liquide ou
cristallisé, le miel a de
nombreux atouts
: il contient moins de calories que le sucre pour autant de glucides,
il est riches en minéraux, antioxydant, aide à la
cicatrisation des plaies et soigne les maux de gorge. Pour ses
qualités, on utilise d'ailleurs le miel dans divers produits
cosmétiques, en particulier dans des soins pour la peau.
Suivant les fleurs butinées le goût du
miel est différent et ses vertus également.
Les abeilles
produisent aussi de la propolis,
une
substance résineuse additionnée de cire, qu'elles
utilisent afin d'assurer l'étanchéité
de leur ruche. La propolis est un très bon anti-infectieux
aidant à renforcer le système immunitaire et
à lutter contre bactéries et virus. On peut en
faire une cure préventive avant l'hiver ou bien la consommer
comme antibiotique naturel lors d'une infection. L'apiculteur
récolte aussi la gelée royale,
nourriture exclusive des larves et des abeilles reines qui a des vertus
fortes intéressantes. Très riche en
oligo-éléments, vitamines et acides
aminés, la gelée royale est un excellent
fortifiant, stimulant et tonifiant que l'on préconise dans
des cas de fatigue, dépression... On la trouve en
général sous forme de complément
alimentaire. Autre produit de la ruche aux bienfaits
thérapeutiques : le pollen,
utilisé également comme fortifiant et dynamisant.
A l'approche de l'hiver, c'est le moment
de faire
une cure de ces produits de la ruche
qui vous aideront à rester en forme et à lutter
contre les infections. Avec des produits biologiques, vous profiterez
non seulement de leurs bienfaits sur la santé et vous
soutiendrez aussi l'apiculture écologique qui respecte la
nature. N'oublions pas que la survie des abeilles est primordiale pour
le maintien de la biodiversité.
Bon pour
nous, bon pour la planète !
Le colloque international "Biodiversité,
Naturalité, Humanité - Pour inspirer la gestion
des forêts" a débuté
aujourd'hui et se tiendra jusqu'au 31 Octobre à
Chambéry. Organisé par le WWF, l'association
Réserves Naturelles de France, le Cemagref, le
Réseau Ecologique Forestier Rhône-Alpes et le
comité Man and Biosphere France en collaboration avec de
nombreux autres partenaires, il
réunira scientifiques, chercheurs,
spécialistes des sciences humaines et gestionnaires des
milieux forestiers pour des conférences et débats
autour de la notion de naturalité.
Le
concept de naturalité renvoit à la nature
sauvage, à ce qui n'a pas été
conçu par l'Homme. Le colloque de cette année se
penchera sur la définition de la naturalité
appliquée à notre société,
sur les liens entre biodiversité et naturalité,
sur la relation et les interactions entre l'Humain et la Nature
notamment dans le cadre d'activités de gestion
des
forêts.
Des
sessions
plénières et visites de terrains sur ces sujets
sont au programme pour les participants au colloque. En
parallèle de cet évènement, des expositions
et soirées spéciales
sont
prévues à l'attention du grand public. L'accent
sera mis notamment pour cette édition sur l'oeuvre de Robert
Hainard, artiste, naturaliste et philosophe suisse du
XXème siècle qui est l'auteur de
réflexions sur l'Humanité et la
Nature.
Une soirée thématique, ouverte à tous,
sur le thème "Les forêts sauvages de Robert
Hainard" aura lieu le 28 Octobre avec au programme la projection d'un
film présentant le célèbre
naturaliste suivi d'une table ronde. La soirée du 29
Octobre, intitulée "Du bon
usage de
l'Humanité,
ou comment se réconcilier avec la Nature ?" sera elle
consacrée aux relations entre hommes et nature. Jusqu'au 11
Novembre, vous pouvez également admirer une exposition des
oeuvres de Robert Hainard à la Maison des Parcs et des
Montagnes de Chambéry. D'autres animations sont aussi
prévues, le programme complet
du
colloque et des informations plus détaillées sont
disponibles sur le site internet Naturalité.
L'exposition "Biodiversités, nos vies sont liées" organisée par l'association Noé Conservation a eu tellement de succès qu'elle est prolongée jusqu'au 30 Octobre 2008. Noé Conservation est une association créée en 2001 dont l'action porte sur la conservation de la biodiversité, c'est-à-dire la sauvegarde des milieux naturels et des espèces végétales et animales de la planète. L'ampleur de la tâche dans ce domaine est grande puisque l'UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) a répertorié dans la dernière édition de sa liste rouge (publiée en Septembre 2007) plus de 16000 espèces actuellement menacées d'extinction.
Afin de sensibiliser le grand public aux problématiques liées à la biodiversité, Noé Conservation a réalisé cette exposition que l'on peut découvrir en plein air au Jardin des Plantes à Paris. Autour de très belles photographies, les panneaux nous informent sur l'impact et l'interaction de nos vies quotidiennes avec la biodiversité et nous expliquent en quoi sa sauvegarde est primordiale. Dans le cadre de cette exposition, le site internet www.agisavecnoe.org propose aussi des gestes à mettre en oeuvre au quotidien pour agir à son échelle.
Infos : L'exposition "Biodiversités, nos vies sont liées" est visible jusqu'au 30 Octobre, allée Cuvier au Jardin des Plantes à Paris 5e. Métro-RER : Gare d'Austerlitz (ligne 5 et 10, RER C), Jussieu (ligne 7 et 10), Censier-Daubenton (ligne 7). Bus : 89 et 91. L'entrée est gratuite.
Noé Conservation est également à l'origine de la campagne "Des pixels pour la biodiversité" à laquelle participe Inakis. Il s'agit de recueillir des dons pour les actions de sauvegarde de la biodiversité menées par Noé Conservation. Pour cela tout particulier ou entreprise peut "adopter des pixels" et figurer sur un mur d'images rassemblant tous les participants à cette campagne.
La déforestation, problème soulevé depuis de nombreuses années, est malheureusement plus que jamais d'actualité. Au niveau mondial, ce sont environ 13 millions d'hectares de forêts qui disparaissent par an (chiffres de la FAO). En particulier, les forêts tropicales sont les plus touchées du fait de la surexploitation du bois, de l'extension des surfaces agricoles (souvent industrielles), de l'exploitation de métaux et minéraux précieux, de la construction d'infrastructures routières... 80% des forêts primaires, les forêts originelles qui n'ont pas été modifiées par l'Homme, ont ainsi été détruites. Et il faut savoir que si les forêts tropicales ne représentent que 3% de la surface totale du globe, elles concentrent plus de la moitié (voire jusqu'à 80% selon les estimations) des espèces végétales et animales de la planète.
Autant dire que la perte de biodiversité engendrée par la déforestation est catastrophique. A cela s'ajoute le fait que localement la disparition du couvert forestier modifie le climat, provoque l'assèchement de ces régions et aggrave l'érosion des sols. A plus grande échelle, la déforestation participe aux processus de changements climatiques. Les forêts sont en effet de véritables stocks à dioxyde de carbone et leur destruction libère de grandes quantités de CO2 dans l'atmosphère.
La France fait partie des plus gros importateurs de bois tropical en Europe, et 40% de ses importations proviendraient de l'abattage de bois illégal (forêts en zones protégée, exploitations non déclarées...). Le WWF mène d'ailleurs une campagne contre l'importation de bois illégal et la déforestation. Vous trouverez plein d'infos intéressantes et pratiques le site "Votre empreinte écologique sur la forêt" et sur celui de la campagne "Je dis non au bois illégal".
Heureusement, deux labels existent pour nous aider à bien choisir les produits fabriqués en bois. Le label international FSC (Forest Stewardship Council) certifie qu'un produit en bois ou dérivé du bois (papier, contreplaqué...) a été fabriqué à partir de ressources provenant de forêts gérées durablement suivant des critères écologiques et sociaux. On trouve également la certification PEFC (Programme Européen des Forêts Certifiées), un peu moins exigeante que le label FSC et surtout utilisée pour les exploitations forestières européennes. Pensez aussi à privilégier le papier recyclé, 35% de l'exploitation forestière étant destinée à la production de papier.
Comme dit l'expression : "qui va à la chasse perd sa place" : seulement quelques minutes d'absence et mon chat vient chercher la chaleur du portable. A moins que ce ne soit une façon bien personnelle de me dire que depuis quelques temps, je caresse plus souvent le clavier que son échine soyeuse... D'accord, il tourne le dos à la page d'accueil d'Inakis, sinon il aurait pu chercher les produits bio pour chats qui lui sont présentés !
Son beau poil brillant, justement, il le doit au shampoing sec spécial chat, dont la composition biodégradable garantie un ph neutre.
Mais surtout, il ne connaît plus l'effet désagréable des pipettes anti puces et tiques vendus en pharmacie, certainement très efficaces... mais chaque mois, après l'application de ce produit, il se trouvait pris de sursauts nerveux au niveau de la paupière et de la babine, qui se retroussait convulsivement ! La protection contre les insectes piqueurs peut aussi être obtenue avec les pipettes répulsives 100% d'origine végétale. Contrairement au produit précédent qui pénétre dans le sang, celui-ci reste en surface pour repousser les intrus.
Et puis, je veux dire à mon chat que je pense à lui également quand je nettoie les sols de notre maison. Pour lui, qui passe sa vie à quatre pattes, à respirer les émanations de produits ménagers, en plus de se lécher les coussinets fréquemment, j'utilise des produits écologiques pour les sols.
Bon vous l'aurez compris, mon chat Mêo est envahissant mais notre attachement est réciproque...
Saviez-vous que, en allant chez votre poissonnier ou devant son étal au marché, et même d'ailleurs en choisissant vos poissons surgelés, il vous fallait faire une croix sur le turbot, l'anguille, le thon rouge, le cabillaud, la sole, la dorade, le saumon (de l'atlantique), l'espadon, le flétan, j'en passe... et des très bons ?
Eh oui... toutes ces espèces sont victimes de "surpêche", c'est à dire à un rythme tel qu'elles n'ont plus le temps de se renouveler suffisamment : le risque d'extinction est réel. Ce qui est assez inquiétant c'est qu'il y a aujourd'hui plus de 75% des espèces marines pêchées qui sont concernées. Si l'on n'y prend pas garde cette biodiversité est réellement menacée.
D'autant que la pêche française ne peut fournir que 15% des de la consommation du pays, et que donc on y va bon train pour l'importation. Moins bien pour l'empreinte écologique, mais c'est par bateau et c'est mieux que d'épuiser les réserves halyeutiques.
Car il y a des alternatives, bien sûr : pour aller faire vos courses en consommateur (trice) bon (ne) pour la planète, n'hésitez pas à vous munir de ce petit guide conçu par le WWF et le MSC.
Profitez-en pour redécouvrir le maquereau, ce poisson incroyablement économique (autour de 7 euros le kilo), superbe et divinement savoureux au barbecue (avec du charbon de bois issu de forêts durablement gérées) avec une p'tite sauce à la moutarde (bio, bien sûr) et un p'tit Sauvignon, Muscadet ou Mennetou (bio, aussi, et à consommer avec modération... ). Parce qu'on peut être bon pour la planète tout en se faisant plaisir.
Cette invasion spontanée et matinale date d'avant-hier matin et a débuté par le parvis de la mairie de Paris, pour se poursuivre aux alentours d'autres monuments parisiens.
Mais pas d'inquiétude pour les bambous qui traînent par-ci par-là dans les quelques (rares) jardins ou balconnières des riverains de la capitale, je les rassure tout de suite, ils n'auront pas à les ranger : ces pandas-ci sont certes 1600 mais sont sans souci et inoffensifs (petit exercice de diction proposé en prime ;-)) : ils sont en papier mâché.
C'est le WWF qui a choisi d'illustrer "35 ans de combat pour la préservation des espaces et des espèces" en déposant symboliquement le nombre restant de la population mondiale de cette espèce animale, menacée comme tant d'autres.
Soutenez l'état d'esprit "panda" en retrouvant sur Inakis les fameuses peluches du WWF, bien sûr, mais aussi par exemple un jeu de société basé sur cet emblématique animal, conçu qui plus est en bambou, par un collectif de designers parrainé par l'UNESCO.
La semaine du développement durable a démarré sur des chapeaux de roues, et INAKIS a choisi d'y participer en s'associant à des partenaires/acteurs du web engagés dans une vraie démarche de développement durable.
Le concept de l'opération est inspiré du jeu Miniville (et du fameux Simcity, je trouve, aussi) : c'est là : Durable et vous.
L'idée est que chaque internaute crée sa ville sur durable-et-vous.com et donne à ses éco-citoyens les moyens d'agir pour une ville plus verte !
Il s'agit donc d'un jeu aussi fun que collaboratif pour :
- comprendre les actions du quotidien qui changeront durablement votre environnement - associer votre entourage pour soutenir votre développement durable !
Qualité de l'eau, préservation de la biodiversité, production d'énergie, impact sur le climat, bien-être social, vous devrez pérenniser votre ville sur chacun des thèmes fédérateurs du développement durable pour être la ville la plus verte et la plus durable !