Une
nouveauté écolo pour tous les amis des chiens et
des chats : un composteur pour
transformer les déjections animales en compost, à
déposer en apport autour des massifs et des arbustes du
jardin.
De petite taille puisque le seau mesure 37 cm de hauteur sur 30 cm de
largeur et 24,5 cm de profondeur, il trouvera aisément sa
place sur le bord de la fenêtre ou même dans la
cuisine. Son fonctionnement est simple : il suffit de saupoudrer d'une
poignée de poudre de Son au Bokashi Actif, à
chaque fois que l'on dépose des excréments dans
le composteur.
Il est possible d'y adjoindre les déchets de cuisine, comme
les épluchures de légumes
et de fruits, des
restes en petits morceaux de viande, poisson
ou fromage. Il reste à tasser le tout avec le pilon fourni
afin de faire le vide d'air dans le composteur et ainsi
éviter les odeurs désagréables. Une
fois le 1er seau rempli, il est mis de côté
pendant 15 jours, période pendant laquelle les
micro-organismes commencent la fermentation des matières.
Après ce laps de temps, le contenu du seau pourra
être déversé au fond du jardin
où le travail de décomposition se prolongera
jusqu'à la désintégration totale des
matières organiques, et cela sans mauvaises odeurs.
L'utilisation de ce compost est
conseillé à valeur de 500gr par m2 de terre, et
50% dans les pots.
Alors, fini les
"décorations" malodorantes de nos compagnons à 4
pattes (et ceux de nos voisins ) dans nos jardins. C'est un moyen
facile, rapide et écologique de recyclage des
déchets. En diminuant un peu le traitement de nos
déchets ménagers, qui
s'élève à 360 kg par habitant et par
an en France, c'est bon pour nous, bon pour la
planète !
Pour les vacanciers en Bretagne Sud, je leur
propose une journée à la découverte
d'un village breton plein de charme, que vous parcourez au fil du
festival de la photo.
Pour sa 6ème édition, cette galerie d'art en
plein air, entièrement gratuite, expose 200
clichés grand format sur le thème Peuples
& Nature.
La motivation de Jacques Rocher, initiateur du Festival photo se
résume par : "Le sens profond de ce Festival est de parler
à toutes et tous de l'état de notre
planète et de continuer à donner gratuitement
accès à la culture."
Ces photographies magnifiques et grandioses, mises en valeur dans ce
décor bucolique, sont des témoignages sur la
santé de la planète et l'humanité. La
beauté des images doit faire
réfléchir, permettre de sensibiliser aux
problèmes environnementaux et inciter à modifier
nos comportements car "il n'est pas trop tard pour agir".
Parmi les
photographes participants à
l'évènement, Yann
Arthus Bertrand dévoile quelques
photos inédites réalisées pendant le
tournage du film Home.
Ce
film événement, sorti le 5 juin dernier lors de
la journée mondiale de l'environnement, a
été aussi la date du coup d'envoi du festival
photo à la Gacilly, qui se
déroulera jusqu'au 30 septembre pour 200 000 visiteurs
attendus.
Les valises
sont
bouclées, l'heure du départ en vacances est enfin
arrivée.
Si, pour plus de commodités, le trajet se fait en voiture,
voici quelques petits rappels pour rouler plus responsable.
Le chargement de la voiture est conseillé dans le coffre
uniquement. Une galerie ou un coffre de toit augmente la consommation
de carburant, même s'ils sont vides (10 à 15% de
plus pour une galerie et un peu moins pour un coffre de toit).
C'est l'été, et l'on porte des
vêtements bio très légers, alors
pas la peine de s'encombrer. Au pire, vous achèterez ce qui
vous manque sur place, c'est la période des
soldes
! Sachez que 100kg de plus dans la voiture (les 10 paires de chaussuresEl naturalista
et sacs recyclés
assortis de madame, des cartons remplis d'épicerie bio,
les jouets
inutiles des enfants qui seront toujours dehors ou dans l'eau, la belle
mère de Monsieur et son toutou) et vous consommerez 5% de
plus d'essence.
Réduisez votre vitesse, vous ferez aussi des
économies : 10km/h de moins sur l'autoroute et c'est 5
litres de gagnés sur 500km.
Utilisez le frein moteur plutôt que la pédale de
frein et si vous disposez d'une voiture équipée
d'un régulateur de vitesse, vous apprécierez le
confort de conduite (ne vous endormez pas, non plus !)
ajouté à une consommation de carburant
maitrisée.
Gardons en mémoire que la climatisation, bien
appréciable pendant les grosses chaleurs, vous coutera 10%
de surconsommation de carburant sur route et 25% pour les
déplacements en ville, alors que l'ouverture des
fenêtres est suffisante pour les petits trajets... Et si vous
ne voulez pas avoir un rhume
pendant vos congés, ne réglez pas la clim
à 18°C s'il fait 30°C dehors !
Vous avez
entretenu votre voiture régulièrement,
c'est bien, mais pensez à vérifier la pression
des pneus tous les 2 mois et particulièrement avant un long
trajet, une fois qu'elle a été chargée.
Enfin, coupez le moteur si vous faites un arrêt de plus de 20
secondes parce que redémarrer est
préférable à tout point de vue :
consommation, pollution et nuisance sonore.
Et n'oubliez pas de profitez de votre lieu de vacances pour marcher et
faire du vélo, un moyen agréable et dynamique de
découvrir les paysages et les senteurs de la
région.
Depuis quelques jours, le
retrait du projet d'extraction de sable dans la baie de Quiberon, par
le cimentier Lafarge, est officiel.
Une polémique qui dure depuis mars 2007 et qui
oppose un lobby industriel à un collectif très
dynamique "Le
peuple des dunes" (140 associations
principalement de défense de l'environnement)
engagé dans la sauvegarde du littoral et du milieu marin.
Le groupe Lafarge projetait d'extraire 600 000 tonnes de sable par an,
soit 18 millions de tonnes en trente ans, sur une zone de 16 hectares
qui se déploie entre Belle-île et l'ile de Groix,
à quelques kilomètres seulement du rivage.
Mais coup de théâtre, c'est au préfet
maritime à qui l'on doit l'abandon du projet et ce pour des
raisons militaires ! L'amiral de Saint Salvy a rappelé que
la "zone convoitée par Lafarge est située dans
une zone de tirs dont l'armée française souhaite
conserver la maitrise opérationnelle, de plus, ce polygone
pourrait accueillir à l'avenir des séances de tir
des armées européennes." La victoire a un
goût amère et la bolée de cidre passe
de travers !
Quand on connait ce site magnifique, bien sûr que l'on se
réjouit de savoir que le relief de cette baie ne sera pas
endommagé par un glissement du sable et des dunes, et que
l'eco-système marin sera épargné. Mais
quid des tirs d'entrainement militaires ? Et puis l'on tremble pour la
prochaine cible de Lafarge, à qui le tour maintenant ?
Pour info : Lafarge est le leader mondial dans les matériaux
de constructions. CA 2008 : 19 milliards d'Euros
Les vins bio
séduisent de plus en plus de gens qui souhaitent consommer
des produits à la fois plus respectueux de l'environnement,
de la santé et qui soient de qualité. La
viticulture n'est en effet pas sans conséquences,
car si elle occupe 5% du territoire français, ce sont 20%
des pesticides qui lui sont consacrés. En 2007, les
exploitations viticoles certifiées bio étaient
près de 2000, ce qui représente 2,6% environ du
vignoble français. Mais en réalité on
ne peut pas vraiment parler de vin labellisé bio, il s'agit
plutôt de "vin issu de raisins de l'agriculture
biologique". Le label "Agriculture Biologique" ne
s'applique qu'aux méthodes de production du raisin
(jusqu'aux vendanges) mais ne prend pas en compte la façon
dont se fait la vinification. Il est donc tout à
fait possible d'ajouter des conservateurs, levures, colorants... durant
la vinification même si le raisin utilisé est
labellisé AB. Dans les faits, cela ne pose pas vraiment
problème puisque les viticulteurs engagés dans un
processus de certification bio prônent des
méthodes de vinification les plus naturelles possibles. Dans
tous les cas, le label AB garantit
l'absence de pesticides, insecticides, fongicides ou engrais chimiques
dans le vin certifié, ainsi que le recyclage des
matières organiques et une lutte biologique.
C'est d'ailleurs pour pallier
aux manques du label AB qu'a été
créée en 1998 la FNIVAB
(Fédération Nationale Interprofessionnelle des
Vins de l'Agriculture Biologique) qui a élaboré
une charte de vinification pour les
viticulteurs bio. Les adhérents à cette charte
doivent se conformer à des critères pour la
fabrication du vin bio depuis la culture jusqu'à la mise en
bouteille. On peut reconnaître les vins respectant la charte FNIVAB
grâce à la mention du logo AB où le "A"
est à l'envers. D'autre part, la Commission
Européenne travaille actuellement à
l'élaboration d'une législation prenant en compte
les méthodes de vinification pour la certification du vin
bio, il s'agit du projet ORWINE.
On trouve également sur les vins d'autres certifications ou
marques privées habituelles de l'agriculture
biologique, voire biodynamique,
comme Nature & Progrès
ou Demeter. Autre initiative à
signaler dans ce domaine : l'association SIVCBD(Syndicat International des Vignerons en Culture
Biodynamique) qui a élaboré un cahier des charges
pour la culture du vin en bio-dynamie. Le respect de celui-ci est
vérifié par l'organisme Ecocert et permet
d'afficher le logo Biodyvin sur les
bouteilles certifiées.
Enfin on parle
généralement de vins naturels
pour les vins produits avec le moins d'intervention possible du
vigneron, c'est-à-dire bien souvent sans l'ajout de levures
ni l'utilisation de soufre (sulfites).
Nous avons eu le
privilège hier
d'assister
à la conférence de presse organisée au
musée du quai Branly à Paris pour
découvrir en avant-première quelques extraits du
film HOME de Yann Arthus-Bertrand,
coproduit par Elzevir Films (Denis
Carot) et EuropaCorp (Luc Besson) et
financé en grande
partie (10 millions d'euros sur un budget total de 12 millions) par le
groupe PPR (François-Henri
Pinault). Tous les quatre
étaient présents, ce qui a permis d'avoir un
éclairage intéressant sur la genèse du
film, grâce aux échanges qui ont
été possibles avec eux.
Le synopsis : "En quelques décennies,
l'homme a rompu un
équilibre fait de près de 4 milliards
d'années d'évolution de la Terre et met son
avenir en péril. Le prix à payer est lourd, mais
il est trop tard pour être pessimiste : il reste à
peine 10 ans à l'humanité pour prendre conscience
de son exploitation démesurée des richesses de la
Terre et changer son mode de consommation. En nous offrant les images
inédites de plus de 50 pays vus du ciel, en nous faisant
partager son émerveillement autant que son
inquiétude, Yann Arthus-Bertrand pose, avec ce film, une
pierre à l'édifice que nous devons, tous
ensemble, reconstruire." ... et une
sacrée pierre, puisqu'il
a fallu 3 ans et 700 heures de rush à YAB pour faire ce
film, dont le contenu scientifique est majoritairement tiré
des analyses et des travaux de Lester Brown,
adaptés par le
minutieux travail d'Isabelle Delannoy,
experte
environnementale, qui a réalisé le commentaire du
film et contribué à son scénario.
La particularité de HOME est sa sortie mondiale le 5 juin
à l'occasion de la journée mondiale de
l'environnement, en simultané au
cinéma et en DVD
à prix coutant, sur une soixantaine de chaînes de
télé et en streaming gratuit sur Youtube
pendant
une dizaine de jours (Google est
partenaire de
l'opération,
Mats Carduner, le PDG pour la France, en a
détaillé les modalités), le tout en
cassant la sacro-sainte "chronologie des médias"
chère à la profession : l'objectif est de faire
visionner le film au plus grand nombre, donc avec le moins de
contraintes économiques possibles, souhait cher à
Yann Arthus-Bertrand. Le film sera donc présenté
lors de cette journée mondiale de l'environnement
à Mexico, car il est soutenu par l'UNEP
(Programme des
Nations Unies pour l'Environnement). YAB a indiqué avoir
bénéficié du conseil d'Al
Gore, qui a
vu le film et lui a indiqué la "bonne" manière de
communiquer sur les nombreux chiffres angoissants qui
émaillent les commentaires de ce documentaire, ce qu'il
résume en disant : "On ne veut pas croire ce que
l'on sait
pourtant". A noter également que 20000 DVD seront
envoyés aux écoles par la ligue
de
l'enseignement, selon les dires de YAB.
Ce film a donc été largement financé
par le groupe PPR sous l'impulsion de François-Henri
Pinault, son PDG, à qui le projet a
été présenté en juin 2007,
et pour lequel il a immédiatement donné son OK,
alors qu'il était en train de mettre en place une direction
RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) au
sein du Groupe. "Ce projet nous a forcé
à avancer
avec les 88000 collaborateurs du Groupe, car en tant que contributeur
majeur dans la chaîne de production, il est de notre devoir
de prendre conscience de la nécessité de
progresser dans la responsabilité sociale et
environnementale que nous avons vis à vis de la
planète. Nous avons le pouvoir d'agir sur le destin qui nous
attend si nous ne faisons rien. C'est pour nous une
opportunité inouïe de permettre la mise en oeuvre
d'une nouvelle économie, sans recherche de profit
immédiat, mais avec plus de sens, que nous recherchons tous
aujourd'hui.". Voilà bien
résumé le
credo d'INAKIS depuis sa création
en
2007...
Pour Luc Besson, "C'est un
message commun
pour le 5 juin, pour moi ce
n'est pas un film qui doit recevoir ou pas les critiques ou les
louanges, il me paraît important que nous sortions de ce type
de débat, c'est la raison pour laquelle exceptionnellement
nous avons choisi de ne pas le montrer intégralement
à la presse d'abord".
Le film est, on peut s'en douter si l'on garde
en mémoire le
désormais culte "Une
vérité
qui
dérange" d'Al Gore,
un nouveau
signal d'alarme sur la menace
qui pèse sur l'avenir à court terme de notre
planète. Il se termine cependant sur un dernier quart
d'heure proposant certes quelques solutions, mais surtout sur le
message simple qu'il ne se veut pas donneur de leçon mais
que la solution est en chacun de nous, et que nous y arriverons, mais
"ensemble", qui est le dernier mot du film.
Le mot de la fin revient à Luc
Besson,
à qui l'on
doit le titre du film : "Yann avait d'abord pensé
à "Boomerang", qu'il a jugé finalement trop
négatif. Je lui ai proposé "Home", d'abord pour
la référence cinématographique
à E.T., et puis ensuite parce que la maison est le premier
univers de l'enfant, qui réalise ensuite que la Terre est sa
"Grande Maison". En plus de son évocation internationale,
comprise dans le monde entier, "home", la maison, est pour moi le
symbole
de l'écologie, qui est avant tout la science de l'habitat :
c'est donc un juste retour des choses. Enfin je dirais que la vraie
question posée par ce film, finalement, est "est-ce que vous
aimez vos enfants ?". Si la réponse est oui, alors faites ce
que vous avez à faire pour ne pas leur laisser un monde pour
lequel ils pourront vous reprocher de n'avoir rien fait pour le sauver,
alors que vous le saviez perdu. Le regard d'amour qu'ils vous portent
aujourd'hui sera alors un regard de lourds reproches..."
A l'heure
actuelle, tout le monde possède au moins un jean
dans sa garde-robe, du bébé au
sexagénaire, de l'ouvrier au big boss, en passant de la
Finlande à l'Australie. Son origine californienne est
déjà bien lointaine puisqu'elle date de 1853 !
Au départ, il fut conçu en salopette, comme
vêtement de travail, par le "famous" Levi Strauss.
Très vite, se trouvant à cour de toile de
bâches, il se procura du tissu de coton en France, produit
à Nîmes. Ce qui deviendra le jean denim (de
Nîmes) ! C'est autour des années 70, avec le
mouvement hippie, que le jean se propage à toute une
génération qui ne le quittera plus.
Aujourd'hui, qu'il change de coupe ou de tonalité, c'est
devenu un incontournable de la mode. Son prix est très
fluctuant suivant sa provenance. Il peut passer de quelques euros dans
la grande distribution à plusieurs centaines d'euros s'il
est signé d'un styliste branché. Bien
sûr, la baisse du pouvoir d'achat étant
d'actualité, la tentation est grande d'acheter au prix le
plus bas. Seulement en les achetant trop bon marché, il faut
avoir conscience que ce sont des vêtements qui sont
fabriqués dans des conditions malheureusement lamentables.
Si l'on se tourne
vers la Chine, qui est le 1er producteur de jeans au monde,
on constate
que les droits de l'homme au travail sont rarement
respectés. A Zhongshan,
ville chinoise consacrée
à l'industrie textile, les ateliers se sont
multipliés trop rapidement face à la demande
croissante du marché occidental. L'application de la
législation n'est donc pas suffisamment
contrôlée. Les semaines de labeur tournent autour
de 70 heures, parfois sans journée de congé. Les
ouvriers ne sont pas équipés pour se
protéger des traitements corrosifs et irritants qu'on leur
demande de faire subir aux bobines de fil et aux tissus. Ils manipulent
de la soude caustique, des acides, mais aussi de l'eau de javel qu'ils
ajoutent à des enzymes et des pierres ponces pour un
résultat délavé... Tout cela
à mains nues et sans porter de masque alors que les
émanations sont pourtant très toxiques. En
résumé, la confection d'un jean n'est pas
toujours éthique, le traitement de la toile contamine
l'environnement et est très gourmand en eau, et la
matière première, le coton, est issu de la
culture la plus polluante de la planète : le bilan
écologique et éthique de la fabrication d'un jean
de ce type est tout simplement catastrophique !
Les alternatives existent heureusement
pour
continuer à porter ce vêtement universel sans
culpabiliser. De plus en plus, des marques
engagées dans le respect de l'environnement et le commerce
solidaire ont dans leur collection des blue-jeans
bio. C'est le cas des marques NU, Ideo,
Hempage,
Machja
ou Kolam,
qui
propose des pantalons entre 60 et 130 Euros.
Acheter
responsable, cela veut peut-être dire payer
quelques euros de plus, mais n'est ce pas le juste prix
?
L'art de vivre éthic,
chic et bio,
voici le thème
du salon Vivre Autrement, dont la
22ème édition
aura lieu ce week-end au Parc Floral de Paris. Pour
l'évènement 400 exposants seront
présents et une centaine de conférences sont
prévues ainsi que 50 ateliers pratiques. Tous les univers de
la consommation responsable, éthique et bio seront
représentés : alimentation, mode,
santé & bien-être, maison, tourisme,
environnement... Une grande partie du salon est
dédiée à l'alimentation
naturelle et
bio avec de nombreux producteurs de vins et autres
boissons bio, de
produits alimentaires, de matériel culinaire et des
restaurateurs.
Un espace
important
est également
réservé au bien-être
où vous
pourrez découvrir bon nombre de marques de
cosmétiques biologiques et naturels, de produits de
phytothérapie, d'aromathérapie et de
compléments alimentaires, mais aussi des stands pour
découvrir différentes méthodes de
massage et de relaxation. Vous retrouverez à cet espace
bien-être beaucoup de marques bio qu'Inakis a
sélectionné pour vous telles que Karawan,
Phyt's,
Couleur Caramel,
Florame,
Lauralep,
Logona,
Ludmilla De
Bardo...
Et puisque c'est le
printemps
ce week-end, ce salon est aussi
l'occasion pour les jardiniers du dimanche ou les plus experts de se
renseigner auprès de professionnels et d'acheter semences et
plants bio. Un espace jardinage
rassemblera associations et producteurs
de semences et plantes en agriculture biologique comme l'association
Kokopelli,
l'association Terre et Humanisme fondée par
Pierre Rabhi,
la Ferme Sainte Marthe
créée par
Philippe Desbrosses,... Des ateliers sur les techniques
liées au potager et au jardin bio sont d'ailleurs au
programme pour apprendre comment passer à la pratique
simplement.
Cette
année il y a aura également des
nouveautés et évènements tels que
l'espace Partir Autrement qui sera dédié au
tourisme alternatif : tourisme vert,
voyage solidaire,
écovolontariat... De quoi bien préparer vos
prochaines vacances ! Bien d'autres surprises et découvertes
vous attendent au salon Vivre Autrement, le programme complet
est
disponible sur le site internet.
Pour info : Salon Vivre Autrement du 20
au 23 mars de 10h30 à 19h, au Parc
Floral de Paris, Bois de Vincennes.
Métro :
Château de Vincennes.
Et pour ceux qui
ne
sont pas en région parisienne ou qui ne pourront aller au
salon, Inakis vous propose un espace jardinage
où vous trouverez tout le nécessaire pour le
jardin et
cultiver son propre potager bio. Que l'on ait juste un balcon en ville
ou un terrain à la campagne, il est possible de faire ses
plantations en n'ayant recours qu'à des
procédés
sains pour l'environnement et l'homme. Découvrez nos graines bio,
semences de fleurs sauvages,
engrais naturels...
"Au cœur
de la Bretagne paysanne, deux visions du métier
d’éleveur laitier se confrontent. Alors que des
Hommes se sont engagés depuis plusieurs années
dans une agriculture autonome, durable et performante, le courant
majoritaire de la profession reste inscrit dans un modèle de
production industriel, fortement dépendant des groupes
agricoles et agro-alimentaires…"
C'est en ces termes qu'est introduit le film
Herbe,
réalisé par Matthieu Levain et
Olivier Porte qui
sortira au niveau national ce mercredi 18 Février. Film
documentaire, Herbe nous emmène tel un road movie
à la rencontre d'éleveurs laitiers
bretons. On
découvre deux façons de concevoir ce
métier très différentes. D'un
côté, des agriculteurs se basent sur un
modèle productiviste (le
modèle actuellement
dominant), s'inscrivant dans une logique d'industrialisation de
l'agriculture et donc de la production alimentaire. D'un autre, des
paysans ont fait le choix d'alternatives à ce
modèle et prônent des méthodes
durables. Herbe s'est attaché à
comprendre les
rouages de ces deux manières de fonctionner avec l'exemple
de l'élevage laitier, mais la même question se
pose dans tous les domaines de l'agriculture.
L'aventure d'Herbe
débute il y a 3 ans, alors qu'Olivier
Porte, ingénieur agronome, après plusieurs
expériences et rencontres avec des agriculteurs travaillant
selon des méthodes durables, décide de se lancer
dans la réalisation d'un film sur le sujet avec son ami
Matthieu Levain à l'époque en train de monter une
société d'audiovisuel. Le projet est
rédigé puis devant de nombreux refus de
productions, les réalisateurs décident finalement
d'accomplir ce projet à leurs frais. Trois semaines de
tournage en Bretagne sont alors organisées pour
concrétiser le film. Les réalisateurs partent
à la rencontre de ces éleveurs laitiers et vont
s'interroger sur les déterminants et les
mécanismes de ces différentes
visions de
production.
En particulier, Herbe se penche sur les dérives
liées à la PAC
(Politique Agricole Commune) qui a
conduit à une situation des plus absurdes : depuis 1992, la
PAC verse des aides directes aux agriculteurs pour chaque hectare
cultivé en maïs de fourrage. Ainsi ceux qui
choisissent de nourrir leurs vaches avec du maïs
bénéficient d'aides alors que les agriculteurs
nourrissant leurs vaches à l'herbe ne reçoivent
rien. Cette distribution inégalitaire a poussé de
nombreux agriculteurs à abandonner l'herbage au profit du
maïs fourrage. Un autre travers viendrait
des grandes coopératives agricoles
qui amènent les paysans
à perdre leur autonomie. Ce sont elles en effet qui leur
fournissent engrais, semences, aliments... nécessaires
à la production. Ainsi pour Coopagri et
Unicopa, deux grosses coopératives agricoles
bretonnes, la vente d'aliments pour l'élevage
représente 15% de leurs chiffres d'affaires, autant dire
qu'elles n'ont pas trop d'intérêt à ce
que les agriculteurs nourrissent leurs vaches à l'herbe...
D'un oeil se voulant le plus objectif possible, le film Herbe
souhaite
éclairer sur toutes ces dérives. Mais c'est aussi
d'une voix positive qu'il présente une alternative au
modèle d'agriculture productiviste, qui tient compte de
critères environnementaux tout en étant tout
à fait compétitive. Alors que le
modèle actuel est en train d'atteindre ses limites, il nous
faut adopter de nouvelles pratiques, plus durables, et
réfléchir à de nouveaux modes de vie.
Herbe semble être un point essentiel à cette
réflexion. Et puisque les films mettant en exergue des
alternatives positives à notre société
de surconsommation peu durable sont encore rares, il est important de
les soutenir. Vous pouvez déjà visionner la bande
annonce pour vous faire une idée, la liste des projections
programmées est également disponible sur le site
du film Herbe. De nombreuses
soirées-débats sont
prévues, notamment ce lundi 16 février a lieu
à 20h15 une projection en avant-première au
cinéma Diagonal de Montpellier suivie d'un débat
avec les réalisateurs et José Bové.
Partenaires du film : Réseau
Cohérence, Colibris
- Mouvement pour la Terre et l'Humanisme fondé par Pierre
Rabhi, Réseau Agriculture Durable,
Confédération Paysanne, WWF France, Slow Food
France, Mouvement pour le Droit et le Respect des
Générations Futures...
Alors que l'investiture du
nouveau président des Etats-Unis,
Barack Obama, vient d'avoir lieu et porte
l'espoir de nombreux
changements, une nouvelle équipe
"environnement-énergie" vient
d'être
nommée
à la Maison Blanche. Finalement ce n'est pas Al Gore,
candidat malchanceux aux élections de 2000 et
célèbre défenseur des questions
écologiques, qui sera à la tête de
"l'équipe verte" de Barack Obama. Le président
des Etats-Unis a nommé Carol Browner
comme coordinatrice
du conseil nouvellement créé sur
l'énergie, le climat et l'environnement.
C'est elle
qui supervisera et aura en charge la coordination des politiques en
matière d'environnement et de développement
durable : la mission qui l'attend n'est donc pas simple ! Mais Carol
Browner a déjà une solide expérience
sur ces questions, elle fut directrice de l'Agence pour la Protection
de
l'Environnement (EPA) de 1993 à 2001 sous l'administration
Clinton. Née en 1955,
elle
a fait des études de Droit à
l'université de Floride et s'est investie dans des
associations
dont Citizen Action pour la défense des consommateurs et de
l'environnement. C'est également une proche d'Al Gore
puisqu'elle fut sa conseillère de 1988 à 1991
lorsqu'il était sénateur.
Pour compléter son équipe "environnement", Barack
Obama a choisi Steven Chu, prix Nobel de
physique et
spécialiste des énergies renouvelables, comme
secrétaire à l'Energie.
Il s'occupera des
questions liées aux énergies et surtout
à la lutte contre le réchauffement climatique. Lisa
Jackson est
nommée directrice de l'Agence de Protection de
l'Environnement alors que Nancy Sutley,
actuellement maire
adjointe de Los Angeles pour l'énergie et
l'environnement, prend la tête du conseil de la Maison
Blanche pour la qualité de l'environnement. Le conseiller en
matière de science et de technologie sera John
Holdren,
militant, professeur et chercheur sur les sciences de l'environnement
et les changements climatiques. Enfin, Jane Lubchenco,
spécialiste en biologie marine, dirigera l'Administration
des océans et de l'atmosphère.
Ainsi Barack
Obama
s'est entouré de spécialistes sur les questions
d'environnement et semble confirmer sa volonté de faire de
la lutte contre le réchauffement climatique
une de ses
priorités. Rappelons que le protocole de Kyoto sur la
réduction des émissions de gaz à effet
de serre n'a toujours pas été ratifié
par les Etats-Unis. Il est à espérer que le
nouveau gouvernement nommé à la Maison Blanche
marquera bien la rupture
annoncée par Barack Obama et
permettra un virage vers une prise de conscience
écologique
et des modes de vie plus durables. On
peut être optimiste, Obama s'est déjà
attaqué au dossier environnement en signant une semaine
à peine après son investiture deux directives :
la première exige que le département des
transports publie d'ici le mois de mars de nouvelles normes
pour
améliorer l'efficacité
énergétique des véhicules,
la seconde demande à l'EPA d'accepter la décision
de l'état de Californie (et des autres états qui
voudraient faire de même) qui souhaite imposer des quotas
plus stricts d'émissions de gaz à
effet de serre.
Alors que nous sommes au cœur de l'hiver,
les oiseaux passent la majeure partie de
leurs journées à rechercher de la nourriture.
Avec le froid, il leur est plus difficile
de trouver les graines, insectes, larves, limaces et petits rongeur
nécessaires à leur alimentation mais qui se
raréfient à cette saison. Pourtant c'est
à cette époque de l'année qu'ils ont
le plus besoin de nourriture afin de résister au froid. Les
oiseaux de nos contrées ont des techniques
pour conserver la chaleur et lutter contre le froid telles que
la thermorégulation (gonflement du plumage), le
rassemblement en groupe pour dormir les uns contre les autres... Mais cela ne suffit
pas toujours lors d'épisodes très froids, de gels
ou de chutes de neige. La destruction de leurs habitats naturels et
l'expansion de l'urbanisation ajoutent encore d'autres
difficultés aux oiseaux dans leur recherche de nourriture.
Une bonne idée en cette saison est donc d'aider les oiseaux
en leur donnant à manger et en leur fournissant des abris
pour se réfugier. Bien sûr il n'est pas question
de leur donner n'importe quoi ni de les rendre dépendants,
l'idée est d'apporter un soutien lors des passages les plus
rigoureux de l'hiver. On peut pour cela
placer des mangeoires et des nichoirs
dans le jardin, à fabriquer soi-même si l'on est
un peu bricoleur ou à acheter dans une jardinerie. Placez
les mangeoires et nichoirs plutôt en hauteur, de
façon à ne pas être accessibles aux
chats. Les espèces les plus communes que vous aurez le plus
de chance d'observer sont les mésanges, les rouge-gorges,
les pinsons, les moineaux, les verdiers, les merles...
Selon les
espèces, la nourriture à donner ne sera pas la
même. Alors que les mésanges et sitelles raffolent
de noix, amandes et arachides (non salées), les rouge-gorges
préfèreront de petites graines tel que le millet.
Les graines de tournesol
sont elles appréciées par bon nombre d'oiseaux.
Le mieux est de diversifier les aliments et de faire plusieurs
mangeoires en y disposant des mélanges de graines et des
boules de graisse et graines. Attention cependant
à ne pas mettre d'aliments salés, de riz non
cuit, de larves de mouches, de noix de coco
séchée ou encore de graines de lin qui sont
dangereux ou mal digérés. Pensez
également à placer
régulièrement un abreuvoir avec de l'eau, en cas
de gel il n'est pas toujours évident pour les oiseaux de
trouver à boire.
Ainsi en plus de pouvoir observer et admirer toutes sortes
d'espèces durant tout l'hiver, vous aiderez les oiseaux
à passer cette dure période et donc à
préserver la biodiversité
qui tend à s'appauvrir de plus en plus. Les oiseaux vous
remercieront d'ailleurs dès le printemps puisqu'ils sont les
alliés du jardinier en chassant insectes et limaces. La
biodiversité des jardins est primordiale, elle assure un
équilibre entre plantes et animaux. De plus, la
diversité de la faune et de la flore évite que
les maladies ou parasites se propagent. De même que pour les
oiseaux, il est important de favoriser la venue d'autres
espèces animales qui seront des auxiliaires de votre jardin
comme les hérissons, les coccinelles, les batraciens, les
lézards... Vous pouvez donc aménager des lieux
favorables à l'accueil de ces animaux : haies, tas de bois
ou pierres, plans d'eau... Votre jardin deviendra alors un
véritable espace de vie où vous aurez tout le
loisir de contempler bon nombre d'animaux.
L'année
2009 commence tout juste, et avec elle vient comme chaque
année son lot de bonnes résolutions qui,
espérons-le, seront vertes et
éthiques. Pour bien démarrer
l'année, nous vous proposons une sélection d'agendas et calendriers
pour le bureau ou la maison, pour y noter ses rendez-vous ou bien
encore ses humeurs et ses pensées. L'agenda ou le calendrier
écolo est bien sûr en papierrecyclé ou issu de
forêts gérées durablement (labels PEFC
ou FSC). Il est aussi non blanchi au chlore et imprimé avec
des encres végétales.
On peut le choisir
thématique et ainsi en profiter pour découvrir
chaque jour une photo, un geste durable, une anecdote... Avec l'Agenda du
Développement Durable par exemple,
vous trouverez plus d'une centaine de questions-quizz et de conseils
pour mettre en pratique des gestes durables au quotidien. L'écoagenda,
lui, vous présente chaque semaine une réalisation
écologique et originale ainsi que les rendez-vous
à ne pas rater (salons et manifestations bio,
éco-habitat, environnement...). Si vous aimez les
belles images, l'agenda utile pour un
développement durable est
illustré par des photographies de Yann Arthus-Bertrand
accompagnées d'informations sur l'état de la
planète. Et pour ceux qui font leur jardin, le calendrier de semis
donne toutes sortes d'indications sur les périodes de semis,
de repiquage, de récolte, les tendances
météorologiques...
Amnesty International nous propose d'autres thèmes au coeur
de son action, en particulier les droits de l'Homme
avec la sortie d'un agenda
à l'occasion des 60 ans de la Déclaration
universelle des droits de l'Homme qui présente les articles
de la déclaration illustrés par des photos du
monde entier. Autres thématiques abordées cette
année : la solidarité
internationale ou encore les femmes du monde.
Ce soir lundi 29
décembre sera diffusé le 38ème
épisode d'Ushuaïa Nature
intitulé "Un jour, la Terre s'est
noyée" et présenté par
Nicolas Hulot depuis les Caraïbes. Ce numéro est
consacré aux îles de la mer des
Caraïbes, près des Bahamas. Si
actuellement la zone des Caraïbes est peuplée
d'îles, en particulier de nombreux petits atolls, cela n'a
pas toujours été le cas. Suivant le rythme du
climat et des différentes périodes de glaciation
et de réchauffement, les terres de cette région
se sont retrouvées tantôt
émergées, tantôt inondées.
De nombreuses espèces se sont éteintes ou se sont
adaptées suite à ces bouleversements
climatiques, notamment il y a 65 millions
d'années lors d'une des extinctions massives qu'a connu la
planète. C'est à cette époque qu'un
changement climatique radical s'est produit conduisant
à l'extinction de la
moitié des espèces vivantes, dont les dinosaures,
et signant la fin de l'ère du Crétacé.
Ushuaïa
vous emmène dans ce reportage des Bahamas au Mexique en
passant par Cuba à la découverte des trésors
biologiques de cette région. Vous y verrez
par exemple des espèces qui ont survécues dans
des niches écologiques tel que le poisson-crocodile tout
droit sorti de la préhistoire. Dans ce numéro
vous pourrez également admirer requins, dauphins et poissons
multicolores de la mer des Caraïbes, les crocodiles de Cuba
vivant dans les eaux douces des îles des Bahamas ou encore
les chauve-souris vampires. De très belles images en
perspective ! D'autant plus qu'on ne sait pas si ces merveilles de la
nature perdureront encore longtemps, les
récifs coralliens étant des zones
fragiles et fortement menacés par les changements
climatiques actuels, ainsi que par diverses pollutions et la
surpêche. Un rapport de
l'Unesco publié en 2005 indiquait que les récifs
coralliens des Caraïbes avaient déjà
perdus presque 80% de leur couverture, et ceux qui restent sont bien
souvent endommagés. Bien que ne couvrant que 0,2% de la
surface des océans de la Terre, les récifs
coralliens abriteraient environ 25% des espèces marines. Si
nous ne voulons pas assister à une nouvelle extinction
massive d'espèces, il est grand temps d'agir !
Diffusion : lundi 29 décembre
2008 à 20h50 sur TF1
Une bonne nouvelle en cette
fin d'année 2008 : le WWF
vient de publier le rapport "Premières
découvertes dans la région du grand
Mékong", fruit de recherches
menées sur 10 ans (de 1997 à 2007), faisant
état de l'identification de 1068 nouvelles
espèces végétales et animales.
Ces recherches, conduites par le programme Grand Mékong du
WWF, ont portées sur les six pays traversés par
le fleuve Mékong : la province du Yunnan au Sud de la Chine,
la Birmanie, le Laos, la Thaïlande, le Cambodge et le Vietnam.
Le Mékong, qui parcourt plus
de 4000 km, reste encore méconnu à
certains endroits de par la difficulté d'accès.
C'est principalement dans des zones de jungle inexplorées et
dans des zones humides que ces nouvelles espèces ont
été découvertes.
Les
espèces présentées par le rapport sont
ainsi réparties : 519 plantes, 279 poissons, 88 grenouilles,
88 araignées, 46 lézards, 22 serpents, 15
mammifères, 4 oiseaux, 4 tortues, 2 salamandres et 1
crapaud. Parmi ces découvertes, certaines sont de taille
comme l'Heteropoda maxima, la plus
grande araignée chasseuse au monde dont les
pattes peuvent atteindre jusqu'à 30 cm de long qui a
été identifiée au Laos en 2001.
D'autres découvertes sont aussi très surprenantes
: le Kha-nyou (Laonastes
aenigmamus), un petit rongeur d'un groupe
d'espèces que l'on croyait éteint depuis 11
millions d'années, a été
repéré dans un marché local au Laos en
2005, ou encore un crotale vert
arboricole (Trimeresurus vogeli)
découvert sous la toiture d'un restaurant dans le parc
national thaïlandais Khao Yai.
Toutes ces
découvertes sont d'importance et sont un signe positif pour
la biodiversité à
une époque où l'on fait (malheureusement) si
souvent état d'espèces qui disparaissent ou qui
sont menacées d'extinction. Le Mékong,
qui selon le WWF est le fleuve le plus riche en
biodiversité (avant l'Amazone), est donc un
véritable trésor biologique qu'il faut conserver.
60 millions de personnes vivent sur les bassins versants de ce fleuve,
la pression des activités humaines
sur le Mékong est ainsi considérable et la
région doit faire face à de nombreuses menaces
écologiques : déforestation, braconnage
et commerce illégal d'animaux (tigres, primates,
éléphants...), pollution de l'eau... Si la
découverte de ces espèces est une bonne
nouvelle, l'enjeu maintenant est de protéger les
éco-systèmes du Mékong et d'arriver
à trouver un équilibre
avec les activités des populations locales.
En parlant de
biodiversité et de forêts, à signaler
pour ceux qui n'auraient pas vu le reportage "Vu du ciel : l'Appel de la
forêt" de Yann-Arthus Bertrand
diffusé mardi dernier qu'il peut encore être
visualisé en VOD sur le site de France 2. Pour le
8ème épisode de la série "Vu du ciel",
le photographe Yann-Arthus Bertrand présente depuis
Madagascar des sujets autour des forêts du monde : de
Madagascar, en passant par le Brésil, le Cameroun ou encore
le Mexique, on découvre des actions menées pour
la préservation des forêts et de la
biodiversité. En effet, si Madagascar
ou l'île rouge est un formidable patrimoine de
biodiversité (80% des espèces y sont
endémiques), elle a subi une déforestation
massive détruisant ou menaçant d'extinction bon
nombre d'espèces. Un reportage intéressant sur
des solutions mises en place pour la sauvegarde de ces forêts
et le développement de nouvelles activités pour
les populations locales. On y voit d'ailleurs l'atelier de fabrication
des huiles essentielles Bio'Mada
créé avec l'aide de l'association L'Homme et
l'Environnement.
L'association
écologique Greenpeace vient de
lancer une nouvelle campagne : Dernière chance avant que
tout se dérègle.
Créée en 1971 à Vancouver au Canada,
l'ONG Greenpeace milite dans le monde entier pour la
protection de l'environnement et compte maintenant
près de 3 millions d'adhérents, dont 110 000 pour
la branche française. Greenpeace mène des
campagnes de sensibilisation et d'actions sur les différents
enjeux liés à la défense de
l'environnement à l'échelle planétaire
: changements climatiques, efficacité
énergétique et énergies renouvelables,
sauvegarde des forêts primaires et de la
biodiversité des espèces, protection des
océans, dissémination des toxiques et substances
chimiques nocives, prolifération du nucléaire et
des OGM... Indépendant de tout
mouvement
politique, gouvernement ou entreprise privée, Greenpeace
garantit un véritable contre-pouvoir
de
défense des générations actuelles et
futures s'appuyant sur l'aide des citoyens.
Pour garder cette
indépendance, l'ONG ne s'appuie donc
financièrement que sur les dons des particuliers. Alors que
nous nous trouvons à une époque cruciale face aux
enjeux environnementaux, notamment à cause des changements
climatiques qui sont le grand défi
à
relever en ce début de siècle, Greenpeace vient
de lancer un appel pour se mobiliser : la campagne "Dernière chance
avant
que tout se dérègle" a
pour objectif de
récolter des dons afin d'agir face
à
l'urgence de la situation. En effet, il faut agir
très vite devant l'accélération et
l'aggravation actuelle des phénomènes climatiques
et des problèmes environnementaux, selon les experts
scientifiques du GIEC (Groupe d'experts Intergouvernemental sur
l'Evolution du climat) la situation se détériore
plus vite que ne laissaient présager les
prévisions les plus pessimistes. A la fin de
l'année 2009, aura lieu le prochain Sommet
pour le
Climat à Copenhague lors duquel les chefs
d'état se réuniront pour décider des
mesures à prendre contre le
dérèglement climatique. Si l'on agit
dès maintenant, il est encore possible de limiter une hausse
dramatique des températures qui entraineraient de multiples
conséquences irréversibles : accroissement des
phénomènes météorologiques
extrêmes, bouleversement des
écosystèmes, désertification,
épidemies, flux migratoires... Plus que jamais il est temps d'agir
!
Comment aider
Greenpeace dans ses actions ? Tout d'abord en faisant un don
qui
servira à soutenir l'ONG dans ses campagnes et à
interpeller les décideurs politiques sur ces questions.
Sachez que tout don
est déductible
à 66% des impôts, ainsi si vous
souhaitez donner 20 euros, il faut choisir un don de 60 euros. Et pour
ceux qui voudraient s'engager encore davantage, des bureaux locaux de
Greenpeace sont présents un peu partout en France, vous
pouvez vous adresser à celui le plus proche de vous pour
devenir bénévole et apporter votre soutien. A
votre échelle, vous pouvez déjà
contribuer à ce que les choses changent et que les
générations futures ne pâtissent pas de
nos erreurs.
Et puisque nous sommes en plein période d'avant
Noël, à signaler également la sortie du "Guide
pour un Noël sans OGM" que vient de
publier
Greenpeace. Dans ce guide, vous trouverez pour les produits
alimentaires classiques que l'on consomme lors des fêtes de
fin d'année (saumons, foies gras, fromages, volailles,
desserts...) un classement des produits avec ou sans OGM : produits en
vert lorsque le fabricant garantit qu'il n'a pas utilisé de
produits OGM ou d'animaux nourris aux OGM, en orange lorsqu'il indique
avoir entamé une telle démarche mais qu'il n'a
pas encore de certification et en rouge pour les produits dont le
fabricant n'a pas répondu ou n'a pas garantit l'absence
d'OGM.
Inakis vous
présente aujourd'hui le portail de l'écotourismeGreen
Club France, lancé en juin 2008. La
communauté Green Club France rassemble professionnels et
amoureux de la nature qui souhaitent faire verdir le tourisme en
France. Le portail propose des services et informations pratiques pour
préparer des vacances écologiques
en France. Comptant déjà plus de 1000 membres, la
communauté regroupe les offres de professionnels
situés en milieu rural ou naturel.
Grâce à ce portail, Green Club France donne ainsi
de la visibilité aux petits professionnels, optimise leur
référencement, traduit leur annonce (le site est
accessible en français ou en anglais) et
crée des fiches descriptives
présentant les offres.
Mais tout d'abord, qu'est-ce
que l'écotourisme et le tourisme
rural ? L'écotourisme, tourisme vert ou
tourisme rural, ce sont différentes appellations pour
désigner un tourisme durable centré vers la
nature et les acteurs locaux. A l'opposé du tourisme de
masse, le tourisme rural vise à faire découvrir
les richesses naturelles, culturelles et patrimoniales
d'une région tout en favorisant le développement
des activités locales. Choisir
l'écotourisme c'est partir explorer un territoire et
rencontrer des acteurs locaux dans le respect de l'environnement et des
cultures. L'objectif de Green Club France est de faire
connaître ces acteurs et les ressources de ces territoires
ruraux. Pour cela, le portail propose un annuaire de
l'écotourisme en France
où vous trouverez des gîtaux ruraux, des
écogîtes, des chambres d'hôtes, des
campings, des restaurants ainsi que des prestataires
d'activités de nature. Pour faire une recherche
dans l'annuaire, vous pouvez choisir la recherche
multi-critères (région, type d'offre, engagement
pour la nature et le local) ou la recherche via une carte touristique
interactive. Les acteurs recensés dans l'annuaire ont
été soigneusement
sélectionnés suivant des critères et
labels du tourisme écologique et solidaire.
Green Club France c'est
également un portail d'informations.
En plus des fiches détaillées sur les offres
d'écotourisme et les prestataires, retrouvez pour chaque
région de France des guides touristiques
avec des informations sur les sites à visiter, les balades
et randonnées intéressantes, les produits du
terroir et l'artisanat... Le blog
de Green Club France est aussi un moyen
d'information plus large et propose des articles sur le tourisme rural,
l'environnement, le développement durable... Les membres de
la communauté peuvent d'ailleurs publier des articles afin
de partager leurs connaissances sur la nature et la culture locales.
Dès le mois de
Janvier, des nouveautés seront
en ligne sur le portail Green Club France. L'annuaire de
l'écotourisme sera en effet enrichi et proposera des circuits
aventure et séjours nature. De nouvelles
options seront également ajoutées telles que des
informations pratiques pour connaître les gares les plus
proches des lieux d'accueil, les dispositions des professionnels pour
les transferts... Alors pour faire verdir
vos prochaines vacances, pensez à Green Club France et
partez à la découverte des territoires ruraux de
France aux richesses naturelles et culturelles innombrables.
Nous vous avions
présenté en novembre dernier le Prix Pinocchio du
développement durable 2008
lancé par l'association Les Amis de la Terre.
L'objectif de cette opération était de
sensibiliser le public autour de la responsabilité sociale
et environnementale des entreprises. Le principe était de
proposer aux internautes de voter pour les entreprises
françaises les moins responsables et ne respectant pas les
droits sociaux et environnementaux fondamentaux. 12 entreprises ont
été ainsi "nominées" dans 3
catégories (droits humains, environnement et green washing).
Pour chacune d'elle, Les Amis de la Terre présente les
activités de l'entreprise et en quoi elle est
très loin de respecter les principes du
développement durable. Les internautes avaient alors la
possibilité de désigner pour chaque
catégorie l'entreprise qu'il pensait la moins responsable...
Hier 16
décembre, une cérémonie publique
organisée par l'association a eu lieu pour l'annonce des 3
lauréats de cette année. 4193
personnes ont participé à l'édition
2008 du Prix Pinocchio. Dans la catégorie "Droits
humains", c'est le groupe Louis Dreyfus
qui a été élu, une multinationale dont
les activités principales consistent en le négoce
et la commercialisation de produits de base agricoles et
énergétiques, le transport et l'armement
maritime, les télécommunications... Cette
entreprise doit son prix pinocchio du fait des conditions de travail
proches de l'esclavage et de l'exploitation présentes dans
des plantations de canne à sucre et d'usines de
transformation d'ethanol dans la
région du Mata Grosso do Sul au Sud-Ouest du
Brésil. Elle y emploie 13000 indigènes,
principalement de l'ethnie Guarani, dans des conditions
déplorables (accidents, salaires impayés,
insalubrité des locaux...). Et c'est sans compter les
problèmes de déforestation engendrés
par la monoculture de canne à sucre pour la production de
biocarburants....
La
société Areva
remporte le Prix Pinocchio dans les deux autres catégories
(environnement et greenwashing) ! Elle est lauréate dans la
catégorie "Environnement"
suite aux évènements survenus cet
été à la centrale de Tricastin
où 75 kilos d'uranium avaient été
rejetés dans les cours d'eaux alentours,
dépassant les seuils de radioactivité maximum.
Une série de dysfonctionnements avaient également
eu lieu dans les semaines suivantes mettant en doute la
sureté de la centrale et des installations
nucléaires en général. Si Areva est
aussi lauréate de la catégorie "Greenwashing",
c'est à cause de son slogan "Nos énergies ont de
l'avenir. Un avenir sans CO2" publié dans son rapport
développement durable 2007 et donnant l'impression que le
nucléaire serait la solution contre le
réchauffement climatique. Ce qui n'est absolument pas
justifié puisque les émissions de
CO2 dûes aux centrales nucléaires
sont loin d'être négligeables et la pollution de
ce type d'énergie reste un problème insoluble
à l'heure actuelle.
A Montpellier
ce week-end, se tiendra le salon Bio Harmonies
du 5 au 7 Décembre. Ce salon accueille chaque
année des exposants sur les thèmes de
l'agriculture biologique, de l'environnement, du commerce
équitable, du bien-être... Pour cette
édition 200 participants seront présents. Un Marché
Bio regroupera les producteurs biologiques, vous pourrez
y
découvrir et déguster nombre de produits bio et
du terroir : fromages, chocolats, produits de la ruche, vins, huiles,
céréales, pains et biscuits, épicerie,
thés et cafés, fruits et légumes...
Les autres exposants du salon proposeront des produits
naturels, éthiques et écologiques
dans
divers domaines : la mode éthique
(vêtements en soie d'Eyos,
en coton
biologique et équitable de Pachama
ou de
l'Or des Incas, en alpaga de Pure Laine...), la santé et le
bien-être (huiles essentielles bio Florame,
produits naturels
Les Anes d'Autan, compléments alimentaires d'Isis Garden,
appareils de massage...), l'artisanat, l'habitat et le jardin
écologique (poêles à
bois,
matériaux naturels et sains, semences...), associations
(Greenpeace, Kokopelli, Unicef, Nature &
Progrès...)... Le salon est certifié par
l'organisme Ecocert, partenaire de
l'évènement.
Bio Harmonies c'est aussi tout un programme de conférences
et ateliers durant 3 jours : plus de 50
conférences autour des thèmes de l'alimentation
bio, de la santé au naturel, du bien-être et de la
relaxation... et une vingtaine
d'ateliers cuisine, massages, fabrication de cosmétiques,
méthodes de relaxation... A noter plusieurs
conférences d'envergure, notamment "Quel
avenir
pour l'agriculture ?" de Philippe
Desbrosses
sur les enjeux alimentaires et environnementaux du 21ème
siècle et "Plantes et animaux entre
diversité et industrie" de Jean-Pierre
Berlan sur les OGM et le brevetage du vivant. Un espace
de
restauration et buvette est également
prévu avec des produits bio du monde entier (on y mange
d'ailleurs très bien !).
En cette
période d'avant Noël, Bio Harmonies
est l'occasion de trouver plein d'idées de cadeaux éthiques et
écologiques. Alors
peut-être
nous croiserons-nous ce week-end à Bio-Harmonies !
Autre salon à voir ce week-end, la première
édition de St
Nicolas Bio à Strasbourg qui
comptera
plus de 200 exposants répartis sur plusieurs espaces :
gourmandises bio, vins bio, cuisine énergétique,
bien-être, beauté naturelle, enfants,
santé, mode éthique, maison
écologique, éditions et loisirs. Tout comme
à Bio Harmonies, un programme de conférences et
ateliers autour de ces thèmes est organisé.
Pour info : Bio Harmonies a lieu du 5
au 7
Décembre de 10h30 à 19h30 au Parc
des Expositions de Montpellier. Bus : ligne 28 -
arrêt Parc Expo. Programme sur le site
de Goral Expo, organisateur du salon. St Nicolas Bio se tiendra du 5
au 8
Décembre de 10h à 20h au Parc
des expositions du Wacken à Strasbourg.
Tramway :
ligne B - arrêt Wacken. Plus d'infos sur le site
de St Nicolas Bio.
Chaque annnée
depuis 2002, les Rubans du
développement
durable récompensent des collectivités
territoriales s'étant distinguées
par
leur politique en matière d'environnement et de
développement durable. Organisée par
l'association des maires de France, l'association des maires de grandes
villes de France, le Comité 21 et Dexia, cette
opération décerne aux lauréats un label
national qui pourra être affiché
à l'entrée de ces collectivités. Pour
les Rubans du développement durable 2008, le jury de
sélection était présidé par
Jean-Marie Pelt (président de
l'Institut
Européen d'Ecologie) et composé de
représentants des différents partenaires des
Rubans (Ademe, PNUE, DIACT, CNFPT...).
Le palmarès 2008
a été annoncé le 27 Novembre
à l'occasion du 91ème Congrès des
maires et présidents de communautés de France, 13
collectivités territoriales ont
été labellisées : 5 communes (Avignon,
Beynat, Bordeaux, Echirolles, Pessac), 6 structures intercommunales
(Grand Alès en Cévennes, Grand Nancy, Mulhouse
Sud Alsace, Pays de Pervenchères, Pays des Landes de
Gascogne, Syndicat d'aménagement du Trièves) et 2
conseils généraux (conseil
général du Finistère, conseil
général de la Haute-Vienne). Les
critères de sélection sont l'organisation et la
conduite de la politique territoriale de développement
durable, la vision stratégique et le plan d'actions et les
actions réalisées. Des collectivités
peuvent être labellisées pour leur politique
globale prenant en compte le développement durable, par la
mise en place d'un agenda
21 par exemple qui
regroupe un ensemble d'actions touchant à tous les domaines
d'intervention d'une collectivité. Cette année
c'est le cas de plusieurs collectivités (Bordeaux, Grand
Alès, Finistère...) qui ont choisies
d'établir un plan d'actions couvrant l'ensemble de la
politique de développement du territoire. D'autres
collectivités ont ciblé davantage leur action sur
un domaine précis, comme la Communauté de
Communes du Pays de Pervenchères qui s'est investi dans la construction
durable et HQE (Haute Qualité
Environnementale)
avec plusieurs projets dont le premier vient de s'achever (construction
d'un pôle scolaire et d'une médiathèque
respectant 14 cibles HQE).
Ce label sera désormais délivré tous
les deux ans, les prochains lauréats des Rubans du
développement durable seront donc
désignés en 2010.
Ce lundi 1er
Décembre a lieu la Journée
mondiale de lutte
contre le sida, organisée chaque
année depuis 20 ans.
C'est dans le cadre de la Campagne mondiale contre le sida,
menée par l'ONUSIDA(programme
des Nations Unies de lutte contre le VIH/SIDA), que cette
journée se déroule dans le monde entier. Depuis
1988, cette campagne orchestre des actions afin d'informer et d'enrayer
l'épidémie mondiale de ce virus, un des
problèmes sanitaires mondiaux des plus dramatiques. Si les
efforts produits ont déjà permis de ralentir sa
propagation dans nombre de pays et d'améliorer les soins
existants, il reste beaucoup de chemin à parcourir pour
arriver à stopper l'épidémie. Notamment les
pays
les plus touchés demeurent les plus pauvres, ayant le moins
accès aux services de prévention et aux soins
médicaux. Tous les deux ans, l'ONUSIDA publie un rapport sur
la situation mondiale de l'épidémie du SIDA, le
dernier rapport date de Juillet 2008. Il apparaît que l'Afrique
subsaharienne est toujours la région la plus
durement touchée au monde, elle concentre en effet 67%
des personnes atteintes par le VIH/SIDA et 72%
des
décès dus à ce virus.
Au
niveau mondial, le nombre de personnes vivant avec le VIH
était estimé à 33
millions
en 2007, ce qui reste considérable.
Même si
aucun remède n'a pour l'instant été
découvert contre le virus du sida, les progrès en
terme de traitements sont déjà importants. Le
nombre de personnes dans les pays pauvres ayant accès
à des médicaments antirétroviraux a
été multiplié par 10 an six ans,
permettant d'améliorer la qualité et
l'espérance de vie de ces malades. Bien sûr
l'action la plus efficace est toujours la prévention et donc
de bien se protéger lors de rapports sexuels. Le préservatif
est devenu incontournable, en particulier tant qu'une relation n'est
pas stable et durable. Se protéger oui, mais pas n'importe
comment ! Saviez-vous que beaucoup de préservatifs
sont fabriqués en latex synthétique ou
autres matières telles que le polyuréthane,
toutes deux non biodégradables
? De
plus, la plupart sont enrichis de substances
chimiques (conservateurs, stabilisants,
arômes...)
pouvant provoquer irritations et allergies.
Préférez donc les préservatifs en
latex naturel et ne contenant aucun
additif chimique.
C'est le cas par exemple des préservatifs de la marque
RFSU. Il en est de même pour les lubrifiants,
adoptez ceux en version naturelle, plus sains et plus respectueux de
l'environnement. Une idée originale lancée par la marque
Pants To Poverty : lorsque vous achetez un boxer en coton biologique et
équitable du modèle "boxer condom",
un préservatif en latex naturel vous est offert et
1£ est reversée à l'association
Treatment Action Campaign luttant contre le sida en Afrique du Sud.
A l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida
qui aura lieu ce 1er Décembre, sur le thème cette
année "Mener - Responsabiliser - S'activer",
les organisations engagées sur les programmes de
prévention du sida ont prévu des manifestations
partout dans le monde afin de sensibiliser le plus de personnes
possibles et de faire réagir les institutions. Le programme
est disponible sur le site du World
AIDS Day 2008.
Autre salon d'envergure
à visiter ce week-end, Naturissima
le salon
de l'environnement et de la vie au naturel qui se
déroule à Grenoble du 29 Novembre jusqu'au 7
Décembre. 200 exposants seront présents qui,
comme chaque année, ont été
sélectionnés par un jury suivant des
critères précis : labels biologiques et
écologiques, commerce équitable,
matières premières utilisées,
éthique, conditions de production... Tous les secteurs en
rapport avec le développement durable, l'environnement,
l'écologie, la consommation responsable, l'agriculture
biologique... seront au rendez-vous. De l'alimentation biologique et
équitable à la mode éthique, en
passant par les produits de beauté et de
bien-être, les énergies renouvelables, les
matériaux pour un habitat sain, les offres
d'éco-tourisme, les transports écologiques vous
trouverez certainement votre bonheur.
Cette
année, Pierre Rabhi est
président d'honneur du salon Naturissima 2008 et donnera une
conférence le samedi 29 Novembre à 14h sur "La
Sobriété heureuse". Ne ratez pas,
si
vous en avez la possibilité, l'occasion d'aller
écouter ce passionnant et si humble agriculteur, auteur,
philosophe... qui est un des pionniers de l'agriculture
écologique et a fondé l'association Terre
& Humanisme. Entre
l'Ardèche, le
Maghreb et l'Afrique de l'Ouest, il oeuvre au sein de cette association
à la mise en place de projets de développement de
l'agroécologie. D'autres conférences sont
également au programme de Naturissima, organisées
par la Maison de la Nature et de l'Environnement en Isère,
notamment "Réparer la Planète, la
révolution de l'économie positive"
de Maximilien
Rouer, président du cabinet de conseil
BeCitizen.
Au programme
culturel, plein d'autres animations, expositions, ateliers
et projections de films (Nos enfants nous accuseront
de Jean-Paul Jaud entre autres) sont prévus sur toute la
durée du salon. Un forum des associations
écologiques est aussi organisé les 29-30 Novembre
et du 5 au 7 Décembre (LPO, Greenpeace, Nature &
Progrès, les Amis de la Terre...). Un concours par tirage au
sort aura lieu lors du salon et mettra en jeu deux vélos
dont un Vélo à Assistance Electrique.
Pour info :
Le salon Naturissima a lieu du
samedi 29 novembre au
dimanche 7 décembre 12h
en semaine et de 10h
à 20h le week-end
(nocturne le 5
décembre jusqu'à 22h30), à Alpexpo
à Grenoble. Tram : ligne A -
arrêt
pôle-Sud Alpexpo. L'entrée donne
également droit de visite à Artisa (le salon des
métiers d'art) qui a lieu à Alpexpo aux
même dates.
Pour les gens
habitant plus au centre de la France, a
également lieu le salon bio &
bien-être Respire à
Clermont-Ferrand du 28 au 30 Novembre. 140 exposants y participeront
sur les thèmes de l'alimentation et des vins bio, du
commerce équitable, de l'habitat naturel, des
énergies renouvelables, de la santé... Tout comme
à Naturissima, un programme de conférences sur la
biodiversité, les énergies,
l'éco-construction... Plus d'informations sur le site du
salon Respire.
Pour info :
Le salon bio & bien-être Respire
se tient du vendredi
28 au
dimanche 30 Novembre de 10h
à 19h au centre d'expositions et
de
congrès Le
Polydôme à
Clermont-Ferrand.
Le film documentaire "Mâles
en péril", diffusé sur
Arte
le mardi 25 Novembre à 21h, relate l'enquête
menée par les réalisateurs Sylvie
Gilman et Thierry de Lestrade sur les substances
chimiques qui menaceraient notre santé, en
particulier la fertilité masculine. Ce documentaire a
reçu le Prix Europa 2008, festival qui récompense
des productions européennes de
télévision ou de radio. L'enquête de
ces journalistes débute par quelques questions : pourquoi
depuis 50 ans la production de spermatozoïdes chez l'homme a
t-elle diminué de 50% ? pourquoi le nombre de cancers du
testicule ne cesse t-il d'augmenter ? ainsi que le nombre de
malformations congénitales de l'appareil reproducteur
masculin ? pourquoi certaines espèces animales se
féminisent-elles et d'autres deviennent-elles de
plus en plus stériles ? A toutes ces questions, de plus en
plus de scientifiques évoquent l'effet néfaste de
substances chimiques, présentes dans notre quotidien, qui
agiraient comme perturbateurs endocriniens.
En
agissant sur le système hormonal des hommes ou d'animaux,
ces produits chimiques entraine une féminisation du monde et
mettent en danger la fertilité de ces
espèces. Parmi les substances
incriminées, on retrouve PCB, pesticides, phtalates,
bisphénol A, retardateurs de flamme, DDT... qui sont des
composés chimiques présents partout autour de
nous : cosmétiques, matières plastiques,
emballages alimentaires, jouets...
Durant cette
enquête, Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade
ont rencontré de nombreux scientifiques et
représentants de l'industrie chimique que l'on pourra
retrouver dans le documentaire. Le focus est mis plus
particulièrement sur quelques substances faisant beaucoup
parler d'elles depuis un certain temps : phtalates,
bisphénol A et distilbène. Le bisphénol
A, nous avions déjà
abordé le sujet, est un
oestrogène synthétique utilisé dans la
fabrication de plastiques transparents (bouteilles d'eau, biberons...)
et de résines époxy (boîtes de
conserve). De nombreuses études ont montré les
dangers de ce composé chimique sur la santé
humaine, et notamment sur les
nouveaux-nés.
Les phtalates
sont également utilisés dans la fabrication de
matières plastiques (tel que le PVC), ce sont des additifs
chimiques servant à donner de la flexibilité aux
matériaux; ils sont aussi employés comme agents
fixateurs dans les produits cosmétiques. On trouve
des
phtalates dans d'innombrables produits : isolants pour
câbles, produits pour l'automobile, matériaux
médicaux, emballages alimentaires, revêments de
planchers et murs, jouets, cosmétiques... Enfin le distilbène,
aussi un oestrogène synthétique, était
un médicament prévenant les fausses couches
fortement pescrit des années 1950 à 1980
à l'origine de nombreuses malformations génitales
chez les enfants dont les mères en ont consommé.
Les nouveaux-nés et enfants sont d'ailleurs
exposés à de multiples autres substances, comme
le TBT (tributylétain), le polyacrylate de sodium ou encore
le benzol, autant de composés chimiques que l'on retrouve
par exemple dans les gels absorbants des couches jetables... La
solution : utiliser des couches lavables
en matières naturelles !
La réglementation
européenne REACH
sur les substances chimiques, signée en 2006, devrait
permettre de limiter à l'avenir l'utilisation de produits
chimiques toxiques pour la santé humaine ou l'environnement.
Sur plusieurs échéances jusqu'à 2018,
les industriels devront déclarer toutes les substances
chimiques dangereuses employées parmi une liste de 30000
composés répertoriés par REACH. Cette
réglementation est déjà une
très grande avancée dans le domaine, mais devra
être améliorée et renforcée
selon les associations écologiques pour être
véritablement efficace. Le reportage de Sylvie Gilman et
Thierry de Lestrade est l'occasion d'en apprendre un peu plus sur tous
ces scandales de l'industrie chimique. La diffusion du
documentaire
sera suivie d'un débat avec
Nathalie
Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat à
l'Ecologie, le professeur Andreas
Kortenkamp (responsable du service de
toxicologie de l'université de Londres) et
François Veillerette, président du Mouvement pour
le droit et le respect des générations futures.
Et pour un avant-goût, plusieurs extraits vidéos
de "Mâles en péril" peuvent être
visionnés sur le site d'Arte.
Pour info :
Film documentaire "Mâles
en péril" de Sylvie Gilman et
Thierry de
Lestrade diffusé mardi
25 Novembre à
21h sur Arte (en
savoir plus).
Ce week-end a lieu la 6ème
édition
du Festival du livre et de la presse d'Ecologie
qui
se déroule pour la première fois au Centquatre
(ou 104), le nouveau centre culturel et artistique de la ville de
Paris. L'évènement, organisé
par une équipe de bénévoles avec le
partenariat de nombreuses associations et éditeurs
écologiques, doit rassembler auteurs, éditeurs,
illustrateurs, photographes... spécialisés dans
les domaines de l'environnement, la nature, l'écologie, la
consommation responsable... Le thème conducteur de
cette année sera "Manger sain, un droit pour
tous !".
Retrouvez sur les stands de la librairie du festival,
divisée en un espace adulte et un espace jeune public, plus
de 50 auteurs, éditeurs, associations...
qui présenteront et dédicaceront leurs
dernières publications. De nombreux ateliers et lectures
sont notamment prévus pour les enfants. Rencontrez parmi les
stands présents des revues et magazines
alternatifs(Le Nouveau Consommateur, Ekwo,
Passerelle Eco,
Alternatives Economiques, L'âge de faire...), des associations
écologiques (4D, Slow Food, Kokopelli,
Artisans du
Monde...et les associations membres de l'Alliance telles que
Greenpeace, Les Amis de la Terre, WWF...) et de nombreux
auteurs (Philippe Desbrosses, François Couplan,
Marie-France Corre, Stéphanie Mariaccia...).
Plusieurs conférences
et débats sont également au
programme
durant les deux jours du festival : conférence d'ouverture
"Pour une sécurité alimentaire et
environnementale" d'Edgard Pisani, projection et débat
autour du film "Le monde selon Monsanto" de
Marie-Monique Robin,
conférence "Quel avenir pour la planète et pour
l'espèce humaine ?" de Jacques Point, débats
"L'agriculture, aujourd'hui et demain", "Le plaisir est-il dans notre
assiette ?" et "Consommateurs : captifs ou actifs ?". Un Comptoir
des
formations et des métiers d'environnement est
aussi
invité sur le lieu du festival afin d'informer
étudiants, parents, personnes en recherche d'emploi ou de
reconversion, en particulier autour de tables d'échanges
avec des professionnels et conseillers d'orientation.
A la clôture du festival, deux prix seront remis par un jury
: le Prix Jeunesse du Festival 2008 pour
le livre
jeunesse
évoquant le mieux l'écologie et la protection de
l'environnement et le Prix littéraire 2008 de
l'Alliance
pour la Planète qui récompensera
un
ouvrage de
fiction ou documentaire sur l'environnement. Ainsi en 2007, les prix
avaient été décernés au
livre jeunesse "Le développement durable
à petits
pas" de C. Stern et P. Paicheler et "Une écologie
humaniste"
de G. Clément et L. Jones. En 2006, le prix jeunesse avait
récompensé "Animaux en danger !" de A. Mills et
le prix de l'Alliance avait été
remporté par "Nouveau tour du monde d'un
écologiste" de J-M Pelt.
Pour info :
L'édition 2008 du Festival du livre et de la
presse d'Ecologie a lieu les samedi
22 (de 13h
à 19h30) et dimanche 23 (de 11h à 19h15) Novembre,
au centre le "Centquatre",
104 rue d'Aubervilliers ou 5 rue
Curial, à Paris 19ème.
Métros : Stalingrad (lignes 2 et 5) ou Riquet (ligne 7).
L'entrée est libre, un espace buvette et restauration sont
prévus. Plus d'infos et le programme complet sur le site du
festival.
La Commission
Européenne vient de lancer Farmland,
un jeu éducatif en ligne sur l'élevage
des animaux de ferme. Destiné aux enfants de 9
à 12 ans, Farmland est un jeu s'appliquant
à sensibiliser sur le bien-être des animaux
d'élevage et sur le choix des denrées
alimentaires. Le jeu vise à faire découvrir aux
enfants pour chaque type d'élevage (volailles, moutons,
boeufs, cochons...) les bonnes pratiques à mettre en place
pour assurer le bien-être des animaux
(santé, alimentation, espace...), cela
présenté de manière interactive et
amusante. Pour jouer, il suffit de se rendre sur le site de Farmland
puis de naviguer parmi les différents bâtiments de
la ferme. Dans chaque bâtiment, une mission sous forme de jeu
est proposée pour laquelle il est possible de
choisir parmi trois niveaux de difficulté (facile, moyen,
difficile) et qui permettra de gagner des points
d'expérience. Les jeux abordent à chaque fois un
aspect du travail d'éleveur et sont basés sur les
gestes à effectuer pour que les animaux se sentent bien et
fournissent des produits de la meilleure qualité possible.
Farmland est plutôt amusant et peut être un bon support
éducatif pour amener à des
activités et discussions avec les enfants plus approfondies
sur le sujet. Sur le site, on trouve également des explications
plus détaillées que dans les jeux sur les
différents types d'élevage et les normes
européennes. On peut juste regretter que le jeu n'aille pas
plus loin en présentant l'élevage
labellisé agriculture biologique,
même si c'est déjà un premier pas vers
un élevage plus respectueux des animaux.
Les jeux
éducatifs c'est aussi le domaine de
prédilection des éditions Bioviva
qui créent depuis 1996 des jeux de
société sur la nature et
l'environnement.
La démarche de Bioviva s'inscrit tout à fait dans
l'esprit de développement durable, de la conception
à la réalisation des produits. Les jeux Bioviva
sont fabriqués à partir de matières
naturelles recyclées, recyclables ou certifiées
pour une gestion durable des ressources (bois et papier
labellisés PEFC ou FSC). Présentés
sous forme ludique, les informations données dans ces jeux
restent toujours basées sur des faits scientifiques et
permettent aux enfants de découvrir les merveilles de la
nature, l'importance de protéger la planète et de
respecter les autres... tout en s'amusant ! Plusieurs gammes de
jeux sont proposés, pour tous les âges : Enfance
et Nature (découverte pour les 3 à 6 ans), Nomade
(jeux de cartes à emporter partout), Aventure (jeux de
plateaux à partir de 7 ans), Famille (jeux pour toute la
famille pour tester ses connaissances sur la planète),
Ti'bois (jeux d'adresse en bois certifié) et
Défis Nature (découverte des animaux sauvages).
Pour découvrir la nature française, "Nature Sauvage"
vous invite à explorer la faune, la flore et les paysages de
nos régions. Les plus aventuriers aimeront "Mission Jungle"
qui vous emmène au plein coeur de la jungle où
vous devrez surmonter diverses épreuves. Et pour les plus
petits, pourquoi pas "La forêt
enchantée" ? la dernière
création de Bioviva qui privilégie les notions
d'entraide et d'échange entre les joueurs dans un univers
magique.
Puisque c'est bientôt Noël,
voilà plein de bonnes idées de
cadeaux ludiques
et intelligents pour les enfants qui pourront apprendre
et
s'amuser en même temps ! Ce sont eux qui
formeront
la société de demain, alors il n'est jamais trop
tôt pour leur faire découvrir les merveilles de
notre planète et la nécessité de la
protéger.
La Région
Ile-de-France organise le 26ème
Festival International du Film d'Environnement qui
aura lieu au
cinéma La Pagode à Paris du 19 au 25 Novembre.
Gratuit et ouvert à tous, le festival présentera
89 films (documentaires, fictions, courts
métrages...) de 37
pays différents autour des thèmes de
l'environnement et de l'écocitoyenneté. Suite au
succès du film "Une vérité qui
dérange" d'Al Gore sur l'urgence écologique, de
nombreux films ont vu le jour. L'équipe du festival a
sélectionné 89 films parmi 2000
propositions, dont 46 d'entre eux concourront pour l'un des 6
prix décernés par un jury de
spécialistes de l'environnement et du cinéma
à l'issue du festival.
Les films présentés aborderont des
sujets
d'actualité allant des problèmes de pollutions
diverses (Addicted to plastic, Dégazez y'a rien à
voir, Digital Cemeteries...) au réchauffement
climatique
(Global warming, Tara - voyage au coeur de la machine climatique) en
passant par les dangers sanitaires (Agent orange a
personal requiem,
Gift im Angebot, I am because we are...), les ressources
naturelles
(Canada - l'appel de la forêt, The perfect reef, Disparition
des abeilles - la fin d'un mystère, Crude...) ou encore la
pauvreté (8 Le film, La fin de la
pauvreté ?...).
Si beaucoup de ces films dénoncent les désastres
écologiques actuels et les dangers pour l'Homme et
l'environnement de certains de nos agissements, ce qui est bien
sûr indispensable, d'autres films s'attachent à
dépeindre des initiatives positives en
faveur de
l'environnement ou des modes de vie alternatifs. C'est par exemple le
cas du film français "BNB - Bonheur National Brut"
faisant
le portrait de gens inventant de nouvelles façons de vivre
et de travailler, sans nuire à l'environnement. C'est
aussi
le cas du film "Artisans du changement" qui relatent
différentes initiatives d'entreprises durables à
travers le monde. Les enfants ne sont pas oubliés durant ce
festival puisque deux films leur sont adressés : "Les ailes
pourpres - le mystère des flamants", film documentaire de
Disney Nature et "Mia et le Migou", film d'animation de
Jacques-Rémy Girerd.
Pour la plupart des
films projetés, les
réalisateurs seront présents
pour des discussions
avec le public. Des conférences et plusieurs
débats sont également prévus,
notamment le 24 Novembre une journée spéciale est
organisée pour les 400 ans de Québec pour
laquelle une sélection de films
québécois sera diffusée et
à cette occasion Hubert
Reeves donnera une conférence sur "Le
4ème choc".
Bref un programme très riche pour ce 26ème
Festival du Film d'Environnement qui promet d'être fort
intéressant !
Pour info :
Le Festival du Film d'Environnement a lieu du 19 au 25 Novembre
au cinéma La
Pagode, 57 bis rue de Babylone, 75007
PARIS (Métro St François
Xavier (ligne
13), bus : 87 – 82 – 92, parking public : Esplanade
des Invalides). L'entrée à toutes les
séances et débats est libre et gratuite
(dans la
limite des places disponibles). Le programme complet
est consultable
sur le site du festival.
Cette semaine ce
n'est pas seulement la semaine de la
solidarité internationale, c'est aussi la 1ère semaine des
énergies renouvelables, du bâtiment et de la
maîtrise de l'énergie
organisée par l'ADEME. L'Agence
de
l'Environnement et de la maîtrise de l'Energie (Ademe),
dépendant des ministères de l'Ecologie, de
l'Energie, du Développement Durable et de
l'Aménagement du territoire et de l'Enseignement
supérieur et de la Recheche, a pour mission d'observer et
d'informer en matière d'énergie et
d'environnement. Suite aux conclusions du Grenelle de l'environnement,
elle met en place cette première édition de "Energie
: changeons d'ère !", la semaine des
énergies renouvelables, du bâtiment et de la
maîtrise de l'énergie qui a lieu du 17
au 22 Novembre à Paris La Défense.
En Mars 2007, les
chefs d'Etat de l'Union Européenne
s'étaient mis d'accord sur trois grands objectifs pour 2020
: diminuer de 20% des émissions de gaz
à effet de serre (par rapport à
1990),
porter à 20% la part des énergies
renouvelables dans la consommation d'énergie
totale de l'UE et améliorer l'efficacité
énergétique afin
d'économiser 20% de l'énergie produite. A l'heure
actuelle, certains points de ce paquet "énergie-climat" sont
toujours en discussion entre les différents états
membres, notamment sur la question des énergies
renouvelables. Une directive européenne
définitive pourrait être signée d'ici
la fin de l'année. C'est dans ce contexte que s'inscrit la
semaine des énergies renouvelables, du bâtiment et
de la maîtrise de l'énergie de l'Ademe.
L'évènement
doit réunir des
professionnels et collectivités autour de colloques et
conférences sur ces problématiques (programme complet
sur le site de l'Ademe). Une journée grand public est
prévue le samedi 22 Novembre sur le thème de "La maison économe"
avec des tables rondes, projections de films et
démonstrations pratiques. En parallèle, le CLER
(Comité de Liaison Energies Renouvelables) organise des
porte-ouvertes les 22 et 23 Novembre partout en France sur des sites
équipés en énergies renouvelables (programme
sur
le site du CLER).
D'ailleurs
où en est-on en France et en Europe à
propos des énergies renouvelables
?
Selon le baromètre EurObserv'ER (observatoire des
énergies renouvelables), le dernier bilan de 2006 indiquait
6,9% d'énergies renouvelables dans la
consommation
totale d'énergie au niveau de l'Union Européenne (6,33%
en France, mais seulement 0,9% si l'on ne
compte
pas l'énergie hydraulique). Les objectifs de 2020 sont donc
encore bien loin... Géothermie, énergie solaire,
éolien, biomasse... c'est par la combinaison de toutes ces
énergies, une meilleure efficacité
énergétique et une diminution de notre
consommation qu'il sera possible de faire face à
l'épuisement des ressources et aux changements
climatiques.
Aujourd'hui 15 Novembre
commence la semaine
de la solidarité internationale qui
doit
durer jusqu'au 23 Novembre. L'évènement est
organisé par un collectif d'associations (dont Amnesty
International, Artisans du monde, Oxfam, Max Havelaar, Peuples
solidaires...) chaque année depuis 1997. Plus de 5000
animations sont prévues dans toute la France
durant cette semaine afin de sensibiliser à la
solidarité internationale et de proposer des pistes pour
agir en citoyen solidaire. Les
thèmes
abordés seront le commerce équitable, le respect
des droits humains, le tourisme solidaire, l'engagement en tant que
volontaire, la protection de l'environnement, la santé...
Pour
découvrir les actions menées par les
associations du réseau à l'origine de la semaine
de la solidarité internationale, des animations originales
sont organisées (marchés équitables,
expositions, projections de films, concerts, repas, échanges
culturels...), vous trouverez le programme
complet et des informations
détaillées sur le site
dédié.
Le développement durable dont
l'idée est de concilier social, environnement et
économie est au coeur des thèmes à
l'honneur cette semaine. En effet, la solidarité
internationale est un élément essentiel
à prendre en compte pour faire face aux enjeux mondiaux
actuels en terme d'écologie et de développement.
Sans solidarité ni équité, on ne peut
espérer de développement durable. Un des points
importants de la solidarité internationale est bien
sûr le commerce équitable,
au
vu de l'importance du commerce dans les échanges
internationaux. Choisir des
produits issus du commerce équitable
c'est encourager des échanges plus justes, soutenir les
petits producteurs des pays du Sud et promouvoir le respect des droits
sociaux. La solidarité peut aussi s'exprimer dans notre
façon de voyager, l'écotourisme ou tourisme
solidaire se développe de plus en plus et se
veut
porteur d'un tourisme respectueux des populations locales et de
l'environnement. Pour s'engager encore plus, on peut même
décider de s'engager comme volontaire
pour des missions sociales, environnementales... à court ou
plus long terme. Une manière d'allier solidarité,
échanges et découverte d'un pays et de nouvelles
cultures.
Dans le cadre de
cette semaine de la solidarité
internationale, des manifestations à l'échelle
nationale sont également prévues en
parallèle. Ainsi a lieu la 2ème
édition du festival de films Alimenterre,
qui a débuté le 3 Novembre, propose des
projections de films sur la thématique
générale "Des images et des mots sur les
désordres alimentaires du monde". Novembre c'est aussi le "Mois
de l'économie sociale et solidaire en France",
évènement national autour de
l'économie solidaire.
La solidarité est l'affaire de
tous,
alors cette semaine est l'occasion d'en apprendre un peu plus sur les
initiatives existantes et les acteurs de la solidarité
internationale. Et comme le dit si bien le slogan de cet
évènement : "Le monde bouge... et
vous ?"
L'association
Les Amis de la Terre vient de lancer le prix
Pinocchio du développement durable 2008.
Il ne s'agit pas d'une occassion de décerner des
récompenses pour des initiatives allant dans le sens d'un
développement durable, mais au contraire de
dénoncer les entreprises en contradiction entre leurs
discours et leurs pratiques. Les Amis de la Terre est une assocation
française créée en 1970 menant des
actions pour la protection de l'Homme et de
l'environnement.
Les campagnes qu'elle mène concernent les changements
climatiques, la protection des forêts tropicales,
l'agriculture biologique, les énergies propres et durables,
la consommation responsable...
Le Prix Pinocchio du développement durable a
été organisé afin de sensibiliser sur
la responsabilité sociale et environnementale
des
entreprises. En effet, bien des entreprises surfent sur
la
"vague développement durable" et affichent à
grand renfort de campagnes publicitaires des principes de respect de
l'environnement, de l'homme.... alors que dans la
réalité leurs actions sont bien tout autre. Ce
qui a d'ailleurs comme conséquence de
décrédibiliser le concept de
développement durable, souvent employé
à tort et à travers. L'idée du Prix
Pinocchio est donc de dénoncer ces entreprises en
contradiction avec l'image qu'elles donnent. Douze cas concrets
d'entreprises françaises aux activités ne
respectant pas les droits sociaux et environnementaux, en particulier
dans les pays du Sud, sont présentées.
Réparties en 3 catégories, ces entreprises
"concourent" pour un des trois Prix Pinocchio : Droits
Humains
(violation des droits humains ou sociaux), Environnement
(impacts environnementaux) et Greenwashing
(campagne publication abusive). Les internautes sont invités
à voter sur le site de l'opération
pour chacune des catégories proposées et le 16
Décembre une cérémonie publique est
organisée par Les Amis de la Terre pour décerner
les prix.
Le sujet est des plus sérieux, car c'est en utilisant
abusivement une idée que l'on finit par lui enlever tout son
sens et sa crédibilité. A chacun de veiller aussi
à sa manière de consommer et d'encourager les
entreprises responsables et en accord avec leurs principes.
Le guide d'achat
écologique Topten
vient
de s'enrichir d'une nouvelle catégorie "Lave-linge".
Le guide Topten a été lancé en 2004
par le WWF-France et l'association de
consommateurs
CLCV (Consommation Logement et Cadre de
Vie). Il a
pour objectif de comparer les produits
électro-ménagers et les voitures afin
d'établir un classement des 10 produits ayant le plus
faible impact écologique pour chaque
catégorie représentée. Une catégorie
"lave-linge" vient tout juste d'être
ajoutée au Topten présentant en 2
sous-catégories les 10 appareils de moins de 7 kg et les 10
appareils de plus de 7 kg les plus économes en consommation d'électricité
et d'eau et ayant les meilleures qualités
de lavage et d'essorage suivant la classification européenne.
93% des foyers français possèdent
un lave-linge,
l'impact de l'utilisation de ces appareils n'est donc pas anodin.
Heureusement, l'amélioration des machines à laver
et un meilleur usage ont permis de diminuer de 60% la consommation
d'eau et de 30% celle d'électricité au cours des
vingt dernières années.
Pour vous aider
à bien choisir votre lave-linge,
le guide Topten présente sous forme d'un tableau les
caractéristiques des 10 meilleurs appareils retenus : prix,
coût eau et électricité,
capacité, efficacité
énergétique, consommation d'eau et
d'électricité... Les "étiquettes
énergie" que l'on trouve sur les appareils
électro-ménagers permettent
déjà de repérer les appareils les plus
économes. Instaurée par la Commission
Européenne, l'étiquette énergie classe
les appareils en 7 classes de A à G,
A
étant celle des produits ayant la meilleure efficacité
énergétique. C'est sur cette
étiquette qu'il est également
mentionné l'efficacité de lavage et d'essorage
dans le cas d'un lave-linge. Pour ne pas gaspiller d'eau et
d'électricité, pensez aussi à ne
lancer une machine que lorsque le lave-linge est bien rempli. En effet,
les programmes "demi-charge" consommeront toujours plus par kilogramme
de linge qu'une machine à pleine capacité. La
tendance des fabricants étant de sortir des appareils de
capacité de plus en plus grande, attention à
acheter une machine bien adaptée à vos besoins.
Laver son linge
en
réduisant son impact sur l'environnement,
c'est aussi être vigilant dans le choix de sa lessive.
Les lessives détergentes classiques contiennent en
général bon nombre de substances
chimiques nocives pour l'environnement (pollution des
sols et
de l'eau) mais aussi pour la santé (allergies,
irritations...). Préférez des lessives plus
écologiques (qui portent souvent l'écolabel
européen), biodégradables
et
dont les composants sont issus de ressources
renouvelables.
Les noix de lavage, contenant de la
saponine,
permettent également de laver son linge sans utiliser
d'autre lessive. Enfin pour améliorer le lavage et diminuer
la quantité d'eau et de lessive nécessaires, il
est possible de mettre des balles de lavage
dans le
tambour de la machine afin de mieux battre le linge. En tenant compte
de ces quelques remarques, votre lessive sera plus écologique
et vous ferez des économies
non
négligeables sur votre portefeuille !
Chaque
année, en Europe, 100 000 enfants meurent
de maladies
causées par l'environnement. 70% des cancers
sont
liés à l'environnement dont
30% à la pollution et 40% à
l'alimentation. Chaque année en France, on
constate une augmentation de 1,1%
des cancers chez les enfants. En France, l'incidence du
cancer a augmenté de 93% en 25 ans
chez l'homme.
C'est la première fois que le cinéma
français s'intéresse à un sujet sur
l'environnement. Ici il s'agit plus particulièrement de
l'alimentation de nos enfants : la cause apparaît urgente. Jean-Paul
Jaud nous livre ici une tragédie
environnementale
avec ce film sorti hier en salle, "Nos enfants nous
accuseront" : l'empoisonnement de nos campagnes
par la
chimie agricole et les dégâts
occasionnés sur la santé publique, notamment
celle des enfants.
Ce film raconte la courageuse initiative d'une municipalité
du Gard, Barjac, qui décide de faire passer la cantine
scolaire au bio, en finançant le surcoût sur le
budget de la commune. Conscient du danger sanitaire qui menace une
jeune génération exposée aux 76000
tonnes de pesticides déversés chaque
année en France, un maire décide
de
donner l'exemple d'une portée politique forte : alerter
l'opinion et les pouvoirs publics sur les dérives
scandaleuses d'un système économique dont la
logique va totalement à l'encontre de la santé de
la population...
Les différents intervenants du film (enfants, parents,
enseignants, soignants, journalistes, paysans, élus,
scientifiques, chercheurs,...) livrent leurs sensations, leurs
analyses, leurs angoisses, leur colère, le fruit de leur
travaux à la caméra. Chacun raconte son
expérience, dénonce les abus, pose les
problèmes, mais tous proposent des solutions, à
condition que les différents organes de décision,
et notamment les pouvoirs publics, prennent leurs
responsabilités. Des témoignages
édifiants et bouleversants sur une
réalité qu'il est urgent de maîtriser.
La bande annonce
du
film la fait déjà
toucher du
doigt, regardez-là jusqu'au bout, elle fait
déjà sérieusement
réfléchir...
Combien de maladies, de tumeurs,
d'infirmités, de
tragédies humaines sont elles en train de
proliférer sans que l'on ne fasse rien, ou si peu ?
Le film commence à l'Unesco, lors d'un colloque
réunissant des sommités mondiales de la
médecine, signataires
de
l'Appel de Paris (qui remonte quand
même
au 7 mai 2004 !). Un seul mot
d'ordre : non pas se contenter de constater les ravages, mais trouver
tout de suite les moyens d'agir pour que, demain, nos enfants ne nous
accusent pas d'en avoir eu conscience mais de n'avoir rien fait...
La firme Monsanto,
célèbre pour la commercialisation de produits
phtyosanitaires et de variétés de semences OGM,
vient d'être condamnée pour publicité
mensongère à propos de son
herbicide Roundup.
En 2000, Monsanto lance une campagne de publicité pour la
promotion de l'herbicide Roundup dont la substance active est le glyphosate.
Sur les spots publicitaires diffusés ainsi que sur les
emballages de cet herbicide, apparaissent les mentions
"biodégradable", "laisse le sol propre" et "respect de
l'environnement", laissant penser que le Roundup est un produit
écologique et sans danger. Or après plusieurs
études, il a été
démontré que le glyphosate, substance active du
Roundup, n'est absolument pas biodégradable et au contraire
a des effets fortement nocifs sur la santé et
l'environnement. C'est pourquoi en 2001 une plainte est
déposée par les associations Eau et
Rivières de Bretagne et Consommation, Logement et Cadre de
vie pour publicité mensongère. En 2007, le
tribunal de Lyon rend son jugement en faveur des parties civiles, suite
à quoi Monsanto fait appel et vient finalement
d'être condamnée ce 29 Octobre par la
cour d'appel
de Lyon à verser une amende de 15000 euros. Il faut savoir
qu'aux Etats-Unis une telle campagne publicitaire avait
déjà été
condamnée par la justice en 1996... Le Roundup est
actuellement l'herbicide le plus employé par les jardiniers
amateurs et ces publicités mensongères l'ont
banalisé, déculpabilisant les jardiniers de son
utilisation. Espérons que ce jugement fera
réfléchir et conduira à des
comportements plus responsables par des méthodes
de jardinage écologiques.
D'ailleurs pourquoi
utiliser des produits chimiques lorsque l'on peut tout à
fait recourir à des produits naturels
? Si l'on a un petit jardin et du temps, la méthode la plus
écologique reste le désherbage
à la main, qui permet en plus davantage de
précision. Pour désherber sur de petites surfaces
ou entre des dalles, on peut aussi verser de l'eau
bouillante
sur les plantes à éliminer. Pour le
désherbage de plus grandes étendues, le recours
à des produits naturels et 100%
biodégradables tel que le purin d'ortie est
tout
à fait adapté. Le purin d'ortie
est une préparation fort utile au jardinier écolo
qui selon les dosages peut servir de désherbant, de
fertilisant ou encore d'insecticide. Cette préparation,
facile à fabriquer, doit être
réalisée par soi-même ; en effet la
commercialisation du purin d'ortie est interdite depuis la publication
d'un décret en 2006 dans le cadre de la loi d'orientation
agricole. Une autre méthode écologique et
biologique est la pratique du paillage
qui consiste
à couvrir son potager de tontes de pelouse, de feuilles
mortes, d'écorces... afin d'enrichir le sol en humus,
d'améliorer la rétention d'eau et
d'éviter d'avoir à désherber. L'automne
est d'ailleurs la bonne saison pour faire un paillage d'hiver qui
protégera le sol du jardin des variations de
température.
A voir :
La journaliste Marie-Monique Robin a mené une
enquête sur la multinationale Monsanto et a
réalisé un film documentaire très
révélateur et intéressant, sorti en
Mars 2008 : Le Monde selon Monsanto. Elle
a
publié en même temps un livre du même
nom retraçant son enquête.
L'ONG WWF
vient de publier son rapport "Planète
Vivante" pour l'année 2008 sur
l'état de santé actuel de la planète.
Comme tous les deux ans, le WWF (Fonds Mondial pour la Nature), en
collaboration avec le ZSL (Société Zoologique de
Londres) et le GFN (Réseau Mondial de l'Empreinte
Ecologique), a mené une étude sur
l'état des ressources et l'impact des activités
humaines sur la Terre. Encore une fois, les conclusions de ce rapport
sont alarmantes. Le constat qui résulte de ce travail n'est
malheureusement pas nouveau : "Le monde doit faire face
à une consommation effrénée du capital
naturel mondial. Tout comme des dépenses
inconsidérées sont à
l’origine de la récession, la consommation
excessive de l’Homme épuise les ressources
naturelles à un point tel que nous mettons en danger notre
prospérité future.".
Le rapport
"Planète vivante" présente dans un premier
chapitre l'état actuel en matière de biodiversité,
de ressources naturelles (en particulier
la
ressource en eau) et d'activités humaines.
Appuyées de divers indicateurs, ces informations ont servi
à calculer un Indice Planète
Vivante
(IPV) représentant la situation des
écosystèmes de la planète et l'empreinte
écologique symbolisant la pression de l'homme
sur
ces systèmes. Ces indicateurs permettent
d'étudier l'évolution de la
biodiversité mondiale et de la mettre en
parallèle avec la consommation humaine en ressources
naturelles. Il ressort de ces observations que l'IPV a
diminué d'environ 30% sur les 35
dernières années ce qui signifie
une
perte immense en espèces vivantes. L'empreinte
écologique de l'humanité, elle, n'a pas
cessé d'augmenter et de s'accélérer,
atteignant
aujourd'hui un niveau dépassant de 30%
environ la capacité de regénération de
la planète. Les pressions humaines en cause sont les
diverses pollutions, surexploitations de ressources naturelles,
destructions des habitats naturels, conséquences du
changement climatique global et introductions d'espèces
invasives.
L'empreinte
écologique donne une
mesure de la surface nécessaire pour fournir les ressources
et absorber les déchets de chaque être humain en
fonction de la consommation mondiale. Le dernier calcul de cet
indicateur au niveau mondial , effectué en 2005, donnait une
empreinte écologique de 2,7
hectares en
moyenne par personne alors que la biocapacité de la Terre
était de 2,1 hectares par
personne.
L'empreinte écologique a également
été calculée par pays, avec en
première place de la pression humaine sur les ressources
naturelles (en moyenne par habitant) les Emirats Arabes
Unis, suivis de
près par les Etats-Unis. La France,
qui
arrive en 21ème position, a une empreinte
écologique de 4,9 hectares en
moyenne
par personne.
Dans un deuxième chapitre, le rapport propose des solutions
pour inverser la tendance et aller vers un
développement plus durable et surtout
supportable
pour la planète. Les thèmes abordés
concernent la maîtrise de la démographie, de la
consommation d'énergie et des ressources naturelles, la
régulation du commerce mondial et la protection de la
biodiversité. Il est en effet primordial et urgent d'agir
pour diminuer la pression exercée sur la Terre, car avec
l'empreinte écologique actuelle il faudrait
à
terme 2 planètes pour continuer à vivre de la
même façon. A l'échelle individuelle,
le choix de nos modes de consommation est donc très
important et c'est en préférant des produits
plus écologiques
que
tout un chacun peut déjà avoir une influence et
réduire son impact sur l'environnement.
L'apiculture
ou élevage des abeilles est une activité humaine
ancestrale qui consiste à exploiter les produits de la ruche
dont les bienfaits sont multiples. Le rôle de l'apiculteur
est de veiller au bien-être des abeilles
et à l'environnement de butinage alentour. Les abeilles sont
des insectes indispensables pour la pollinisation
des fleurs, elles sont un maillon indispensable dans
l'équilibre des écosystèmes, sans
elles de nombreuses plantes ne pourraient plus se reproduire et
seraient vouées à disparaître. Or les
abeilles sont très sensibles aux substances phytosanitaires
toxiques disséminées dans l'environnement tels
que les pesticides. Ainsi depuis quelques
années, on observe un phénomène
inquiétant de diminution des colonies d'abeilles. Des
méthodes écologiques d'apiculture doivent donc
absolument être employées si l'on ne veut pas
craindre une disparition de ces agents pollinisateurs. Dans une ruche
écologique, l'apiculteur doit respecter
certaines
règles afin d'assurer aux colonies d'abeilles un habitat
aussi proche que possible de leur habitat naturel, banissant
l'utilisation de produits chimiques dans les ruches et dans le
périmètre de butinage. Pour les
récoltes des produits de la ruche, l'apiculteur ne peut
prélever que le surplus non utilisé par les
abeilles, garantissant ainsi de ne pas troubler l'équilibrer
des abeilles.
Différents
produits obtenus par le travail des abeilles sont
récoltés dans les ruches. Il y a bien
sûr le miel
dont le parfum dépend des fleurs sur lesquelles sont
allées butiner les abeilles. Liquide ou
cristallisé, le miel a de
nombreux atouts
: il contient moins de calories que le sucre pour autant de glucides,
il est riches en minéraux, antioxydant, aide à la
cicatrisation des plaies et soigne les maux de gorge. Pour ses
qualités, on utilise d'ailleurs le miel dans divers produits
cosmétiques, en particulier dans des soins pour la peau.
Suivant les fleurs butinées le goût du
miel est différent et ses vertus également.
Les abeilles
produisent aussi de la propolis,
une
substance résineuse additionnée de cire, qu'elles
utilisent afin d'assurer l'étanchéité
de leur ruche. La propolis est un très bon anti-infectieux
aidant à renforcer le système immunitaire et
à lutter contre bactéries et virus. On peut en
faire une cure préventive avant l'hiver ou bien la consommer
comme antibiotique naturel lors d'une infection. L'apiculteur
récolte aussi la gelée royale,
nourriture exclusive des larves et des abeilles reines qui a des vertus
fortes intéressantes. Très riche en
oligo-éléments, vitamines et acides
aminés, la gelée royale est un excellent
fortifiant, stimulant et tonifiant que l'on préconise dans
des cas de fatigue, dépression... On la trouve en
général sous forme de complément
alimentaire. Autre produit de la ruche aux bienfaits
thérapeutiques : le pollen,
utilisé également comme fortifiant et dynamisant.
A l'approche de l'hiver, c'est le moment
de faire
une cure de ces produits de la ruche
qui vous aideront à rester en forme et à lutter
contre les infections. Avec des produits biologiques, vous profiterez
non seulement de leurs bienfaits sur la santé et vous
soutiendrez aussi l'apiculture écologique qui respecte la
nature. N'oublions pas que la survie des abeilles est primordiale pour
le maintien de la biodiversité.
Bon pour
nous, bon pour la planète !
Hier 29 0ctobre a
commencé la 17ème
édition du "Festiventu in Calvi",
un
éco-festival corse qui a lieu depuis 1992. A l'origine de ce
festival, l'association Les Amis du Vent présidée
par Serge Orru, également
directeur
général du WWF
France depuis
2006 et membre du conseil d'administration de la FIDH
(Fédération Internationale des Droits de
l'Homme). Le Festival
du Vent 2008 se tiendra jusqu'au dimanche 2
Novembre et comme chaque année les thèmes de l'environnement,
de la solidarité et des droits
humains seront au coeur de
l'évènement.
Parrainé pour cette édition par Isabelle
Autissier et Yann Arthus-Bertrand, le Festival du Vent souhaite
"propager la culture, l'environnement, la connaissance et
l'éco-citoyenneté". Le programme
très diversifié prévoit concerts,
conférences, expositions d'Art, spectacles de rue, ateliers
de création, projections de films... durant les 5 jours du
festival. L'édition 2008 est dédiée au
dessinateur Roger Blachon, décédé
cette année, ami de l'association et auteur notamment de
plusieurs affiches des précédents festivals.
De nombreuses
personnalités seront présentes pour
des conférences-débats
sur
des thématiques d'actualité comme le Grenelle de
l'environnement (avec Serge Orru, José Bové de la
Confédération Paysanne, Corinne Lepage de Cap
21...), la RSE (Responsabilité Sociétale des
Entreprises), le tourisme solidaire, la pollution intérieure
de l'air, le développement des cancers (avec David Servan-Schreiber), le
changement climatique, les polluants chimiques... L'Art
sera également à l'honneur avec chaque jour des
concerts de tous styles, des spectacles de rue (cirque,
théâtre, danse...), des créations et
mises en scène de plasticiens... Pour les enfants,
une aire de jeux à l'espace de la Fête en l'Air
proposera des animations de découverte autour des
thèmes de l'écologie, de la nature, du partage...
Egalement au
programme, Maison Ecojolie, un village d'exposants
dédié à l'habitat sain et
écologique et aux énergies renouvelables. Et
puisque le WWF est partenaire du
festival, les 1600 pandas
en
papier mâché symbolisant la destruction de la
biodiversité à l'occasion du 35ème
anniversaire de l'ONG, feront le voyage jusqu'en Corse pour
être exposés sur le site du festival. Plein
d'autres réjouissances sont prévues, le programme complet
peut être consulté sur le site internet
consacré à l'évènement.
Pour info :
Le Festival du Vent a lieu du 29
Octobre au 2 Novembre 2008,
à Calvi en
Corse.
Informations
détaillées sur www.lefestivalduvent.com
.
Le colloque international "Biodiversité,
Naturalité, Humanité - Pour inspirer la gestion
des forêts" a débuté
aujourd'hui et se tiendra jusqu'au 31 Octobre à
Chambéry. Organisé par le WWF, l'association
Réserves Naturelles de France, le Cemagref, le
Réseau Ecologique Forestier Rhône-Alpes et le
comité Man and Biosphere France en collaboration avec de
nombreux autres partenaires, il
réunira scientifiques, chercheurs,
spécialistes des sciences humaines et gestionnaires des
milieux forestiers pour des conférences et débats
autour de la notion de naturalité.
Le
concept de naturalité renvoit à la nature
sauvage, à ce qui n'a pas été
conçu par l'Homme. Le colloque de cette année se
penchera sur la définition de la naturalité
appliquée à notre société,
sur les liens entre biodiversité et naturalité,
sur la relation et les interactions entre l'Humain et la Nature
notamment dans le cadre d'activités de gestion
des
forêts.
Des
sessions
plénières et visites de terrains sur ces sujets
sont au programme pour les participants au colloque. En
parallèle de cet évènement, des expositions
et soirées spéciales
sont
prévues à l'attention du grand public. L'accent
sera mis notamment pour cette édition sur l'oeuvre de Robert
Hainard, artiste, naturaliste et philosophe suisse du
XXème siècle qui est l'auteur de
réflexions sur l'Humanité et la
Nature.
Une soirée thématique, ouverte à tous,
sur le thème "Les forêts sauvages de Robert
Hainard" aura lieu le 28 Octobre avec au programme la projection d'un
film présentant le célèbre
naturaliste suivi d'une table ronde. La soirée du 29
Octobre, intitulée "Du bon
usage de
l'Humanité,
ou comment se réconcilier avec la Nature ?" sera elle
consacrée aux relations entre hommes et nature. Jusqu'au 11
Novembre, vous pouvez également admirer une exposition des
oeuvres de Robert Hainard à la Maison des Parcs et des
Montagnes de Chambéry. D'autres animations sont aussi
prévues, le programme complet
du
colloque et des informations plus détaillées sont
disponibles sur le site internet Naturalité.
Vous avez
remarqué ? Vous avez à la maison une petite
chipie effrontée ou un petit diable brise-fer et capricieux
et pourtant, quel succès auprès des copains et
des copines de classe... Ils rentrent
régulièrement avec une invitation
pour
un anniversaire "trop super génial" avec la
petite
phrase implorante : "Dis maman, on répond oui
?"... Bien sûr qu'on accepte, ces moments sont
précieux pour un enfant et passent trop vite :
dès le collège, on passe à autre
chose...
Mais le casse-tête récurent des parents est de trouver
une idée originale pour le cadeau
à
offrir au moment du sempiternel gâteau au chocolat : il doit
rester à un prix raisonnable, faire plaisir à
coup sûr (sans que l'on
connaisse généralement les
goûts de l'enfant) et bien sûr choisi parmi des jeux
écologiques ou éthiques,
ça
va de soi !
Je vous laisse découvrir la petite sélection
de cadeaux verts à moins de 15 Euros d'Inakis...
Si le temps n'est pas
propice
aux sorties natures ce week-end,
peut-être trouverez-vous un peu de "vert" dans les salons,
expos et conférences durables qui auront lieu ce week-end. A
Paris, Vivez
Nature le salon de l'agriculture biologique,
de
l'environnement et des produits naturels se tiendra du 17 au 20 Octobre
à La Villette. Presque 200 exposants seront
présents dont des producteurs présentant des produits
alimentaires issus de l'agriculture biologique (vins,
boissons, miels, chocolats, épicerie, charcuteries,
spécialités végétales,
graines germées, céréales...), des
fabricants de produits cosmétiques et
compléments alimentaires naturels et bio (Couleur
Caramel, Naturaloé, Phyt's, Centifolia, Florame,
Abiessence...), des
créateurs de mode
éthique (Terre de Chanvre, Bionat, Pachama...),
desmaisons
d'édition de livres et de
revues natures... Durant les 3 jours du salon, un programme
de
conférences et ateliers est prévu autour des
thèmes de la santé, du bien-être, de
l'alimentation...
Autre salon nature ce week-end, la première
édition du Salon du
Développement
Durable à Marseille qui a lieu du
17 au
19 Octobre. Il rassemblera des exposants oeuvrant pour la protection de
l'environnement et l'habitat
écologique. On y trouvera des associations et
des
professionnels de l'éco-habitat (énergies
renouvelables, matériaux écologiques....).
Quelques conférences sont également au programme.
Pour info :
Le salon Vivez Nature Paris a lieu du vendredi
17 au lundi 20 Octobre de 10h30 à 19h
(nocturne
vendredi jusqu'à 22h) à la Grande Halle
de La Villette, Porte de Pantin à Paris 19ème.
Le salon du Développement Durable
est
ouvert du vendredi 17
de
14h à 19h, et samedi 18
et dimanche 19 Octobre de 10h à 19h
au Parc
Chanot à Marseille.
A Paris, un autre évènement est
organisé ce week-end. Il s'agit de l'Université
de la Terre qui, à l'initiative de Nature &
Découvertes en partenariat avec Les
Echos,
réunira les 18 et 19 Octobre à l'Unesco des
scientifiques, politiques, entrepreneurs... pour un colloque sur le
thème "Réinventer le
progrès".
Une
vingtaine de conférences et débats
sont
prévus auxquels le grand public pourra assister. L'objectif
de ce colloque est d'avoir une réflexion sur comment
concilier nos modes de vie avec l'exploitation des ressources
de la
planète, comment utiliser le progrès
technologique pour améliorer notre bien-être tout
en réduisant notre empreinte écologique,
c'est-à-dire comment faire d'une révolution
écologique une opportunité pour
développer un nouveau modèle de
société. Pour débattre
de
toutes ces
questions, de nombreux intervenants seront présents dont
François Lemarchand, Pierre Rabhi, Serge Orru, Albert
Jacquard, Yves Paccalet, Elisabeth Laville, Pascal Husting, Jean-Louis
Servan-Schreiber... L'Université de la Terre
se déroulera les 18
et 19 Octobre
à l'Unesco,
125 rue de Suffren à Paris
7ème.
A signaler également, Jean-Marie Pelt,
le
célèbre et passionnant botaniste et
écologiste, donnera une conférence ce soir 17
Octobre dans le cadre du Forum Régional de
l'Environnement
à Poitiers sur le thème "La Terre
en
héritage, quel devenir pour nos enfants ?". A
l'occasion de
ce forum, vous pourrez d'ailleurs découvrir des
exposants, animations et expositions autour des
thématiques de l'environnement. Le forum a lieu les 17
et 18
Octobreplace du Maréchal Leclerc
à Poitiers et
la conférence de Jean-Marie Pelt à l'auditorium
du Musée Sainte Croix ce vendredi 17
Octobre à
20h30, l'entrée est libre.
Jeudi a
débuté le 4e Festival
International du
Film Ecologique, organisé par la ville de Bourges,
qui dure jusqu'à dimanche 12 Octobre. A l'occasion de ce
festival, 24 films seront présentés et soumis
à un jury qui décernera plusieurs prix. Les films
projetés, documentaires ou fictions, portent sur les
thématiques d'actualité liées aux problèmes
environnementaux (réchauffement climatique,
OGM,
pollutions, atteinte à la biodiversité,
industrialisation de l'alimentation...). Un programme
diversifié et prometteur qui ne manquera pas de soulever des
questions importantes et inévitables concernant l'avenir de
la planète.
Autour du festival, de nombreuses autres animations sont
prévues. Les Entretiens de Bourges
réuniront des spécialistes pour
débattre avec le public de tous ces sujets
brûlants (seront présents entre autres Dominique
Voynet des Verts, Tristan Lecomte fondateur d'Alter Eco,
Stéphane Le Borgne président d'Artisans du Monde,
Marie-Monique Robin réalisatrice du film choc "Le monde
selon Monsanto" qui sera d'ailleurs diffusé samedi). Sur le
site du festival, vous trouverez également un forum
regroupant associations et autres acteurs pour la protection de
l'environnement, un marché de produits
biologiques,
un salon de l'éco-construction,
un salon
de l'apiculture et autres animations.
Pour info :
Le programme et la présentation des films
sont disponibles sur le site internet dédié. Le
festival a lieu vendredi
10
et samedi 11 de 10h à
minuit et dimanche 12 de 10h à 18h,
au Palais
d'Auron à Bourges
(département du
Cher), à 2h de Paris et 3h de Lyon. L'entrée sur
tout le festival est gratuite.