Une bonne nouvelle en cette
fin d'année 2008 : le WWF
vient de publier le rapport "Premières
découvertes dans la région du grand
Mékong", fruit de recherches
menées sur 10 ans (de 1997 à 2007), faisant
état de l'identification de 1068 nouvelles
espèces végétales et animales.
Ces recherches, conduites par le programme Grand Mékong du
WWF, ont portées sur les six pays traversés par
le fleuve Mékong : la province du Yunnan au Sud de la Chine,
la Birmanie, le Laos, la Thaïlande, le Cambodge et le Vietnam.
Le Mékong, qui parcourt plus
de 4000 km, reste encore méconnu à
certains endroits de par la difficulté d'accès.
C'est principalement dans des zones de jungle inexplorées et
dans des zones humides que ces nouvelles espèces ont
été découvertes.
Les
espèces présentées par le rapport sont
ainsi réparties : 519 plantes, 279 poissons, 88 grenouilles,
88 araignées, 46 lézards, 22 serpents, 15
mammifères, 4 oiseaux, 4 tortues, 2 salamandres et 1
crapaud. Parmi ces découvertes, certaines sont de taille
comme l'Heteropoda maxima, la plus
grande araignée chasseuse au monde dont les
pattes peuvent atteindre jusqu'à 30 cm de long qui a
été identifiée au Laos en 2001.
D'autres découvertes sont aussi très surprenantes
: le Kha-nyou (Laonastes
aenigmamus), un petit rongeur d'un groupe
d'espèces que l'on croyait éteint depuis 11
millions d'années, a été
repéré dans un marché local au Laos en
2005, ou encore un crotale vert
arboricole (Trimeresurus vogeli)
découvert sous la toiture d'un restaurant dans le parc
national thaïlandais Khao Yai.
Toutes ces
découvertes sont d'importance et sont un signe positif pour
la biodiversité à
une époque où l'on fait (malheureusement) si
souvent état d'espèces qui disparaissent ou qui
sont menacées d'extinction. Le Mékong,
qui selon le WWF est le fleuve le plus riche en
biodiversité (avant l'Amazone), est donc un
véritable trésor biologique qu'il faut conserver.
60 millions de personnes vivent sur les bassins versants de ce fleuve,
la pression des activités humaines
sur le Mékong est ainsi considérable et la
région doit faire face à de nombreuses menaces
écologiques : déforestation, braconnage
et commerce illégal d'animaux (tigres, primates,
éléphants...), pollution de l'eau... Si la
découverte de ces espèces est une bonne
nouvelle, l'enjeu maintenant est de protéger les
éco-systèmes du Mékong et d'arriver
à trouver un équilibre
avec les activités des populations locales.
En parlant de
biodiversité et de forêts, à signaler
pour ceux qui n'auraient pas vu le reportage "Vu du ciel : l'Appel de la
forêt" de Yann-Arthus Bertrand
diffusé mardi dernier qu'il peut encore être
visualisé en VOD sur le site de France 2. Pour le
8ème épisode de la série "Vu du ciel",
le photographe Yann-Arthus Bertrand présente depuis
Madagascar des sujets autour des forêts du monde : de
Madagascar, en passant par le Brésil, le Cameroun ou encore
le Mexique, on découvre des actions menées pour
la préservation des forêts et de la
biodiversité. En effet, si Madagascar
ou l'île rouge est un formidable patrimoine de
biodiversité (80% des espèces y sont
endémiques), elle a subi une déforestation
massive détruisant ou menaçant d'extinction bon
nombre d'espèces. Un reportage intéressant sur
des solutions mises en place pour la sauvegarde de ces forêts
et le développement de nouvelles activités pour
les populations locales. On y voit d'ailleurs l'atelier de fabrication
des huiles essentielles Bio'Mada
créé avec l'aide de l'association L'Homme et
l'Environnement.
L'association
écologique Greenpeace vient de
lancer une nouvelle campagne : Dernière chance avant que
tout se dérègle.
Créée en 1971 à Vancouver au Canada,
l'ONG Greenpeace milite dans le monde entier pour la
protection de l'environnement et compte maintenant
près de 3 millions d'adhérents, dont 110 000 pour
la branche française. Greenpeace mène des
campagnes de sensibilisation et d'actions sur les différents
enjeux liés à la défense de
l'environnement à l'échelle planétaire
: changements climatiques, efficacité
énergétique et énergies renouvelables,
sauvegarde des forêts primaires et de la
biodiversité des espèces, protection des
océans, dissémination des toxiques et substances
chimiques nocives, prolifération du nucléaire et
des OGM... Indépendant de tout
mouvement
politique, gouvernement ou entreprise privée, Greenpeace
garantit un véritable contre-pouvoir
de
défense des générations actuelles et
futures s'appuyant sur l'aide des citoyens.
Pour garder cette
indépendance, l'ONG ne s'appuie donc
financièrement que sur les dons des particuliers. Alors que
nous nous trouvons à une époque cruciale face aux
enjeux environnementaux, notamment à cause des changements
climatiques qui sont le grand défi
à
relever en ce début de siècle, Greenpeace vient
de lancer un appel pour se mobiliser : la campagne "Dernière chance
avant
que tout se dérègle" a
pour objectif de
récolter des dons afin d'agir face
à
l'urgence de la situation. En effet, il faut agir
très vite devant l'accélération et
l'aggravation actuelle des phénomènes climatiques
et des problèmes environnementaux, selon les experts
scientifiques du GIEC (Groupe d'experts Intergouvernemental sur
l'Evolution du climat) la situation se détériore
plus vite que ne laissaient présager les
prévisions les plus pessimistes. A la fin de
l'année 2009, aura lieu le prochain Sommet
pour le
Climat à Copenhague lors duquel les chefs
d'état se réuniront pour décider des
mesures à prendre contre le
dérèglement climatique. Si l'on agit
dès maintenant, il est encore possible de limiter une hausse
dramatique des températures qui entraineraient de multiples
conséquences irréversibles : accroissement des
phénomènes météorologiques
extrêmes, bouleversement des
écosystèmes, désertification,
épidemies, flux migratoires... Plus que jamais il est temps d'agir
!
Comment aider
Greenpeace dans ses actions ? Tout d'abord en faisant un don
qui
servira à soutenir l'ONG dans ses campagnes et à
interpeller les décideurs politiques sur ces questions.
Sachez que tout don
est déductible
à 66% des impôts, ainsi si vous
souhaitez donner 20 euros, il faut choisir un don de 60 euros. Et pour
ceux qui voudraient s'engager encore davantage, des bureaux locaux de
Greenpeace sont présents un peu partout en France, vous
pouvez vous adresser à celui le plus proche de vous pour
devenir bénévole et apporter votre soutien. A
votre échelle, vous pouvez déjà
contribuer à ce que les choses changent et que les
générations futures ne pâtissent pas de
nos erreurs.
Et puisque nous sommes en plein période d'avant
Noël, à signaler également la sortie du "Guide
pour un Noël sans OGM" que vient de
publier
Greenpeace. Dans ce guide, vous trouverez pour les produits
alimentaires classiques que l'on consomme lors des fêtes de
fin d'année (saumons, foies gras, fromages, volailles,
desserts...) un classement des produits avec ou sans OGM : produits en
vert lorsque le fabricant garantit qu'il n'a pas utilisé de
produits OGM ou d'animaux nourris aux OGM, en orange lorsqu'il indique
avoir entamé une telle démarche mais qu'il n'a
pas encore de certification et en rouge pour les produits dont le
fabricant n'a pas répondu ou n'a pas garantit l'absence
d'OGM.
Nous vous avions
présenté en novembre dernier le Prix Pinocchio du
développement durable 2008
lancé par l'association Les Amis de la Terre.
L'objectif de cette opération était de
sensibiliser le public autour de la responsabilité sociale
et environnementale des entreprises. Le principe était de
proposer aux internautes de voter pour les entreprises
françaises les moins responsables et ne respectant pas les
droits sociaux et environnementaux fondamentaux. 12 entreprises ont
été ainsi "nominées" dans 3
catégories (droits humains, environnement et green washing).
Pour chacune d'elle, Les Amis de la Terre présente les
activités de l'entreprise et en quoi elle est
très loin de respecter les principes du
développement durable. Les internautes avaient alors la
possibilité de désigner pour chaque
catégorie l'entreprise qu'il pensait la moins responsable...
Hier 16
décembre, une cérémonie publique
organisée par l'association a eu lieu pour l'annonce des 3
lauréats de cette année. 4193
personnes ont participé à l'édition
2008 du Prix Pinocchio. Dans la catégorie "Droits
humains", c'est le groupe Louis Dreyfus
qui a été élu, une multinationale dont
les activités principales consistent en le négoce
et la commercialisation de produits de base agricoles et
énergétiques, le transport et l'armement
maritime, les télécommunications... Cette
entreprise doit son prix pinocchio du fait des conditions de travail
proches de l'esclavage et de l'exploitation présentes dans
des plantations de canne à sucre et d'usines de
transformation d'ethanol dans la
région du Mata Grosso do Sul au Sud-Ouest du
Brésil. Elle y emploie 13000 indigènes,
principalement de l'ethnie Guarani, dans des conditions
déplorables (accidents, salaires impayés,
insalubrité des locaux...). Et c'est sans compter les
problèmes de déforestation engendrés
par la monoculture de canne à sucre pour la production de
biocarburants....
La
société Areva
remporte le Prix Pinocchio dans les deux autres catégories
(environnement et greenwashing) ! Elle est lauréate dans la
catégorie "Environnement"
suite aux évènements survenus cet
été à la centrale de Tricastin
où 75 kilos d'uranium avaient été
rejetés dans les cours d'eaux alentours,
dépassant les seuils de radioactivité maximum.
Une série de dysfonctionnements avaient également
eu lieu dans les semaines suivantes mettant en doute la
sureté de la centrale et des installations
nucléaires en général. Si Areva est
aussi lauréate de la catégorie "Greenwashing",
c'est à cause de son slogan "Nos énergies ont de
l'avenir. Un avenir sans CO2" publié dans son rapport
développement durable 2007 et donnant l'impression que le
nucléaire serait la solution contre le
réchauffement climatique. Ce qui n'est absolument pas
justifié puisque les émissions de
CO2 dûes aux centrales nucléaires
sont loin d'être négligeables et la pollution de
ce type d'énergie reste un problème insoluble
à l'heure actuelle.
Les associations
WWF-France et les Amis du Vent viennent de lancer une
nouvelle campagne de sensibilisation "Oui
au papier recyclé". Cette
opération surnommée l'Appel de la
forêt a pour objectif d'interpeller
administrations, entreprises, écoles, particuliers...
concernant notre empreinte écologique liée
à la consommation de papier.
L'idée est de promouvoir l'utilisation de papier
recyclé plutôt que du papier issu
des
forêts, plus que jamais menacées. Si certaines
papeteries travaillent avec du bois provenant de forêts
gérées durablement, la plupart du bois
utilisé pour la fabrication de pâte à
papier vient de forêts mal gérées, de
forêts primaires ou encore d'exploitations intensives. Il en
résulte une destruction irréversible de la
biodiversité de ces forêts. La
déforestation contribue également à
l'augmentation des émissions de CO2 dans
l'atmosphère puisque les arbres stockent normalement ce
dioxyde de carbone qui est libéré lors des
abattages. Un compteur,
basé sur des chiffres de la FAO et visible sur le site de
l'association Arutam, donne une quantification de la surface
déforestée au niveau mondial
actualisée en direct.
Près de la moitié du bois exploité
dans le monde est destiné à l'industrie
papetière, l'impact sur l'environnement est donc
considérable. Pour limiter cette pression, il est
préférable de choisir du papier
certifié FSC ou PEFC, labels qui garantissent
la
gestion durable des forêts d'où est issu le bois
utilisé. Mais pour
réduire davantage
notre empreinte écologique, il est encore mieux d'adopter le
papier recyclé
! Différents types et qualités de papiers
recyclés existent et permettent de satisfaire tous les
goûts et les couleurs. Sur le cycle complet de production de
papier, celui recyclé est bien écologique que le
papier fabriqué à partir du bois. L'Appel de la
forêt lancé par le WWF et les Amis du Vent vous
invite à ajouter votre signature
et à vous engager à votre échelle
à agir pour le développement du papier
recyclé. Quelques conseils
sont donnés sur le site de "Oui au papier
recyclé" afin de s'y retrouver plus facilement dans les
différents labels existants pour la papeterie et d'agir au
quotidien.
Que ce soit pour écrire une lettre, imprimer un document,
dessiner, conter un récit de voyage... dites oui au papier recyclé
!
Un sapin est
vert, bien sûr ! En ce qui concerne la couleur,
c'est bien parti, mais ce n'est pas suffisant pour en faire un
arbre de
noël écologique. Sur les 6 millons
de
sapins vendus
chaque année en France, 1 million sont factices !
Fabriqués en plastique, ils essayent d'être de
plus en plus réalistes, mais leur odeur
d'épicéa, si caractéristique en cette
période, ne parfume pas la maisonnée ! S'il est
réutilisable (il est changé en moyenne tous les 3
ans en France), il est cependant principalement importé de
Chine comme 90% de toutes les décorations de
Noël... Quid du commerce équitable
ou du
développement économique local ?
Huit sapins
végétaux sur dix vendus sur
notre territoire sont issus de la production nationale du
Morvan et du Jura : c'est autant de transport
économisé et cela permet de maintenir
l'emploi
dans notre pays. La plantation de sapins agricoles est
spécialement aménagée pour
Noël ce qui la soustrait à toute
responsabilité sur la déforestation. Le
sapin est aussi un purificateur en supprimant de nombreux
polluants présents dans l'air : en effet, pendant sa
croissance, le sapin, comme tous les arbres, capitalise
du
dioxyde de
carbone et le transforme en bois, eau et
oxygène,
permettant
donc de réduire l'effet de serre si néfaste pour
la Terre.
N'oubliez pas non plus le "sac
à
sapin" à installer à son
pied
pour l'effet décoratif et surtout pratique afin de
protéger le sol de ses épines : une partie du
prix de ce sac à sapin est reversé à Handicap International
en faveur des handicapés. A la fin des fêtes,
l'emballage biodégradable permettra de le transporter avec
commodité jusqu'à la
déchèterie pour y être
composté comme tous déchets verts.
Enfin pour la décoration de votre
beau
sapin, préférez des petits objets
issus du commerce équitable aux
autres
boules et guirlandes industrielles. Cet artisanat apportera une touche
originale, humaine et éthique car n'oublions
pas
qu'originellement la fête de Noël est un moment de
fraternité et générosité...
Le colloque international "Biodiversité,
Naturalité, Humanité - Pour inspirer la gestion
des forêts" a débuté
aujourd'hui et se tiendra jusqu'au 31 Octobre à
Chambéry. Organisé par le WWF, l'association
Réserves Naturelles de France, le Cemagref, le
Réseau Ecologique Forestier Rhône-Alpes et le
comité Man and Biosphere France en collaboration avec de
nombreux autres partenaires, il
réunira scientifiques, chercheurs,
spécialistes des sciences humaines et gestionnaires des
milieux forestiers pour des conférences et débats
autour de la notion de naturalité.
Le
concept de naturalité renvoit à la nature
sauvage, à ce qui n'a pas été
conçu par l'Homme. Le colloque de cette année se
penchera sur la définition de la naturalité
appliquée à notre société,
sur les liens entre biodiversité et naturalité,
sur la relation et les interactions entre l'Humain et la Nature
notamment dans le cadre d'activités de gestion
des
forêts.
Des
sessions
plénières et visites de terrains sur ces sujets
sont au programme pour les participants au colloque. En
parallèle de cet évènement, des expositions
et soirées spéciales
sont
prévues à l'attention du grand public. L'accent
sera mis notamment pour cette édition sur l'oeuvre de Robert
Hainard, artiste, naturaliste et philosophe suisse du
XXème siècle qui est l'auteur de
réflexions sur l'Humanité et la
Nature.
Une soirée thématique, ouverte à tous,
sur le thème "Les forêts sauvages de Robert
Hainard" aura lieu le 28 Octobre avec au programme la projection d'un
film présentant le célèbre
naturaliste suivi d'une table ronde. La soirée du 29
Octobre, intitulée "Du bon
usage de
l'Humanité,
ou comment se réconcilier avec la Nature ?" sera elle
consacrée aux relations entre hommes et nature. Jusqu'au 11
Novembre, vous pouvez également admirer une exposition des
oeuvres de Robert Hainard à la Maison des Parcs et des
Montagnes de Chambéry. D'autres animations sont aussi
prévues, le programme complet
du
colloque et des informations plus détaillées sont
disponibles sur le site internet Naturalité.
Naturel, écolo,
polyvalent, le bambou est à la
mode et
est utilisé dans de nombreux domaines. Les bambousoideae,
sous-famille de graminées, compte 80 genres de bambous
comprenant plus de 1300 espèces. A l'origine les bambous
poussaient principalement en Asie sous des climats tropicaux et
sub-tropicaux, mais on les trouve également en Afrique,
Amérique du Sud et Océanie, ainsi qu'en Europe
où ils se sont acclimatés. La
particularité du bambou est qu'il a une croissance
très rapide, certaines espèces
dans des conditions idéales peuvent grandir
jusqu'à 1 mètre par jour ! Outre une croissance
exceptionnelle, il est très facilement
cultivable
car le bambou demande peu d'eau et ne nécessite pas
d'engrais ou de pesticides. C'est une véritableressource
naturelle et écologique dont la production
consomme peu d'énergie. Autre avantage du bambou, on peut
l'utiliser sous de multiples formes, ses
débouchés et utilisations sont nombreux.
En Asie, il est employé depuis bien longtemps, autant pour construire
d'impressionnants échafaudages ou habitations avec les tiges
de bambou très résistantes que dans l'alimentation
ou comme base de pâte à papier.
En effet, les jeunes pousses de bambou ou
turions
peuvent être consommées (et pas seulement par les
pandas !) ; elles sont riches en potassium, silicium, vitamine A,
fibres... On les prépare avec une salade, du riz, des
pâtes ou encore dans une soupe. Leurs
propriétés fortifiantes et hydratantes en font un
excellent ingrédient en médecine
et en cosmétique. Du fait de
sa forte
teneur en silice, on l'utilise pour guérir l'asthme et les
maladies des voies respiratoires, mais aussi pour les maladies
articulaires, l'arthrose et l'ostéoporose. Dans les produits
cosmétiques, il a un rôle de fortifiant pour les
cheveux, ongles, peau... et hydratant.
La tige principale ou chaume du bambou est un bois
très dur et résistant, tout en
étant flexible. C'est pourquoi
il est
souvent utilisé comme matériau de
construction, en particulier pour
l'édification de
maisons légères sur pilotis. On le trouve en
occident plutôt dans la fabrication de mobilier, d'objets de
décoration, de jouets, de revêtements de sols
(nattes et moquettes en fibres de bambou), de palissades... Il est
esthétique, donne une touche zen à nos
intérieurs et en plus est très
résistant à l'humidité. Les tiges plus
fines et fibres de bambou sont, elles, utilisées pour
fabriquer divers
récipients, ustensiles, sets de table, vaisselle jetable et
biodégradable...
On pourrait trouver que cette ressource est déjà
formidablement polyvalente, mais le
bambou ne
s'arrête pas là ! On élabore
également des textiles avec
ses fibres
qui servent aussi bien pour des vêtements
que pour du linge de maison. Il faut dire
que le
bambou permet d'obtenir des textiles très doux,
antibactériens et fortement absorbants. Et puisqu'ils se
sont adaptés au climat tempéré, vous
pouvez aussi planter des bambous dans votre jardin ou en pot comme
plante décorative en intérieur. Le bambou
n'est pas seulement tendance, c'est avant tout une ressource naturelle
présentant de nombreux atouts écologiques et
débouchés.
A visiter pour en apprendre davantage sur les bambous : la bambouseraie
à Anduze dans le Gard.
Acheter des
nouvelles Veja,
j'y cours
parce que je souhaite avoir le pied léger et la
tête libre... "Les baskets sont le symbole de la
principale inégalité Nord/Sud : elles sont
fabriquées dans le Sud et portées dans le Nord..."
: voilà l'origine du projet Veja en 2004. Un
modèle brésilien datant des années 70
est alors choisi : la mode des baskets bio et
éthiques est aussitôt
lancée,
et c'est tout de suite le succès que l'on connaît.
La
volonté de se fournir en coton biologique
est évidente pour éviter l'utilisation massive de
pesticides que nécessite la culture traditionnelle du coton.
C'est aussi un coton équitable
puisque
Veja pratique le commerce du même nom avec les producteurs du
Nordeste Brésilien : l'achat de leur production est
décidé à un prix doublé par
rapport à celui du marché mondial. Les semelles
sont constituées de caoutchouc naturel,
renouvelable et biodégradable.
Prélevé dans la forêt amazonienne,
c'est le seul lieu où l'hévéa pousse
encore à l'état sauvage. Il est ensuite produit
dans la coopérative de Seringueiros,
créée par Chico Mendès,
assassiné en 1988 pour avoir défendu la
forêt amazonienne et ceux qui en vivaient... Le cuir, quant
à lui, qui compose certains nouveaux modèle est
un cuir écologique car
tanné
de manière végétale, ce qui permet
d'éviter l'utilisation habituelle du chrome, nocif pour
l'environnement.
Enfin, la
confection des baskets se situe dans une
coopérative du sud du Brésil, soumise aux
critères éthiques et sociaux de l'OIT,
l'Organisation Internationale
du Travail.
François-Ghislain
Morillon et Sébastien Kopp , les deux jeunes fondateurs de Veja,
aimeraient que le consommateur ouvre les yeux ("veja", en portugais,
signifie "voir", "regarde autour de toi") pour essayer de changer le
monde, ne serait-ce qu'un petit peu...
La féculeest une substance issue de légumes ou céréales comme la pomme de terre, la betterave, le maïs, c'est ce que l'on appelle aussi l'amidon. Son usage dans l'alimentation est bien connu comme substitut (pour les régimes sans gluten par exemple) ou complément de la farine pour l'élaboration de gâteaux, biscuits, pâtes... ou comme épaississant pour les sauces. Mais la fécule a bien d'autres utilisations : depuis longtemps on l'emploie dans les cosmétiques et médicaments, les colles, les textiles, la papeterie... comme liant ou adhésif.
Récemment on lui a trouvé de nouvelles applications : la fécule entre dans la production de biopolymères ("bioplastiques" :PLA ou acide polyactique) qui ont la particularité et l'avantage d'être biodégradables, et même parfois compostables. On s'en sert par exemple pour la fabrication de gobelets ou autres récipients jetables, de sacs poubelles... La dégradation de ces produits sera de 4 à 6 mois contre 400 ans environ pour les sacs en plastique classique !
On utilise même la poudre de fécule de pomme de terre comme extincteur écologique ! La société AvdentAgri à reçu cette année le prix de l'innovation du SINAL (Salon International du Non Alimentaire, le premier salon des valorisations non alimentaires des ressources agricoles), pour son produit "Gel Feu", le premier agent extincteur naturel, biodégradable et renouvelable. AdventAgri avait déjà obtenu la mention spéciale du jury pour le prix Ecoproduit pour le développement durable 2006 dans le cadre de l'édition 2006 du Prix Entreprises & Environnement organisé par le MEEDD.
La déforestation, problème soulevé depuis de nombreuses années, est malheureusement plus que jamais d'actualité. Au niveau mondial, ce sont environ 13 millions d'hectares de forêts qui disparaissent par an (chiffres de la FAO). En particulier, les forêts tropicales sont les plus touchées du fait de la surexploitation du bois, de l'extension des surfaces agricoles (souvent industrielles), de l'exploitation de métaux et minéraux précieux, de la construction d'infrastructures routières... 80% des forêts primaires, les forêts originelles qui n'ont pas été modifiées par l'Homme, ont ainsi été détruites. Et il faut savoir que si les forêts tropicales ne représentent que 3% de la surface totale du globe, elles concentrent plus de la moitié (voire jusqu'à 80% selon les estimations) des espèces végétales et animales de la planète.
Autant dire que la perte de biodiversité engendrée par la déforestation est catastrophique. A cela s'ajoute le fait que localement la disparition du couvert forestier modifie le climat, provoque l'assèchement de ces régions et aggrave l'érosion des sols. A plus grande échelle, la déforestation participe aux processus de changements climatiques. Les forêts sont en effet de véritables stocks à dioxyde de carbone et leur destruction libère de grandes quantités de CO2 dans l'atmosphère.
La France fait partie des plus gros importateurs de bois tropical en Europe, et 40% de ses importations proviendraient de l'abattage de bois illégal (forêts en zones protégée, exploitations non déclarées...). Le WWF mène d'ailleurs une campagne contre l'importation de bois illégal et la déforestation. Vous trouverez plein d'infos intéressantes et pratiques le site "Votre empreinte écologique sur la forêt" et sur celui de la campagne "Je dis non au bois illégal".
Heureusement, deux labels existent pour nous aider à bien choisir les produits fabriqués en bois. Le label international FSC (Forest Stewardship Council) certifie qu'un produit en bois ou dérivé du bois (papier, contreplaqué...) a été fabriqué à partir de ressources provenant de forêts gérées durablement suivant des critères écologiques et sociaux. On trouve également la certification PEFC (Programme Européen des Forêts Certifiées), un peu moins exigeante que le label FSC et surtout utilisée pour les exploitations forestières européennes. Pensez aussi à privilégier le papier recyclé, 35% de l'exploitation forestière étant destinée à la production de papier.