Depuis quelques jours, le
retrait du projet d'extraction de sable dans la baie de Quiberon, par
le cimentier Lafarge, est officiel.
Une polémique qui dure depuis mars 2007 et qui
oppose un lobby industriel à un collectif très
dynamique "Le
peuple des dunes" (140 associations
principalement de défense de l'environnement)
engagé dans la sauvegarde du littoral et du milieu marin.
Le groupe Lafarge projetait d'extraire 600 000 tonnes de sable par an,
soit 18 millions de tonnes en trente ans, sur une zone de 16 hectares
qui se déploie entre Belle-île et l'ile de Groix,
à quelques kilomètres seulement du rivage.
Mais coup de théâtre, c'est au préfet
maritime à qui l'on doit l'abandon du projet et ce pour des
raisons militaires ! L'amiral de Saint Salvy a rappelé que
la "zone convoitée par Lafarge est située dans
une zone de tirs dont l'armée française souhaite
conserver la maitrise opérationnelle, de plus, ce polygone
pourrait accueillir à l'avenir des séances de tir
des armées européennes." La victoire a un
goût amère et la bolée de cidre passe
de travers !
Quand on connait ce site magnifique, bien sûr que l'on se
réjouit de savoir que le relief de cette baie ne sera pas
endommagé par un glissement du sable et des dunes, et que
l'eco-système marin sera épargné. Mais
quid des tirs d'entrainement militaires ? Et puis l'on tremble pour la
prochaine cible de Lafarge, à qui le tour maintenant ?
Pour info : Lafarge est le leader mondial dans les matériaux
de constructions. CA 2008 : 19 milliards d'Euros
Nous avons eu le
privilège hier
d'assister
à la conférence de presse organisée au
musée du quai Branly à Paris pour
découvrir en avant-première quelques extraits du
film HOME de Yann Arthus-Bertrand,
coproduit par Elzevir Films (Denis
Carot) et EuropaCorp (Luc Besson) et
financé en grande
partie (10 millions d'euros sur un budget total de 12 millions) par le
groupe PPR (François-Henri
Pinault). Tous les quatre
étaient présents, ce qui a permis d'avoir un
éclairage intéressant sur la genèse du
film, grâce aux échanges qui ont
été possibles avec eux.
Le synopsis : "En quelques décennies,
l'homme a rompu un
équilibre fait de près de 4 milliards
d'années d'évolution de la Terre et met son
avenir en péril. Le prix à payer est lourd, mais
il est trop tard pour être pessimiste : il reste à
peine 10 ans à l'humanité pour prendre conscience
de son exploitation démesurée des richesses de la
Terre et changer son mode de consommation. En nous offrant les images
inédites de plus de 50 pays vus du ciel, en nous faisant
partager son émerveillement autant que son
inquiétude, Yann Arthus-Bertrand pose, avec ce film, une
pierre à l'édifice que nous devons, tous
ensemble, reconstruire." ... et une
sacrée pierre, puisqu'il
a fallu 3 ans et 700 heures de rush à YAB pour faire ce
film, dont le contenu scientifique est majoritairement tiré
des analyses et des travaux de Lester Brown,
adaptés par le
minutieux travail d'Isabelle Delannoy,
experte
environnementale, qui a réalisé le commentaire du
film et contribué à son scénario.
La particularité de HOME est sa sortie mondiale le 5 juin
à l'occasion de la journée mondiale de
l'environnement, en simultané au
cinéma et en DVD
à prix coutant, sur une soixantaine de chaînes de
télé et en streaming gratuit sur Youtube
pendant
une dizaine de jours (Google est
partenaire de
l'opération,
Mats Carduner, le PDG pour la France, en a
détaillé les modalités), le tout en
cassant la sacro-sainte "chronologie des médias"
chère à la profession : l'objectif est de faire
visionner le film au plus grand nombre, donc avec le moins de
contraintes économiques possibles, souhait cher à
Yann Arthus-Bertrand. Le film sera donc présenté
lors de cette journée mondiale de l'environnement
à Mexico, car il est soutenu par l'UNEP
(Programme des
Nations Unies pour l'Environnement). YAB a indiqué avoir
bénéficié du conseil d'Al
Gore, qui a
vu le film et lui a indiqué la "bonne" manière de
communiquer sur les nombreux chiffres angoissants qui
émaillent les commentaires de ce documentaire, ce qu'il
résume en disant : "On ne veut pas croire ce que
l'on sait
pourtant". A noter également que 20000 DVD seront
envoyés aux écoles par la ligue
de
l'enseignement, selon les dires de YAB.
Ce film a donc été largement financé
par le groupe PPR sous l'impulsion de François-Henri
Pinault, son PDG, à qui le projet a
été présenté en juin 2007,
et pour lequel il a immédiatement donné son OK,
alors qu'il était en train de mettre en place une direction
RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) au
sein du Groupe. "Ce projet nous a forcé
à avancer
avec les 88000 collaborateurs du Groupe, car en tant que contributeur
majeur dans la chaîne de production, il est de notre devoir
de prendre conscience de la nécessité de
progresser dans la responsabilité sociale et
environnementale que nous avons vis à vis de la
planète. Nous avons le pouvoir d'agir sur le destin qui nous
attend si nous ne faisons rien. C'est pour nous une
opportunité inouïe de permettre la mise en oeuvre
d'une nouvelle économie, sans recherche de profit
immédiat, mais avec plus de sens, que nous recherchons tous
aujourd'hui.". Voilà bien
résumé le
credo d'INAKIS depuis sa création
en
2007...
Pour Luc Besson, "C'est un
message commun
pour le 5 juin, pour moi ce
n'est pas un film qui doit recevoir ou pas les critiques ou les
louanges, il me paraît important que nous sortions de ce type
de débat, c'est la raison pour laquelle exceptionnellement
nous avons choisi de ne pas le montrer intégralement
à la presse d'abord".
Le film est, on peut s'en douter si l'on garde
en mémoire le
désormais culte "Une
vérité
qui
dérange" d'Al Gore,
un nouveau
signal d'alarme sur la menace
qui pèse sur l'avenir à court terme de notre
planète. Il se termine cependant sur un dernier quart
d'heure proposant certes quelques solutions, mais surtout sur le
message simple qu'il ne se veut pas donneur de leçon mais
que la solution est en chacun de nous, et que nous y arriverons, mais
"ensemble", qui est le dernier mot du film.
Le mot de la fin revient à Luc
Besson,
à qui l'on
doit le titre du film : "Yann avait d'abord pensé
à "Boomerang", qu'il a jugé finalement trop
négatif. Je lui ai proposé "Home", d'abord pour
la référence cinématographique
à E.T., et puis ensuite parce que la maison est le premier
univers de l'enfant, qui réalise ensuite que la Terre est sa
"Grande Maison". En plus de son évocation internationale,
comprise dans le monde entier, "home", la maison, est pour moi le
symbole
de l'écologie, qui est avant tout la science de l'habitat :
c'est donc un juste retour des choses. Enfin je dirais que la vraie
question posée par ce film, finalement, est "est-ce que vous
aimez vos enfants ?". Si la réponse est oui, alors faites ce
que vous avez à faire pour ne pas leur laisser un monde pour
lequel ils pourront vous reprocher de n'avoir rien fait pour le sauver,
alors que vous le saviez perdu. Le regard d'amour qu'ils vous portent
aujourd'hui sera alors un regard de lourds reproches..."
A l'heure
actuelle, tout le monde possède au moins un jean
dans sa garde-robe, du bébé au
sexagénaire, de l'ouvrier au big boss, en passant de la
Finlande à l'Australie. Son origine californienne est
déjà bien lointaine puisqu'elle date de 1853 !
Au départ, il fut conçu en salopette, comme
vêtement de travail, par le "famous" Levi Strauss.
Très vite, se trouvant à cour de toile de
bâches, il se procura du tissu de coton en France, produit
à Nîmes. Ce qui deviendra le jean denim (de
Nîmes) ! C'est autour des années 70, avec le
mouvement hippie, que le jean se propage à toute une
génération qui ne le quittera plus.
Aujourd'hui, qu'il change de coupe ou de tonalité, c'est
devenu un incontournable de la mode. Son prix est très
fluctuant suivant sa provenance. Il peut passer de quelques euros dans
la grande distribution à plusieurs centaines d'euros s'il
est signé d'un styliste branché. Bien
sûr, la baisse du pouvoir d'achat étant
d'actualité, la tentation est grande d'acheter au prix le
plus bas. Seulement en les achetant trop bon marché, il faut
avoir conscience que ce sont des vêtements qui sont
fabriqués dans des conditions malheureusement lamentables.
Si l'on se tourne
vers la Chine, qui est le 1er producteur de jeans au monde,
on constate
que les droits de l'homme au travail sont rarement
respectés. A Zhongshan,
ville chinoise consacrée
à l'industrie textile, les ateliers se sont
multipliés trop rapidement face à la demande
croissante du marché occidental. L'application de la
législation n'est donc pas suffisamment
contrôlée. Les semaines de labeur tournent autour
de 70 heures, parfois sans journée de congé. Les
ouvriers ne sont pas équipés pour se
protéger des traitements corrosifs et irritants qu'on leur
demande de faire subir aux bobines de fil et aux tissus. Ils manipulent
de la soude caustique, des acides, mais aussi de l'eau de javel qu'ils
ajoutent à des enzymes et des pierres ponces pour un
résultat délavé... Tout cela
à mains nues et sans porter de masque alors que les
émanations sont pourtant très toxiques. En
résumé, la confection d'un jean n'est pas
toujours éthique, le traitement de la toile contamine
l'environnement et est très gourmand en eau, et la
matière première, le coton, est issu de la
culture la plus polluante de la planète : le bilan
écologique et éthique de la fabrication d'un jean
de ce type est tout simplement catastrophique !
Les alternatives existent heureusement
pour
continuer à porter ce vêtement universel sans
culpabiliser. De plus en plus, des marques
engagées dans le respect de l'environnement et le commerce
solidaire ont dans leur collection des blue-jeans
bio. C'est le cas des marques NU, Ideo,
Hempage,
Machja
ou Kolam,
qui
propose des pantalons entre 60 et 130 Euros.
Acheter
responsable, cela veut peut-être dire payer
quelques euros de plus, mais n'est ce pas le juste prix
?
La DGCCRF
(Direction générale de la concurrence, de la
consommation et de la répression des fraudes) a
publié le 5 Janvier le bilan d'une étude qu'elle
mène tous les deux ans sur la surveillance et le
contrôle des résidus de pesticides
dans les productions végétales.
Ce programme de surveillance a porté sur l'analyse de 5412
échantillons de fruits, légumes,
céréales, produits pour l'alimentation infantile,
produits pour l'alimentation animale et produits biologiques. 266
matières actives ont été
recherchées et mesurées dans ces
échantillons afin de connaître la
quantité de résidus présents dans ces
produits alimentaires. Les résultats de cette
étude sont éloquents : la contamination des
fruits et légumes par les pesticides ne fait que s'aggraver.
Sur tous les fruits et légumes analysés, 52,1% contenaient des
résidus de pesticides et 7,6% dépassaient la LMR
ou limite maximale résiduelle (seuil fixé par la
Commission européenne). Si l'on ne
considère que les légumes,
ce sont 41,3% qui sont
contaminés (contre 36,1% lors du bilan de 2006). Voici les
légumes qui contenaient le plus de résidus :
poivrons, piments, tomates, poireaux, laitues et épinards.
Du côté des fruits,
alors qu'en 2006 seuls 38% ne contenaient pas de résidus,
cette année ils ne sont plus que 29,7%.
Les plus concernés sont les fraises, les mandarines et les
raisins. Progression également pour les céréales,
puisqu'en 2006 seulement 1,7% des échantillons
analysés n'étaient pas conformes à la
LMR contre 8,2% cette année.
Lorsque l'on
connaît les nombreux impacts sur l'environnement
et la santé des pesticides, on peut
s'inquiéter de ces résultats peu encourageants.
Si les pesticides sont déjà incriminés
pour de multiples troubles respiratoires, neurologiques, endocriniens,
dermatologiques... ils le sont également de plus en plus
à propos des cancers. De
nombreuses études ont été
menées sur le sujet et conduisent à la
constatation de plus en plus grande de liens entre les pesticides et le
développement des cancers chez l'être humain.
D'ailleurs, plusieurs organisations européennes se sont
rassemblées pour lancer il y a un peu la campagne "Pesticides
& cancer" afin de regrouper les
connaissances scientifiques et de sensibiliser le grand public et les
institutions.
Plus que jamais il est donc temps de se mettre (si ce n'est pas encore
fait !) aux produits issus de l'agriculture biologique.
En plus d'encourager un mode d'agriculture respectueux de
l'environnement, vous serez assurés de ne manger que des
produits sains et exempts de pesticides. En ce moment, vous trouverez
sur le marché de saison carottes, choux, betteraves, potirons,
poireaux, endives, topinambours, kiwis,
pommes, poires, clémentines, marrons...
L'association
écologique Greenpeace vient de
lancer une nouvelle campagne : Dernière chance avant que
tout se dérègle.
Créée en 1971 à Vancouver au Canada,
l'ONG Greenpeace milite dans le monde entier pour la
protection de l'environnement et compte maintenant
près de 3 millions d'adhérents, dont 110 000 pour
la branche française. Greenpeace mène des
campagnes de sensibilisation et d'actions sur les différents
enjeux liés à la défense de
l'environnement à l'échelle planétaire
: changements climatiques, efficacité
énergétique et énergies renouvelables,
sauvegarde des forêts primaires et de la
biodiversité des espèces, protection des
océans, dissémination des toxiques et substances
chimiques nocives, prolifération du nucléaire et
des OGM... Indépendant de tout
mouvement
politique, gouvernement ou entreprise privée, Greenpeace
garantit un véritable contre-pouvoir
de
défense des générations actuelles et
futures s'appuyant sur l'aide des citoyens.
Pour garder cette
indépendance, l'ONG ne s'appuie donc
financièrement que sur les dons des particuliers. Alors que
nous nous trouvons à une époque cruciale face aux
enjeux environnementaux, notamment à cause des changements
climatiques qui sont le grand défi
à
relever en ce début de siècle, Greenpeace vient
de lancer un appel pour se mobiliser : la campagne "Dernière chance
avant
que tout se dérègle" a
pour objectif de
récolter des dons afin d'agir face
à
l'urgence de la situation. En effet, il faut agir
très vite devant l'accélération et
l'aggravation actuelle des phénomènes climatiques
et des problèmes environnementaux, selon les experts
scientifiques du GIEC (Groupe d'experts Intergouvernemental sur
l'Evolution du climat) la situation se détériore
plus vite que ne laissaient présager les
prévisions les plus pessimistes. A la fin de
l'année 2009, aura lieu le prochain Sommet
pour le
Climat à Copenhague lors duquel les chefs
d'état se réuniront pour décider des
mesures à prendre contre le
dérèglement climatique. Si l'on agit
dès maintenant, il est encore possible de limiter une hausse
dramatique des températures qui entraineraient de multiples
conséquences irréversibles : accroissement des
phénomènes météorologiques
extrêmes, bouleversement des
écosystèmes, désertification,
épidemies, flux migratoires... Plus que jamais il est temps d'agir
!
Comment aider
Greenpeace dans ses actions ? Tout d'abord en faisant un don
qui
servira à soutenir l'ONG dans ses campagnes et à
interpeller les décideurs politiques sur ces questions.
Sachez que tout don
est déductible
à 66% des impôts, ainsi si vous
souhaitez donner 20 euros, il faut choisir un don de 60 euros. Et pour
ceux qui voudraient s'engager encore davantage, des bureaux locaux de
Greenpeace sont présents un peu partout en France, vous
pouvez vous adresser à celui le plus proche de vous pour
devenir bénévole et apporter votre soutien. A
votre échelle, vous pouvez déjà
contribuer à ce que les choses changent et que les
générations futures ne pâtissent pas de
nos erreurs.
Et puisque nous sommes en plein période d'avant
Noël, à signaler également la sortie du "Guide
pour un Noël sans OGM" que vient de
publier
Greenpeace. Dans ce guide, vous trouverez pour les produits
alimentaires classiques que l'on consomme lors des fêtes de
fin d'année (saumons, foies gras, fromages, volailles,
desserts...) un classement des produits avec ou sans OGM : produits en
vert lorsque le fabricant garantit qu'il n'a pas utilisé de
produits OGM ou d'animaux nourris aux OGM, en orange lorsqu'il indique
avoir entamé une telle démarche mais qu'il n'a
pas encore de certification et en rouge pour les produits dont le
fabricant n'a pas répondu ou n'a pas garantit l'absence
d'OGM.
Nous vous avions
présenté en novembre dernier le Prix Pinocchio du
développement durable 2008
lancé par l'association Les Amis de la Terre.
L'objectif de cette opération était de
sensibiliser le public autour de la responsabilité sociale
et environnementale des entreprises. Le principe était de
proposer aux internautes de voter pour les entreprises
françaises les moins responsables et ne respectant pas les
droits sociaux et environnementaux fondamentaux. 12 entreprises ont
été ainsi "nominées" dans 3
catégories (droits humains, environnement et green washing).
Pour chacune d'elle, Les Amis de la Terre présente les
activités de l'entreprise et en quoi elle est
très loin de respecter les principes du
développement durable. Les internautes avaient alors la
possibilité de désigner pour chaque
catégorie l'entreprise qu'il pensait la moins responsable...
Hier 16
décembre, une cérémonie publique
organisée par l'association a eu lieu pour l'annonce des 3
lauréats de cette année. 4193
personnes ont participé à l'édition
2008 du Prix Pinocchio. Dans la catégorie "Droits
humains", c'est le groupe Louis Dreyfus
qui a été élu, une multinationale dont
les activités principales consistent en le négoce
et la commercialisation de produits de base agricoles et
énergétiques, le transport et l'armement
maritime, les télécommunications... Cette
entreprise doit son prix pinocchio du fait des conditions de travail
proches de l'esclavage et de l'exploitation présentes dans
des plantations de canne à sucre et d'usines de
transformation d'ethanol dans la
région du Mata Grosso do Sul au Sud-Ouest du
Brésil. Elle y emploie 13000 indigènes,
principalement de l'ethnie Guarani, dans des conditions
déplorables (accidents, salaires impayés,
insalubrité des locaux...). Et c'est sans compter les
problèmes de déforestation engendrés
par la monoculture de canne à sucre pour la production de
biocarburants....
La
société Areva
remporte le Prix Pinocchio dans les deux autres catégories
(environnement et greenwashing) ! Elle est lauréate dans la
catégorie "Environnement"
suite aux évènements survenus cet
été à la centrale de Tricastin
où 75 kilos d'uranium avaient été
rejetés dans les cours d'eaux alentours,
dépassant les seuils de radioactivité maximum.
Une série de dysfonctionnements avaient également
eu lieu dans les semaines suivantes mettant en doute la
sureté de la centrale et des installations
nucléaires en général. Si Areva est
aussi lauréate de la catégorie "Greenwashing",
c'est à cause de son slogan "Nos énergies ont de
l'avenir. Un avenir sans CO2" publié dans son rapport
développement durable 2007 et donnant l'impression que le
nucléaire serait la solution contre le
réchauffement climatique. Ce qui n'est absolument pas
justifié puisque les émissions de
CO2 dûes aux centrales nucléaires
sont loin d'être négligeables et la pollution de
ce type d'énergie reste un problème insoluble
à l'heure actuelle.
Le film documentaire "Mâles
en péril", diffusé sur
Arte
le mardi 25 Novembre à 21h, relate l'enquête
menée par les réalisateurs Sylvie
Gilman et Thierry de Lestrade sur les substances
chimiques qui menaceraient notre santé, en
particulier la fertilité masculine. Ce documentaire a
reçu le Prix Europa 2008, festival qui récompense
des productions européennes de
télévision ou de radio. L'enquête de
ces journalistes débute par quelques questions : pourquoi
depuis 50 ans la production de spermatozoïdes chez l'homme a
t-elle diminué de 50% ? pourquoi le nombre de cancers du
testicule ne cesse t-il d'augmenter ? ainsi que le nombre de
malformations congénitales de l'appareil reproducteur
masculin ? pourquoi certaines espèces animales se
féminisent-elles et d'autres deviennent-elles de
plus en plus stériles ? A toutes ces questions, de plus en
plus de scientifiques évoquent l'effet néfaste de
substances chimiques, présentes dans notre quotidien, qui
agiraient comme perturbateurs endocriniens.
En
agissant sur le système hormonal des hommes ou d'animaux,
ces produits chimiques entraine une féminisation du monde et
mettent en danger la fertilité de ces
espèces. Parmi les substances
incriminées, on retrouve PCB, pesticides, phtalates,
bisphénol A, retardateurs de flamme, DDT... qui sont des
composés chimiques présents partout autour de
nous : cosmétiques, matières plastiques,
emballages alimentaires, jouets...
Durant cette
enquête, Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade
ont rencontré de nombreux scientifiques et
représentants de l'industrie chimique que l'on pourra
retrouver dans le documentaire. Le focus est mis plus
particulièrement sur quelques substances faisant beaucoup
parler d'elles depuis un certain temps : phtalates,
bisphénol A et distilbène. Le bisphénol
A, nous avions déjà
abordé le sujet, est un
oestrogène synthétique utilisé dans la
fabrication de plastiques transparents (bouteilles d'eau, biberons...)
et de résines époxy (boîtes de
conserve). De nombreuses études ont montré les
dangers de ce composé chimique sur la santé
humaine, et notamment sur les
nouveaux-nés.
Les phtalates
sont également utilisés dans la fabrication de
matières plastiques (tel que le PVC), ce sont des additifs
chimiques servant à donner de la flexibilité aux
matériaux; ils sont aussi employés comme agents
fixateurs dans les produits cosmétiques. On trouve
des
phtalates dans d'innombrables produits : isolants pour
câbles, produits pour l'automobile, matériaux
médicaux, emballages alimentaires, revêments de
planchers et murs, jouets, cosmétiques... Enfin le distilbène,
aussi un oestrogène synthétique, était
un médicament prévenant les fausses couches
fortement pescrit des années 1950 à 1980
à l'origine de nombreuses malformations génitales
chez les enfants dont les mères en ont consommé.
Les nouveaux-nés et enfants sont d'ailleurs
exposés à de multiples autres substances, comme
le TBT (tributylétain), le polyacrylate de sodium ou encore
le benzol, autant de composés chimiques que l'on retrouve
par exemple dans les gels absorbants des couches jetables... La
solution : utiliser des couches lavables
en matières naturelles !
La réglementation
européenne REACH
sur les substances chimiques, signée en 2006, devrait
permettre de limiter à l'avenir l'utilisation de produits
chimiques toxiques pour la santé humaine ou l'environnement.
Sur plusieurs échéances jusqu'à 2018,
les industriels devront déclarer toutes les substances
chimiques dangereuses employées parmi une liste de 30000
composés répertoriés par REACH. Cette
réglementation est déjà une
très grande avancée dans le domaine, mais devra
être améliorée et renforcée
selon les associations écologiques pour être
véritablement efficace. Le reportage de Sylvie Gilman et
Thierry de Lestrade est l'occasion d'en apprendre un peu plus sur tous
ces scandales de l'industrie chimique. La diffusion du
documentaire
sera suivie d'un débat avec
Nathalie
Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat à
l'Ecologie, le professeur Andreas
Kortenkamp (responsable du service de
toxicologie de l'université de Londres) et
François Veillerette, président du Mouvement pour
le droit et le respect des générations futures.
Et pour un avant-goût, plusieurs extraits vidéos
de "Mâles en péril" peuvent être
visionnés sur le site d'Arte.
Pour info :
Film documentaire "Mâles
en péril" de Sylvie Gilman et
Thierry de
Lestrade diffusé mardi
25 Novembre à
21h sur Arte (en
savoir plus).
La Région
Ile-de-France organise le 26ème
Festival International du Film d'Environnement qui
aura lieu au
cinéma La Pagode à Paris du 19 au 25 Novembre.
Gratuit et ouvert à tous, le festival présentera
89 films (documentaires, fictions, courts
métrages...) de 37
pays différents autour des thèmes de
l'environnement et de l'écocitoyenneté. Suite au
succès du film "Une vérité qui
dérange" d'Al Gore sur l'urgence écologique, de
nombreux films ont vu le jour. L'équipe du festival a
sélectionné 89 films parmi 2000
propositions, dont 46 d'entre eux concourront pour l'un des 6
prix décernés par un jury de
spécialistes de l'environnement et du cinéma
à l'issue du festival.
Les films présentés aborderont des
sujets
d'actualité allant des problèmes de pollutions
diverses (Addicted to plastic, Dégazez y'a rien à
voir, Digital Cemeteries...) au réchauffement
climatique
(Global warming, Tara - voyage au coeur de la machine climatique) en
passant par les dangers sanitaires (Agent orange a
personal requiem,
Gift im Angebot, I am because we are...), les ressources
naturelles
(Canada - l'appel de la forêt, The perfect reef, Disparition
des abeilles - la fin d'un mystère, Crude...) ou encore la
pauvreté (8 Le film, La fin de la
pauvreté ?...).
Si beaucoup de ces films dénoncent les désastres
écologiques actuels et les dangers pour l'Homme et
l'environnement de certains de nos agissements, ce qui est bien
sûr indispensable, d'autres films s'attachent à
dépeindre des initiatives positives en
faveur de
l'environnement ou des modes de vie alternatifs. C'est par exemple le
cas du film français "BNB - Bonheur National Brut"
faisant
le portrait de gens inventant de nouvelles façons de vivre
et de travailler, sans nuire à l'environnement. C'est
aussi
le cas du film "Artisans du changement" qui relatent
différentes initiatives d'entreprises durables à
travers le monde. Les enfants ne sont pas oubliés durant ce
festival puisque deux films leur sont adressés : "Les ailes
pourpres - le mystère des flamants", film documentaire de
Disney Nature et "Mia et le Migou", film d'animation de
Jacques-Rémy Girerd.
Pour la plupart des
films projetés, les
réalisateurs seront présents
pour des discussions
avec le public. Des conférences et plusieurs
débats sont également prévus,
notamment le 24 Novembre une journée spéciale est
organisée pour les 400 ans de Québec pour
laquelle une sélection de films
québécois sera diffusée et
à cette occasion Hubert
Reeves donnera une conférence sur "Le
4ème choc".
Bref un programme très riche pour ce 26ème
Festival du Film d'Environnement qui promet d'être fort
intéressant !
Pour info :
Le Festival du Film d'Environnement a lieu du 19 au 25 Novembre
au cinéma La
Pagode, 57 bis rue de Babylone, 75007
PARIS (Métro St François
Xavier (ligne
13), bus : 87 – 82 – 92, parking public : Esplanade
des Invalides). L'entrée à toutes les
séances et débats est libre et gratuite
(dans la
limite des places disponibles). Le programme complet
est consultable
sur le site du festival.
Le guide d'achat
écologique Topten
vient
de s'enrichir d'une nouvelle catégorie "Lave-linge".
Le guide Topten a été lancé en 2004
par le WWF-France et l'association de
consommateurs
CLCV (Consommation Logement et Cadre de
Vie). Il a
pour objectif de comparer les produits
électro-ménagers et les voitures afin
d'établir un classement des 10 produits ayant le plus
faible impact écologique pour chaque
catégorie représentée. Une catégorie
"lave-linge" vient tout juste d'être
ajoutée au Topten présentant en 2
sous-catégories les 10 appareils de moins de 7 kg et les 10
appareils de plus de 7 kg les plus économes en consommation d'électricité
et d'eau et ayant les meilleures qualités
de lavage et d'essorage suivant la classification européenne.
93% des foyers français possèdent
un lave-linge,
l'impact de l'utilisation de ces appareils n'est donc pas anodin.
Heureusement, l'amélioration des machines à laver
et un meilleur usage ont permis de diminuer de 60% la consommation
d'eau et de 30% celle d'électricité au cours des
vingt dernières années.
Pour vous aider
à bien choisir votre lave-linge,
le guide Topten présente sous forme d'un tableau les
caractéristiques des 10 meilleurs appareils retenus : prix,
coût eau et électricité,
capacité, efficacité
énergétique, consommation d'eau et
d'électricité... Les "étiquettes
énergie" que l'on trouve sur les appareils
électro-ménagers permettent
déjà de repérer les appareils les plus
économes. Instaurée par la Commission
Européenne, l'étiquette énergie classe
les appareils en 7 classes de A à G,
A
étant celle des produits ayant la meilleure efficacité
énergétique. C'est sur cette
étiquette qu'il est également
mentionné l'efficacité de lavage et d'essorage
dans le cas d'un lave-linge. Pour ne pas gaspiller d'eau et
d'électricité, pensez aussi à ne
lancer une machine que lorsque le lave-linge est bien rempli. En effet,
les programmes "demi-charge" consommeront toujours plus par kilogramme
de linge qu'une machine à pleine capacité. La
tendance des fabricants étant de sortir des appareils de
capacité de plus en plus grande, attention à
acheter une machine bien adaptée à vos besoins.
Laver son linge
en
réduisant son impact sur l'environnement,
c'est aussi être vigilant dans le choix de sa lessive.
Les lessives détergentes classiques contiennent en
général bon nombre de substances
chimiques nocives pour l'environnement (pollution des
sols et
de l'eau) mais aussi pour la santé (allergies,
irritations...). Préférez des lessives plus
écologiques (qui portent souvent l'écolabel
européen), biodégradables
et
dont les composants sont issus de ressources
renouvelables.
Les noix de lavage, contenant de la
saponine,
permettent également de laver son linge sans utiliser
d'autre lessive. Enfin pour améliorer le lavage et diminuer
la quantité d'eau et de lessive nécessaires, il
est possible de mettre des balles de lavage
dans le
tambour de la machine afin de mieux battre le linge. En tenant compte
de ces quelques remarques, votre lessive sera plus écologique
et vous ferez des économies
non
négligeables sur votre portefeuille !
Chaque
année, en Europe, 100 000 enfants meurent
de maladies
causées par l'environnement. 70% des cancers
sont
liés à l'environnement dont
30% à la pollution et 40% à
l'alimentation. Chaque année en France, on
constate une augmentation de 1,1%
des cancers chez les enfants. En France, l'incidence du
cancer a augmenté de 93% en 25 ans
chez l'homme.
C'est la première fois que le cinéma
français s'intéresse à un sujet sur
l'environnement. Ici il s'agit plus particulièrement de
l'alimentation de nos enfants : la cause apparaît urgente. Jean-Paul
Jaud nous livre ici une tragédie
environnementale
avec ce film sorti hier en salle, "Nos enfants nous
accuseront" : l'empoisonnement de nos campagnes
par la
chimie agricole et les dégâts
occasionnés sur la santé publique, notamment
celle des enfants.
Ce film raconte la courageuse initiative d'une municipalité
du Gard, Barjac, qui décide de faire passer la cantine
scolaire au bio, en finançant le surcoût sur le
budget de la commune. Conscient du danger sanitaire qui menace une
jeune génération exposée aux 76000
tonnes de pesticides déversés chaque
année en France, un maire décide
de
donner l'exemple d'une portée politique forte : alerter
l'opinion et les pouvoirs publics sur les dérives
scandaleuses d'un système économique dont la
logique va totalement à l'encontre de la santé de
la population...
Les différents intervenants du film (enfants, parents,
enseignants, soignants, journalistes, paysans, élus,
scientifiques, chercheurs,...) livrent leurs sensations, leurs
analyses, leurs angoisses, leur colère, le fruit de leur
travaux à la caméra. Chacun raconte son
expérience, dénonce les abus, pose les
problèmes, mais tous proposent des solutions, à
condition que les différents organes de décision,
et notamment les pouvoirs publics, prennent leurs
responsabilités. Des témoignages
édifiants et bouleversants sur une
réalité qu'il est urgent de maîtriser.
La bande annonce
du
film la fait déjà
toucher du
doigt, regardez-là jusqu'au bout, elle fait
déjà sérieusement
réfléchir...
Combien de maladies, de tumeurs,
d'infirmités, de
tragédies humaines sont elles en train de
proliférer sans que l'on ne fasse rien, ou si peu ?
Le film commence à l'Unesco, lors d'un colloque
réunissant des sommités mondiales de la
médecine, signataires
de
l'Appel de Paris (qui remonte quand
même
au 7 mai 2004 !). Un seul mot
d'ordre : non pas se contenter de constater les ravages, mais trouver
tout de suite les moyens d'agir pour que, demain, nos enfants ne nous
accusent pas d'en avoir eu conscience mais de n'avoir rien fait...
La firme Monsanto,
célèbre pour la commercialisation de produits
phtyosanitaires et de variétés de semences OGM,
vient d'être condamnée pour publicité
mensongère à propos de son
herbicide Roundup.
En 2000, Monsanto lance une campagne de publicité pour la
promotion de l'herbicide Roundup dont la substance active est le glyphosate.
Sur les spots publicitaires diffusés ainsi que sur les
emballages de cet herbicide, apparaissent les mentions
"biodégradable", "laisse le sol propre" et "respect de
l'environnement", laissant penser que le Roundup est un produit
écologique et sans danger. Or après plusieurs
études, il a été
démontré que le glyphosate, substance active du
Roundup, n'est absolument pas biodégradable et au contraire
a des effets fortement nocifs sur la santé et
l'environnement. C'est pourquoi en 2001 une plainte est
déposée par les associations Eau et
Rivières de Bretagne et Consommation, Logement et Cadre de
vie pour publicité mensongère. En 2007, le
tribunal de Lyon rend son jugement en faveur des parties civiles, suite
à quoi Monsanto fait appel et vient finalement
d'être condamnée ce 29 Octobre par la
cour d'appel
de Lyon à verser une amende de 15000 euros. Il faut savoir
qu'aux Etats-Unis une telle campagne publicitaire avait
déjà été
condamnée par la justice en 1996... Le Roundup est
actuellement l'herbicide le plus employé par les jardiniers
amateurs et ces publicités mensongères l'ont
banalisé, déculpabilisant les jardiniers de son
utilisation. Espérons que ce jugement fera
réfléchir et conduira à des
comportements plus responsables par des méthodes
de jardinage écologiques.
D'ailleurs pourquoi
utiliser des produits chimiques lorsque l'on peut tout à
fait recourir à des produits naturels
? Si l'on a un petit jardin et du temps, la méthode la plus
écologique reste le désherbage
à la main, qui permet en plus davantage de
précision. Pour désherber sur de petites surfaces
ou entre des dalles, on peut aussi verser de l'eau
bouillante
sur les plantes à éliminer. Pour le
désherbage de plus grandes étendues, le recours
à des produits naturels et 100%
biodégradables tel que le purin d'ortie est
tout
à fait adapté. Le purin d'ortie
est une préparation fort utile au jardinier écolo
qui selon les dosages peut servir de désherbant, de
fertilisant ou encore d'insecticide. Cette préparation,
facile à fabriquer, doit être
réalisée par soi-même ; en effet la
commercialisation du purin d'ortie est interdite depuis la publication
d'un décret en 2006 dans le cadre de la loi d'orientation
agricole. Une autre méthode écologique et
biologique est la pratique du paillage
qui consiste
à couvrir son potager de tontes de pelouse, de feuilles
mortes, d'écorces... afin d'enrichir le sol en humus,
d'améliorer la rétention d'eau et
d'éviter d'avoir à désherber. L'automne
est d'ailleurs la bonne saison pour faire un paillage d'hiver qui
protégera le sol du jardin des variations de
température.
A voir :
La journaliste Marie-Monique Robin a mené une
enquête sur la multinationale Monsanto et a
réalisé un film documentaire très
révélateur et intéressant, sorti en
Mars 2008 : Le Monde selon Monsanto. Elle
a
publié en même temps un livre du même
nom retraçant son enquête.
L'ONG WWF
vient de publier son rapport "Planète
Vivante" pour l'année 2008 sur
l'état de santé actuel de la planète.
Comme tous les deux ans, le WWF (Fonds Mondial pour la Nature), en
collaboration avec le ZSL (Société Zoologique de
Londres) et le GFN (Réseau Mondial de l'Empreinte
Ecologique), a mené une étude sur
l'état des ressources et l'impact des activités
humaines sur la Terre. Encore une fois, les conclusions de ce rapport
sont alarmantes. Le constat qui résulte de ce travail n'est
malheureusement pas nouveau : "Le monde doit faire face
à une consommation effrénée du capital
naturel mondial. Tout comme des dépenses
inconsidérées sont à
l’origine de la récession, la consommation
excessive de l’Homme épuise les ressources
naturelles à un point tel que nous mettons en danger notre
prospérité future.".
Le rapport
"Planète vivante" présente dans un premier
chapitre l'état actuel en matière de biodiversité,
de ressources naturelles (en particulier
la
ressource en eau) et d'activités humaines.
Appuyées de divers indicateurs, ces informations ont servi
à calculer un Indice Planète
Vivante
(IPV) représentant la situation des
écosystèmes de la planète et l'empreinte
écologique symbolisant la pression de l'homme
sur
ces systèmes. Ces indicateurs permettent
d'étudier l'évolution de la
biodiversité mondiale et de la mettre en
parallèle avec la consommation humaine en ressources
naturelles. Il ressort de ces observations que l'IPV a
diminué d'environ 30% sur les 35
dernières années ce qui signifie
une
perte immense en espèces vivantes. L'empreinte
écologique de l'humanité, elle, n'a pas
cessé d'augmenter et de s'accélérer,
atteignant
aujourd'hui un niveau dépassant de 30%
environ la capacité de regénération de
la planète. Les pressions humaines en cause sont les
diverses pollutions, surexploitations de ressources naturelles,
destructions des habitats naturels, conséquences du
changement climatique global et introductions d'espèces
invasives.
L'empreinte
écologique donne une
mesure de la surface nécessaire pour fournir les ressources
et absorber les déchets de chaque être humain en
fonction de la consommation mondiale. Le dernier calcul de cet
indicateur au niveau mondial , effectué en 2005, donnait une
empreinte écologique de 2,7
hectares en
moyenne par personne alors que la biocapacité de la Terre
était de 2,1 hectares par
personne.
L'empreinte écologique a également
été calculée par pays, avec en
première place de la pression humaine sur les ressources
naturelles (en moyenne par habitant) les Emirats Arabes
Unis, suivis de
près par les Etats-Unis. La France,
qui
arrive en 21ème position, a une empreinte
écologique de 4,9 hectares en
moyenne
par personne.
Dans un deuxième chapitre, le rapport propose des solutions
pour inverser la tendance et aller vers un
développement plus durable et surtout
supportable
pour la planète. Les thèmes abordés
concernent la maîtrise de la démographie, de la
consommation d'énergie et des ressources naturelles, la
régulation du commerce mondial et la protection de la
biodiversité. Il est en effet primordial et urgent d'agir
pour diminuer la pression exercée sur la Terre, car avec
l'empreinte écologique actuelle il faudrait
à
terme 2 planètes pour continuer à vivre de la
même façon. A l'échelle individuelle,
le choix de nos modes de consommation est donc très
important et c'est en préférant des produits
plus écologiques
que
tout un chacun peut déjà avoir une influence et
réduire son impact sur l'environnement.
Si le sujet ne semble pas a priori particulièrement passionnant, nous avons malgré tout choisi de nous pencher dessus (enfin pas trop quand même, hein...) car il va quand même intéresser les quelques 11 millions de français qui sont connectés à un réseau d'assainissement non collectif, soit 5 millions d'installations !
Nous utilisons chaque jour de l'eau en grande quantité pour les usages domestiques (lavage, cuisine) et les sanitaires. Or l'eau n'est pas une ressource inépuisable (même si elle tombe parfois du ciel !), il est donc nécessaire de la traiter pour pouvoir la recycler.
Pour les foyers qui ne sont pas raccordés au tout-à-l'égout, une fosse septique doit être installée afin de récupérer les eaux usées et de les traiter avant rejet dans la nature. La fosse septique est en général enterrée dans le jardin et est reliée aux canalisations de la maison. Un ou plusieurs bacs successifs permettent de traiter les déchets pardécantation. Chaque année environ la fosse doit être vidangée : si la tâche ne semble pas très agréable, fort heureusement des produits existent pour faciliter l'entretien.
L'eau traitée étant ensuite rejetée dans l'environnement, il est bien sûr très important qu'elle soit la plus propre possible et qu'elle ne contienne pas de polluants qui pourraient infiltrer les sols et les nappes phréatiques. D'où l'intérêt de n'utiliser que des produits naturels et biodégradables qui ne rejetteront pas de composants toxiques contrairement aux produits chimiques.
Mais surtout, le point le plus important à signaler est qu'il faut éviter l'utilisation de produits détergents : leur apport, même en faible quantité, peut détruire la flore bactérienne qui est elle-même à l'origine de la fermentation (et donc destruction) des dépôts organiques ! Par ailleurs l'utilisation de détergents en poudre finit par causer des dépots qui peuvent obstruer les canalisations en formant des bouchons de savon très compacts et difficile à évacuer. Il faut donc employer pour le traitement des canalisations et des fosses septique des complexes biologiques de bactéries agissent en détruisant les matières organiques, ce qui permet d'espacer les vidanges de la fosse mais aussi d'éviter les mauvaises odeurs ! Et même, un autre petit truc "bio" et pas cher : un yaourt dans la fosse de temps en temps, pour faire le plein de ferments !
Et, de ce fait, afin de prolonger les effets de cet entretien bio et limiter l'utilisation des produits détergents, pour l'entretien quotidien des sanitaires, il s'agit également de bien choisir ses produits. Des nettoyants avec des composants naturels et d'origine végétale biodégradables sont sans dangers pour l'environnement... et les petites bactéries nettoyeuses de la fosse !
L'installation de toilettes sèches peut aussi être une bonne solution (si l'on en a la possibilité) pour limiter son utilisation de l'eau et donc la quantité des eaux usées produites. D'autant plus qu'il est tout à fait possible de récupérer le compost pour fertiliser le jardin !
La taxe "pique-nique" a attendu la fin de l'été pour arriver. Le gouvernement prépare la mise en place de cette taxe écologique, d'après les informations du Journal du Dimanche du 14 septembre.
Cette taxe s'inspire de celle existante en Belgique depuis juillet 2007. Elle concerne les sacs en plastique, la vaisselle jetable (assiettes, gobelets et couverts en plastique) et les films plastique et aluminium à usage ménager. La liste n'est pas encore complètement arrêtée, ni sous quelle forme cette taxe va s'appliquer. Sans doute seront également visés, les briquets et rasoirs jetables, les rouleaux adhésifs etc... Nathalie Kosciusko-Morizet, la ministre de l'écologie, a même évoqué que les couches pourraient être concernées. L'idée est de généraliser l'usage des couches lavables (voir le précédent billet "Revenons aux langes, pardon, aux couches lavables").
L'éco-participation pourrait être le modèle choisi par Jean-Louis Borloo, déjà appliquée sur les produits techniques depuis deux ans. Fin septembre, le conseil des ministres se prononcera pour l'inscrire au projet de loi des finances 2009.
Pour continuer à déjeuner sur l'herbe, à faire la fête sans culpabiliser, il suffit de se tourner vers l'achat de vaisselle biodégradable ou compostable. Le choix est vaste, et c'est plutôt sympathique de jeter sa vaisselle dans le barbecue à la fin de la "garden party" !
L'association de consommateurs UFC - Que Choisir vient de publier les résultats d'une enquête sur les désodorisants d'intérieur, comme elle l'avait déjà fait en 2004. Il y a 4 ans, Que Choisir avait sonné l'alerte auprès des consommateurs. Les résultats de l'enquête, si bien nommée "Polluants d'ambiance", étaient accablants : quasiment tous les produits testés se sont révélés dangereux pour la santé du fait des substances toxiques, allergènes et parfois même cancérigènes rejetées dans l'air.
Les résultats de la nouvelle enquête de Que Choisir ne sont de nouveau pas très encourageants. Des efforts auraient pourtant été fait selon les industriels ! Mais d'après les tests réalisés, les désodorisants d'intérieur restent toujours fortement nocifs pour la santé et sont à déconseiller. Les tests ont portés sur des bougies, des encens, des aérosols, des diffuseurs de parfums... La conclusion de Que Choisir est qu'une grande majorité de ces produits rejettent des substances très dangereuses : COV (Composés Organiques Volatiles), substances cancérigènes (formaldéhyde, benzène), substances irritantes et allergènes...
Alors quelles sont les solutions si l'on souhaite utiliser des parfums d'intérieur ? Tout d'abord, les bougies, qui selon leur composition peuvent être sans aucun danger. Pour cela, il faut bien vérifier qu'elles sont fabriquées à partir de cires 100% naturelles, comme les bougies à la cire d'abeille ou en stéarine végétale par exemple. Autre possibilité : les huiles essentielles avec un diffuseur électrique, et non avec un diffuseur à bougie qui émettra des COV à la combustion des huiles. Toutes sortes d'huiles essentielles existent, avec chacune des propriétés différentes selon les plantes utilisées. Et puis pour renouveler l'air intérieur n'oubliez pas d'aérer régulièrement votre maison !