Pour les vacanciers en Bretagne Sud, je leur
propose une journée à la découverte
d'un village breton plein de charme, que vous parcourez au fil du
festival de la photo.
Pour sa 6ème édition, cette galerie d'art en
plein air, entièrement gratuite, expose 200
clichés grand format sur le thème Peuples
& Nature.
La motivation de Jacques Rocher, initiateur du Festival photo se
résume par : "Le sens profond de ce Festival est de parler
à toutes et tous de l'état de notre
planète et de continuer à donner gratuitement
accès à la culture."
Ces photographies magnifiques et grandioses, mises en valeur dans ce
décor bucolique, sont des témoignages sur la
santé de la planète et l'humanité. La
beauté des images doit faire
réfléchir, permettre de sensibiliser aux
problèmes environnementaux et inciter à modifier
nos comportements car "il n'est pas trop tard pour agir".
Parmi les
photographes participants à
l'évènement, Yann
Arthus Bertrand dévoile quelques
photos inédites réalisées pendant le
tournage du film Home.
Ce
film événement, sorti le 5 juin dernier lors de
la journée mondiale de l'environnement, a
été aussi la date du coup d'envoi du festival
photo à la Gacilly, qui se
déroulera jusqu'au 30 septembre pour 200 000 visiteurs
attendus.
Depuis quelques jours, le
retrait du projet d'extraction de sable dans la baie de Quiberon, par
le cimentier Lafarge, est officiel.
Une polémique qui dure depuis mars 2007 et qui
oppose un lobby industriel à un collectif très
dynamique "Le
peuple des dunes" (140 associations
principalement de défense de l'environnement)
engagé dans la sauvegarde du littoral et du milieu marin.
Le groupe Lafarge projetait d'extraire 600 000 tonnes de sable par an,
soit 18 millions de tonnes en trente ans, sur une zone de 16 hectares
qui se déploie entre Belle-île et l'ile de Groix,
à quelques kilomètres seulement du rivage.
Mais coup de théâtre, c'est au préfet
maritime à qui l'on doit l'abandon du projet et ce pour des
raisons militaires ! L'amiral de Saint Salvy a rappelé que
la "zone convoitée par Lafarge est située dans
une zone de tirs dont l'armée française souhaite
conserver la maitrise opérationnelle, de plus, ce polygone
pourrait accueillir à l'avenir des séances de tir
des armées européennes." La victoire a un
goût amère et la bolée de cidre passe
de travers !
Quand on connait ce site magnifique, bien sûr que l'on se
réjouit de savoir que le relief de cette baie ne sera pas
endommagé par un glissement du sable et des dunes, et que
l'eco-système marin sera épargné. Mais
quid des tirs d'entrainement militaires ? Et puis l'on tremble pour la
prochaine cible de Lafarge, à qui le tour maintenant ?
Pour info : Lafarge est le leader mondial dans les matériaux
de constructions. CA 2008 : 19 milliards d'Euros
Nous avons eu le
privilège hier
d'assister
à la conférence de presse organisée au
musée du quai Branly à Paris pour
découvrir en avant-première quelques extraits du
film HOME de Yann Arthus-Bertrand,
coproduit par Elzevir Films (Denis
Carot) et EuropaCorp (Luc Besson) et
financé en grande
partie (10 millions d'euros sur un budget total de 12 millions) par le
groupe PPR (François-Henri
Pinault). Tous les quatre
étaient présents, ce qui a permis d'avoir un
éclairage intéressant sur la genèse du
film, grâce aux échanges qui ont
été possibles avec eux.
Le synopsis : "En quelques décennies,
l'homme a rompu un
équilibre fait de près de 4 milliards
d'années d'évolution de la Terre et met son
avenir en péril. Le prix à payer est lourd, mais
il est trop tard pour être pessimiste : il reste à
peine 10 ans à l'humanité pour prendre conscience
de son exploitation démesurée des richesses de la
Terre et changer son mode de consommation. En nous offrant les images
inédites de plus de 50 pays vus du ciel, en nous faisant
partager son émerveillement autant que son
inquiétude, Yann Arthus-Bertrand pose, avec ce film, une
pierre à l'édifice que nous devons, tous
ensemble, reconstruire." ... et une
sacrée pierre, puisqu'il
a fallu 3 ans et 700 heures de rush à YAB pour faire ce
film, dont le contenu scientifique est majoritairement tiré
des analyses et des travaux de Lester Brown,
adaptés par le
minutieux travail d'Isabelle Delannoy,
experte
environnementale, qui a réalisé le commentaire du
film et contribué à son scénario.
La particularité de HOME est sa sortie mondiale le 5 juin
à l'occasion de la journée mondiale de
l'environnement, en simultané au
cinéma et en DVD
à prix coutant, sur une soixantaine de chaînes de
télé et en streaming gratuit sur Youtube
pendant
une dizaine de jours (Google est
partenaire de
l'opération,
Mats Carduner, le PDG pour la France, en a
détaillé les modalités), le tout en
cassant la sacro-sainte "chronologie des médias"
chère à la profession : l'objectif est de faire
visionner le film au plus grand nombre, donc avec le moins de
contraintes économiques possibles, souhait cher à
Yann Arthus-Bertrand. Le film sera donc présenté
lors de cette journée mondiale de l'environnement
à Mexico, car il est soutenu par l'UNEP
(Programme des
Nations Unies pour l'Environnement). YAB a indiqué avoir
bénéficié du conseil d'Al
Gore, qui a
vu le film et lui a indiqué la "bonne" manière de
communiquer sur les nombreux chiffres angoissants qui
émaillent les commentaires de ce documentaire, ce qu'il
résume en disant : "On ne veut pas croire ce que
l'on sait
pourtant". A noter également que 20000 DVD seront
envoyés aux écoles par la ligue
de
l'enseignement, selon les dires de YAB.
Ce film a donc été largement financé
par le groupe PPR sous l'impulsion de François-Henri
Pinault, son PDG, à qui le projet a
été présenté en juin 2007,
et pour lequel il a immédiatement donné son OK,
alors qu'il était en train de mettre en place une direction
RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) au
sein du Groupe. "Ce projet nous a forcé
à avancer
avec les 88000 collaborateurs du Groupe, car en tant que contributeur
majeur dans la chaîne de production, il est de notre devoir
de prendre conscience de la nécessité de
progresser dans la responsabilité sociale et
environnementale que nous avons vis à vis de la
planète. Nous avons le pouvoir d'agir sur le destin qui nous
attend si nous ne faisons rien. C'est pour nous une
opportunité inouïe de permettre la mise en oeuvre
d'une nouvelle économie, sans recherche de profit
immédiat, mais avec plus de sens, que nous recherchons tous
aujourd'hui.". Voilà bien
résumé le
credo d'INAKIS depuis sa création
en
2007...
Pour Luc Besson, "C'est un
message commun
pour le 5 juin, pour moi ce
n'est pas un film qui doit recevoir ou pas les critiques ou les
louanges, il me paraît important que nous sortions de ce type
de débat, c'est la raison pour laquelle exceptionnellement
nous avons choisi de ne pas le montrer intégralement
à la presse d'abord".
Le film est, on peut s'en douter si l'on garde
en mémoire le
désormais culte "Une
vérité
qui
dérange" d'Al Gore,
un nouveau
signal d'alarme sur la menace
qui pèse sur l'avenir à court terme de notre
planète. Il se termine cependant sur un dernier quart
d'heure proposant certes quelques solutions, mais surtout sur le
message simple qu'il ne se veut pas donneur de leçon mais
que la solution est en chacun de nous, et que nous y arriverons, mais
"ensemble", qui est le dernier mot du film.
Le mot de la fin revient à Luc
Besson,
à qui l'on
doit le titre du film : "Yann avait d'abord pensé
à "Boomerang", qu'il a jugé finalement trop
négatif. Je lui ai proposé "Home", d'abord pour
la référence cinématographique
à E.T., et puis ensuite parce que la maison est le premier
univers de l'enfant, qui réalise ensuite que la Terre est sa
"Grande Maison". En plus de son évocation internationale,
comprise dans le monde entier, "home", la maison, est pour moi le
symbole
de l'écologie, qui est avant tout la science de l'habitat :
c'est donc un juste retour des choses. Enfin je dirais que la vraie
question posée par ce film, finalement, est "est-ce que vous
aimez vos enfants ?". Si la réponse est oui, alors faites ce
que vous avez à faire pour ne pas leur laisser un monde pour
lequel ils pourront vous reprocher de n'avoir rien fait pour le sauver,
alors que vous le saviez perdu. Le regard d'amour qu'ils vous portent
aujourd'hui sera alors un regard de lourds reproches..."
Inakis vient d'accueillir
une
nouvelle boutique spécialisée en papeterie
naturelle, durable et éthique : Nature et
Papiers.
Vous pouvez d'ailleurs retrouver l'interview de Valérie
Morin, sa fondatrice, sur Nature et Papiers sur
Inakis. Créée en 2008, cette jeune entreprise
s'inscrit
dans une démarche de développement
durable en souhaitant proposer une gamme de produits
à la fois avec un faible impact environnemental et
fabriqués dans des conditions de travail décentes
et équitables. L'offre de Nature et Papiers s'adresse
à tous : particuliers, scolaires, entreprises... Les
produits proposés, soigneusement
sélectionnés, sont issus du commerce
équitable ou de l'artisanat
et conçus en matières
recyclées ou naturelles. Vous trouverez chez
Nature et Papiers des fournitures de bureau écologiques, du
papier recyclé, des carnets, albums photos,
nécessaires de correspondance, encres
végétales, stylos et crayons, fournitures pour le
dessin... et de bien jolis objets de décoration.
Nature et Papiers
nous fait découvrir une collection très originale
et qu'elle est seule à distribuer en France pour le moment.
Il s'agit de Poop,
une gamme de papiers fabriqués à partir de bouses
d'éléphants ! Le concept peut
paraître surprenant et pourtant c'est très
sérieux. C'est la société Maximus,
basée au Sri Lanka, qui est à l'origine de ce
projet. Dans ce pays où les éléphants
sont nombreux, les conflits avec les habitants des villages
où les animaux viennent piétiner les terres ne
sont pas rares. Le projet "Peace Paper" est né afin de faire
changer le point de vue et le comportement des gens par rapport aux
éléphants en en faisant une source de revenus, et
ainsi aider à leur sauvegarde tout en développant
l'économie locale. Le papier
Poop est fabriqué à 75%
à partir de bouses d'éléphants, ce
sont en fait les fibres présentes dans ces bouses qui sont
récupéréés. Selon le
régime alimentaire et la digestion de l'animal, le papier
produit aura une texture différente. Bien sûr la
matière première est totalement
désinfectée avant d'être
utilisée et le papier est sans odeur ! Les produits Poop
sont donc écologiques puisque
conçus à partir de matières
naturelles, et il n'y a par la suite aucun additifs chimiques, chlore
ou colorants utilisés dans le processus de fabrication. Maximus
a d'ailleurs été
récompensée pour son projet puisque la
société a remporté le World
Challenge 2006 de la BBC qui honore chaque
année des projets de développement durable.
Vous pourrez
découvrir sur Nature et Papiers d'autres produits originaux
en fibres naturelles (papiers en fibres
de bananier, de lokta...) ou en matières
recyclées (papiers recyclés ou
fabriqués à partir de chiffons de
récupération). Egalement dans le catalogue de
cette sympathique boutique : la collection déco &
papeterie Les Zanges.
Cette gamme en papier artisanal et recyclé est produite aux
Phillipines par Shapii, une structure du commerce équitable
agréée par l'IFAT (International Fair trade
Association). Vous y trouverez des carnets, boîtes, objets
pour le bureau... originaux et très colorés.
La gamme de produits proposée par Nature et Papiers
est donc large et saura satisfaire tous les goûts ! Ecologique,
durable et éthique sont les mots d'ordre de
cette entreprise qui souhaite promouvoir des produits de papeterie
alternatifs. Que ce soit pour les fournitures de bureau ou de la
maison, pour les fournitures scolaires, pour offrir ou tout simplement
pour décorer, vous devriez trouver votre bonheur !
Alors que nous sommes au cœur de l'hiver,
les oiseaux passent la majeure partie de
leurs journées à rechercher de la nourriture.
Avec le froid, il leur est plus difficile
de trouver les graines, insectes, larves, limaces et petits rongeur
nécessaires à leur alimentation mais qui se
raréfient à cette saison. Pourtant c'est
à cette époque de l'année qu'ils ont
le plus besoin de nourriture afin de résister au froid. Les
oiseaux de nos contrées ont des techniques
pour conserver la chaleur et lutter contre le froid telles que
la thermorégulation (gonflement du plumage), le
rassemblement en groupe pour dormir les uns contre les autres... Mais cela ne suffit
pas toujours lors d'épisodes très froids, de gels
ou de chutes de neige. La destruction de leurs habitats naturels et
l'expansion de l'urbanisation ajoutent encore d'autres
difficultés aux oiseaux dans leur recherche de nourriture.
Une bonne idée en cette saison est donc d'aider les oiseaux
en leur donnant à manger et en leur fournissant des abris
pour se réfugier. Bien sûr il n'est pas question
de leur donner n'importe quoi ni de les rendre dépendants,
l'idée est d'apporter un soutien lors des passages les plus
rigoureux de l'hiver. On peut pour cela
placer des mangeoires et des nichoirs
dans le jardin, à fabriquer soi-même si l'on est
un peu bricoleur ou à acheter dans une jardinerie. Placez
les mangeoires et nichoirs plutôt en hauteur, de
façon à ne pas être accessibles aux
chats. Les espèces les plus communes que vous aurez le plus
de chance d'observer sont les mésanges, les rouge-gorges,
les pinsons, les moineaux, les verdiers, les merles...
Selon les
espèces, la nourriture à donner ne sera pas la
même. Alors que les mésanges et sitelles raffolent
de noix, amandes et arachides (non salées), les rouge-gorges
préfèreront de petites graines tel que le millet.
Les graines de tournesol
sont elles appréciées par bon nombre d'oiseaux.
Le mieux est de diversifier les aliments et de faire plusieurs
mangeoires en y disposant des mélanges de graines et des
boules de graisse et graines. Attention cependant
à ne pas mettre d'aliments salés, de riz non
cuit, de larves de mouches, de noix de coco
séchée ou encore de graines de lin qui sont
dangereux ou mal digérés. Pensez
également à placer
régulièrement un abreuvoir avec de l'eau, en cas
de gel il n'est pas toujours évident pour les oiseaux de
trouver à boire.
Ainsi en plus de pouvoir observer et admirer toutes sortes
d'espèces durant tout l'hiver, vous aiderez les oiseaux
à passer cette dure période et donc à
préserver la biodiversité
qui tend à s'appauvrir de plus en plus. Les oiseaux vous
remercieront d'ailleurs dès le printemps puisqu'ils sont les
alliés du jardinier en chassant insectes et limaces. La
biodiversité des jardins est primordiale, elle assure un
équilibre entre plantes et animaux. De plus, la
diversité de la faune et de la flore évite que
les maladies ou parasites se propagent. De même que pour les
oiseaux, il est important de favoriser la venue d'autres
espèces animales qui seront des auxiliaires de votre jardin
comme les hérissons, les coccinelles, les batraciens, les
lézards... Vous pouvez donc aménager des lieux
favorables à l'accueil de ces animaux : haies, tas de bois
ou pierres, plans d'eau... Votre jardin deviendra alors un
véritable espace de vie où vous aurez tout le
loisir de contempler bon nombre d'animaux.
Ce soir lundi 29
décembre sera diffusé le 38ème
épisode d'Ushuaïa Nature
intitulé "Un jour, la Terre s'est
noyée" et présenté par
Nicolas Hulot depuis les Caraïbes. Ce numéro est
consacré aux îles de la mer des
Caraïbes, près des Bahamas. Si
actuellement la zone des Caraïbes est peuplée
d'îles, en particulier de nombreux petits atolls, cela n'a
pas toujours été le cas. Suivant le rythme du
climat et des différentes périodes de glaciation
et de réchauffement, les terres de cette région
se sont retrouvées tantôt
émergées, tantôt inondées.
De nombreuses espèces se sont éteintes ou se sont
adaptées suite à ces bouleversements
climatiques, notamment il y a 65 millions
d'années lors d'une des extinctions massives qu'a connu la
planète. C'est à cette époque qu'un
changement climatique radical s'est produit conduisant
à l'extinction de la
moitié des espèces vivantes, dont les dinosaures,
et signant la fin de l'ère du Crétacé.
Ushuaïa
vous emmène dans ce reportage des Bahamas au Mexique en
passant par Cuba à la découverte des trésors
biologiques de cette région. Vous y verrez
par exemple des espèces qui ont survécues dans
des niches écologiques tel que le poisson-crocodile tout
droit sorti de la préhistoire. Dans ce numéro
vous pourrez également admirer requins, dauphins et poissons
multicolores de la mer des Caraïbes, les crocodiles de Cuba
vivant dans les eaux douces des îles des Bahamas ou encore
les chauve-souris vampires. De très belles images en
perspective ! D'autant plus qu'on ne sait pas si ces merveilles de la
nature perdureront encore longtemps, les
récifs coralliens étant des zones
fragiles et fortement menacés par les changements
climatiques actuels, ainsi que par diverses pollutions et la
surpêche. Un rapport de
l'Unesco publié en 2005 indiquait que les récifs
coralliens des Caraïbes avaient déjà
perdus presque 80% de leur couverture, et ceux qui restent sont bien
souvent endommagés. Bien que ne couvrant que 0,2% de la
surface des océans de la Terre, les récifs
coralliens abriteraient environ 25% des espèces marines. Si
nous ne voulons pas assister à une nouvelle extinction
massive d'espèces, il est grand temps d'agir !
Diffusion : lundi 29 décembre
2008 à 20h50 sur TF1
Une bonne nouvelle en cette
fin d'année 2008 : le WWF
vient de publier le rapport "Premières
découvertes dans la région du grand
Mékong", fruit de recherches
menées sur 10 ans (de 1997 à 2007), faisant
état de l'identification de 1068 nouvelles
espèces végétales et animales.
Ces recherches, conduites par le programme Grand Mékong du
WWF, ont portées sur les six pays traversés par
le fleuve Mékong : la province du Yunnan au Sud de la Chine,
la Birmanie, le Laos, la Thaïlande, le Cambodge et le Vietnam.
Le Mékong, qui parcourt plus
de 4000 km, reste encore méconnu à
certains endroits de par la difficulté d'accès.
C'est principalement dans des zones de jungle inexplorées et
dans des zones humides que ces nouvelles espèces ont
été découvertes.
Les
espèces présentées par le rapport sont
ainsi réparties : 519 plantes, 279 poissons, 88 grenouilles,
88 araignées, 46 lézards, 22 serpents, 15
mammifères, 4 oiseaux, 4 tortues, 2 salamandres et 1
crapaud. Parmi ces découvertes, certaines sont de taille
comme l'Heteropoda maxima, la plus
grande araignée chasseuse au monde dont les
pattes peuvent atteindre jusqu'à 30 cm de long qui a
été identifiée au Laos en 2001.
D'autres découvertes sont aussi très surprenantes
: le Kha-nyou (Laonastes
aenigmamus), un petit rongeur d'un groupe
d'espèces que l'on croyait éteint depuis 11
millions d'années, a été
repéré dans un marché local au Laos en
2005, ou encore un crotale vert
arboricole (Trimeresurus vogeli)
découvert sous la toiture d'un restaurant dans le parc
national thaïlandais Khao Yai.
Toutes ces
découvertes sont d'importance et sont un signe positif pour
la biodiversité à
une époque où l'on fait (malheureusement) si
souvent état d'espèces qui disparaissent ou qui
sont menacées d'extinction. Le Mékong,
qui selon le WWF est le fleuve le plus riche en
biodiversité (avant l'Amazone), est donc un
véritable trésor biologique qu'il faut conserver.
60 millions de personnes vivent sur les bassins versants de ce fleuve,
la pression des activités humaines
sur le Mékong est ainsi considérable et la
région doit faire face à de nombreuses menaces
écologiques : déforestation, braconnage
et commerce illégal d'animaux (tigres, primates,
éléphants...), pollution de l'eau... Si la
découverte de ces espèces est une bonne
nouvelle, l'enjeu maintenant est de protéger les
éco-systèmes du Mékong et d'arriver
à trouver un équilibre
avec les activités des populations locales.
En parlant de
biodiversité et de forêts, à signaler
pour ceux qui n'auraient pas vu le reportage "Vu du ciel : l'Appel de la
forêt" de Yann-Arthus Bertrand
diffusé mardi dernier qu'il peut encore être
visualisé en VOD sur le site de France 2. Pour le
8ème épisode de la série "Vu du ciel",
le photographe Yann-Arthus Bertrand présente depuis
Madagascar des sujets autour des forêts du monde : de
Madagascar, en passant par le Brésil, le Cameroun ou encore
le Mexique, on découvre des actions menées pour
la préservation des forêts et de la
biodiversité. En effet, si Madagascar
ou l'île rouge est un formidable patrimoine de
biodiversité (80% des espèces y sont
endémiques), elle a subi une déforestation
massive détruisant ou menaçant d'extinction bon
nombre d'espèces. Un reportage intéressant sur
des solutions mises en place pour la sauvegarde de ces forêts
et le développement de nouvelles activités pour
les populations locales. On y voit d'ailleurs l'atelier de fabrication
des huiles essentielles Bio'Mada
créé avec l'aide de l'association L'Homme et
l'Environnement.
L'association
écologique Greenpeace vient de
lancer une nouvelle campagne : Dernière chance avant que
tout se dérègle.
Créée en 1971 à Vancouver au Canada,
l'ONG Greenpeace milite dans le monde entier pour la
protection de l'environnement et compte maintenant
près de 3 millions d'adhérents, dont 110 000 pour
la branche française. Greenpeace mène des
campagnes de sensibilisation et d'actions sur les différents
enjeux liés à la défense de
l'environnement à l'échelle planétaire
: changements climatiques, efficacité
énergétique et énergies renouvelables,
sauvegarde des forêts primaires et de la
biodiversité des espèces, protection des
océans, dissémination des toxiques et substances
chimiques nocives, prolifération du nucléaire et
des OGM... Indépendant de tout
mouvement
politique, gouvernement ou entreprise privée, Greenpeace
garantit un véritable contre-pouvoir
de
défense des générations actuelles et
futures s'appuyant sur l'aide des citoyens.
Pour garder cette
indépendance, l'ONG ne s'appuie donc
financièrement que sur les dons des particuliers. Alors que
nous nous trouvons à une époque cruciale face aux
enjeux environnementaux, notamment à cause des changements
climatiques qui sont le grand défi
à
relever en ce début de siècle, Greenpeace vient
de lancer un appel pour se mobiliser : la campagne "Dernière chance
avant
que tout se dérègle" a
pour objectif de
récolter des dons afin d'agir face
à
l'urgence de la situation. En effet, il faut agir
très vite devant l'accélération et
l'aggravation actuelle des phénomènes climatiques
et des problèmes environnementaux, selon les experts
scientifiques du GIEC (Groupe d'experts Intergouvernemental sur
l'Evolution du climat) la situation se détériore
plus vite que ne laissaient présager les
prévisions les plus pessimistes. A la fin de
l'année 2009, aura lieu le prochain Sommet
pour le
Climat à Copenhague lors duquel les chefs
d'état se réuniront pour décider des
mesures à prendre contre le
dérèglement climatique. Si l'on agit
dès maintenant, il est encore possible de limiter une hausse
dramatique des températures qui entraineraient de multiples
conséquences irréversibles : accroissement des
phénomènes météorologiques
extrêmes, bouleversement des
écosystèmes, désertification,
épidemies, flux migratoires... Plus que jamais il est temps d'agir
!
Comment aider
Greenpeace dans ses actions ? Tout d'abord en faisant un don
qui
servira à soutenir l'ONG dans ses campagnes et à
interpeller les décideurs politiques sur ces questions.
Sachez que tout don
est déductible
à 66% des impôts, ainsi si vous
souhaitez donner 20 euros, il faut choisir un don de 60 euros. Et pour
ceux qui voudraient s'engager encore davantage, des bureaux locaux de
Greenpeace sont présents un peu partout en France, vous
pouvez vous adresser à celui le plus proche de vous pour
devenir bénévole et apporter votre soutien. A
votre échelle, vous pouvez déjà
contribuer à ce que les choses changent et que les
générations futures ne pâtissent pas de
nos erreurs.
Et puisque nous sommes en plein période d'avant
Noël, à signaler également la sortie du "Guide
pour un Noël sans OGM" que vient de
publier
Greenpeace. Dans ce guide, vous trouverez pour les produits
alimentaires classiques que l'on consomme lors des fêtes de
fin d'année (saumons, foies gras, fromages, volailles,
desserts...) un classement des produits avec ou sans OGM : produits en
vert lorsque le fabricant garantit qu'il n'a pas utilisé de
produits OGM ou d'animaux nourris aux OGM, en orange lorsqu'il indique
avoir entamé une telle démarche mais qu'il n'a
pas encore de certification et en rouge pour les produits dont le
fabricant n'a pas répondu ou n'a pas garantit l'absence
d'OGM.
La Commission
Européenne vient de lancer Farmland,
un jeu éducatif en ligne sur l'élevage
des animaux de ferme. Destiné aux enfants de 9
à 12 ans, Farmland est un jeu s'appliquant
à sensibiliser sur le bien-être des animaux
d'élevage et sur le choix des denrées
alimentaires. Le jeu vise à faire découvrir aux
enfants pour chaque type d'élevage (volailles, moutons,
boeufs, cochons...) les bonnes pratiques à mettre en place
pour assurer le bien-être des animaux
(santé, alimentation, espace...), cela
présenté de manière interactive et
amusante. Pour jouer, il suffit de se rendre sur le site de Farmland
puis de naviguer parmi les différents bâtiments de
la ferme. Dans chaque bâtiment, une mission sous forme de jeu
est proposée pour laquelle il est possible de
choisir parmi trois niveaux de difficulté (facile, moyen,
difficile) et qui permettra de gagner des points
d'expérience. Les jeux abordent à chaque fois un
aspect du travail d'éleveur et sont basés sur les
gestes à effectuer pour que les animaux se sentent bien et
fournissent des produits de la meilleure qualité possible.
Farmland est plutôt amusant et peut être un bon support
éducatif pour amener à des
activités et discussions avec les enfants plus approfondies
sur le sujet. Sur le site, on trouve également des explications
plus détaillées que dans les jeux sur les
différents types d'élevage et les normes
européennes. On peut juste regretter que le jeu n'aille pas
plus loin en présentant l'élevage
labellisé agriculture biologique,
même si c'est déjà un premier pas vers
un élevage plus respectueux des animaux.
Les jeux
éducatifs c'est aussi le domaine de
prédilection des éditions Bioviva
qui créent depuis 1996 des jeux de
société sur la nature et
l'environnement.
La démarche de Bioviva s'inscrit tout à fait dans
l'esprit de développement durable, de la conception
à la réalisation des produits. Les jeux Bioviva
sont fabriqués à partir de matières
naturelles recyclées, recyclables ou certifiées
pour une gestion durable des ressources (bois et papier
labellisés PEFC ou FSC). Présentés
sous forme ludique, les informations données dans ces jeux
restent toujours basées sur des faits scientifiques et
permettent aux enfants de découvrir les merveilles de la
nature, l'importance de protéger la planète et de
respecter les autres... tout en s'amusant ! Plusieurs gammes de
jeux sont proposés, pour tous les âges : Enfance
et Nature (découverte pour les 3 à 6 ans), Nomade
(jeux de cartes à emporter partout), Aventure (jeux de
plateaux à partir de 7 ans), Famille (jeux pour toute la
famille pour tester ses connaissances sur la planète),
Ti'bois (jeux d'adresse en bois certifié) et
Défis Nature (découverte des animaux sauvages).
Pour découvrir la nature française, "Nature Sauvage"
vous invite à explorer la faune, la flore et les paysages de
nos régions. Les plus aventuriers aimeront "Mission Jungle"
qui vous emmène au plein coeur de la jungle où
vous devrez surmonter diverses épreuves. Et pour les plus
petits, pourquoi pas "La forêt
enchantée" ? la dernière
création de Bioviva qui privilégie les notions
d'entraide et d'échange entre les joueurs dans un univers
magique.
Puisque c'est bientôt Noël,
voilà plein de bonnes idées de
cadeaux ludiques
et intelligents pour les enfants qui pourront apprendre
et
s'amuser en même temps ! Ce sont eux qui
formeront
la société de demain, alors il n'est jamais trop
tôt pour leur faire découvrir les merveilles de
notre planète et la nécessité de la
protéger.
Chaque
année, en Europe, 100 000 enfants meurent
de maladies
causées par l'environnement. 70% des cancers
sont
liés à l'environnement dont
30% à la pollution et 40% à
l'alimentation. Chaque année en France, on
constate une augmentation de 1,1%
des cancers chez les enfants. En France, l'incidence du
cancer a augmenté de 93% en 25 ans
chez l'homme.
C'est la première fois que le cinéma
français s'intéresse à un sujet sur
l'environnement. Ici il s'agit plus particulièrement de
l'alimentation de nos enfants : la cause apparaît urgente. Jean-Paul
Jaud nous livre ici une tragédie
environnementale
avec ce film sorti hier en salle, "Nos enfants nous
accuseront" : l'empoisonnement de nos campagnes
par la
chimie agricole et les dégâts
occasionnés sur la santé publique, notamment
celle des enfants.
Ce film raconte la courageuse initiative d'une municipalité
du Gard, Barjac, qui décide de faire passer la cantine
scolaire au bio, en finançant le surcoût sur le
budget de la commune. Conscient du danger sanitaire qui menace une
jeune génération exposée aux 76000
tonnes de pesticides déversés chaque
année en France, un maire décide
de
donner l'exemple d'une portée politique forte : alerter
l'opinion et les pouvoirs publics sur les dérives
scandaleuses d'un système économique dont la
logique va totalement à l'encontre de la santé de
la population...
Les différents intervenants du film (enfants, parents,
enseignants, soignants, journalistes, paysans, élus,
scientifiques, chercheurs,...) livrent leurs sensations, leurs
analyses, leurs angoisses, leur colère, le fruit de leur
travaux à la caméra. Chacun raconte son
expérience, dénonce les abus, pose les
problèmes, mais tous proposent des solutions, à
condition que les différents organes de décision,
et notamment les pouvoirs publics, prennent leurs
responsabilités. Des témoignages
édifiants et bouleversants sur une
réalité qu'il est urgent de maîtriser.
La bande annonce
du
film la fait déjà
toucher du
doigt, regardez-là jusqu'au bout, elle fait
déjà sérieusement
réfléchir...
Combien de maladies, de tumeurs,
d'infirmités, de
tragédies humaines sont elles en train de
proliférer sans que l'on ne fasse rien, ou si peu ?
Le film commence à l'Unesco, lors d'un colloque
réunissant des sommités mondiales de la
médecine, signataires
de
l'Appel de Paris (qui remonte quand
même
au 7 mai 2004 !). Un seul mot
d'ordre : non pas se contenter de constater les ravages, mais trouver
tout de suite les moyens d'agir pour que, demain, nos enfants ne nous
accusent pas d'en avoir eu conscience mais de n'avoir rien fait...
Le colloque international "Biodiversité,
Naturalité, Humanité - Pour inspirer la gestion
des forêts" a débuté
aujourd'hui et se tiendra jusqu'au 31 Octobre à
Chambéry. Organisé par le WWF, l'association
Réserves Naturelles de France, le Cemagref, le
Réseau Ecologique Forestier Rhône-Alpes et le
comité Man and Biosphere France en collaboration avec de
nombreux autres partenaires, il
réunira scientifiques, chercheurs,
spécialistes des sciences humaines et gestionnaires des
milieux forestiers pour des conférences et débats
autour de la notion de naturalité.
Le
concept de naturalité renvoit à la nature
sauvage, à ce qui n'a pas été
conçu par l'Homme. Le colloque de cette année se
penchera sur la définition de la naturalité
appliquée à notre société,
sur les liens entre biodiversité et naturalité,
sur la relation et les interactions entre l'Humain et la Nature
notamment dans le cadre d'activités de gestion
des
forêts.
Des
sessions
plénières et visites de terrains sur ces sujets
sont au programme pour les participants au colloque. En
parallèle de cet évènement, des expositions
et soirées spéciales
sont
prévues à l'attention du grand public. L'accent
sera mis notamment pour cette édition sur l'oeuvre de Robert
Hainard, artiste, naturaliste et philosophe suisse du
XXème siècle qui est l'auteur de
réflexions sur l'Humanité et la
Nature.
Une soirée thématique, ouverte à tous,
sur le thème "Les forêts sauvages de Robert
Hainard" aura lieu le 28 Octobre avec au programme la projection d'un
film présentant le célèbre
naturaliste suivi d'une table ronde. La soirée du 29
Octobre, intitulée "Du bon
usage de
l'Humanité,
ou comment se réconcilier avec la Nature ?" sera elle
consacrée aux relations entre hommes et nature. Jusqu'au 11
Novembre, vous pouvez également admirer une exposition des
oeuvres de Robert Hainard à la Maison des Parcs et des
Montagnes de Chambéry. D'autres animations sont aussi
prévues, le programme complet
du
colloque et des informations plus détaillées sont
disponibles sur le site internet Naturalité.
Si le temps n'est pas
propice
aux sorties natures ce week-end,
peut-être trouverez-vous un peu de "vert" dans les salons,
expos et conférences durables qui auront lieu ce week-end. A
Paris, Vivez
Nature le salon de l'agriculture biologique,
de
l'environnement et des produits naturels se tiendra du 17 au 20 Octobre
à La Villette. Presque 200 exposants seront
présents dont des producteurs présentant des produits
alimentaires issus de l'agriculture biologique (vins,
boissons, miels, chocolats, épicerie, charcuteries,
spécialités végétales,
graines germées, céréales...), des
fabricants de produits cosmétiques et
compléments alimentaires naturels et bio (Couleur
Caramel, Naturaloé, Phyt's, Centifolia, Florame,
Abiessence...), des
créateurs de mode
éthique (Terre de Chanvre, Bionat, Pachama...),
desmaisons
d'édition de livres et de
revues natures... Durant les 3 jours du salon, un programme
de
conférences et ateliers est prévu autour des
thèmes de la santé, du bien-être, de
l'alimentation...
Autre salon nature ce week-end, la première
édition du Salon du
Développement
Durable à Marseille qui a lieu du
17 au
19 Octobre. Il rassemblera des exposants oeuvrant pour la protection de
l'environnement et l'habitat
écologique. On y trouvera des associations et
des
professionnels de l'éco-habitat (énergies
renouvelables, matériaux écologiques....).
Quelques conférences sont également au programme.
Pour info :
Le salon Vivez Nature Paris a lieu du vendredi
17 au lundi 20 Octobre de 10h30 à 19h
(nocturne
vendredi jusqu'à 22h) à la Grande Halle
de La Villette, Porte de Pantin à Paris 19ème.
Le salon du Développement Durable
est
ouvert du vendredi 17
de
14h à 19h, et samedi 18
et dimanche 19 Octobre de 10h à 19h
au Parc
Chanot à Marseille.
A Paris, un autre évènement est
organisé ce week-end. Il s'agit de l'Université
de la Terre qui, à l'initiative de Nature &
Découvertes en partenariat avec Les
Echos,
réunira les 18 et 19 Octobre à l'Unesco des
scientifiques, politiques, entrepreneurs... pour un colloque sur le
thème "Réinventer le
progrès".
Une
vingtaine de conférences et débats
sont
prévus auxquels le grand public pourra assister. L'objectif
de ce colloque est d'avoir une réflexion sur comment
concilier nos modes de vie avec l'exploitation des ressources
de la
planète, comment utiliser le progrès
technologique pour améliorer notre bien-être tout
en réduisant notre empreinte écologique,
c'est-à-dire comment faire d'une révolution
écologique une opportunité pour
développer un nouveau modèle de
société. Pour débattre
de
toutes ces
questions, de nombreux intervenants seront présents dont
François Lemarchand, Pierre Rabhi, Serge Orru, Albert
Jacquard, Yves Paccalet, Elisabeth Laville, Pascal Husting, Jean-Louis
Servan-Schreiber... L'Université de la Terre
se déroulera les 18
et 19 Octobre
à l'Unesco,
125 rue de Suffren à Paris
7ème.
A signaler également, Jean-Marie Pelt,
le
célèbre et passionnant botaniste et
écologiste, donnera une conférence ce soir 17
Octobre dans le cadre du Forum Régional de
l'Environnement
à Poitiers sur le thème "La Terre
en
héritage, quel devenir pour nos enfants ?". A
l'occasion de
ce forum, vous pourrez d'ailleurs découvrir des
exposants, animations et expositions autour des
thématiques de l'environnement. Le forum a lieu les 17
et 18
Octobreplace du Maréchal Leclerc
à Poitiers et
la conférence de Jean-Marie Pelt à l'auditorium
du Musée Sainte Croix ce vendredi 17
Octobre à
20h30, l'entrée est libre.
Jeudi a
débuté le 4e Festival
International du
Film Ecologique, organisé par la ville de Bourges,
qui dure jusqu'à dimanche 12 Octobre. A l'occasion de ce
festival, 24 films seront présentés et soumis
à un jury qui décernera plusieurs prix. Les films
projetés, documentaires ou fictions, portent sur les
thématiques d'actualité liées aux problèmes
environnementaux (réchauffement climatique,
OGM,
pollutions, atteinte à la biodiversité,
industrialisation de l'alimentation...). Un programme
diversifié et prometteur qui ne manquera pas de soulever des
questions importantes et inévitables concernant l'avenir de
la planète.
Autour du festival, de nombreuses autres animations sont
prévues. Les Entretiens de Bourges
réuniront des spécialistes pour
débattre avec le public de tous ces sujets
brûlants (seront présents entre autres Dominique
Voynet des Verts, Tristan Lecomte fondateur d'Alter Eco,
Stéphane Le Borgne président d'Artisans du Monde,
Marie-Monique Robin réalisatrice du film choc "Le monde
selon Monsanto" qui sera d'ailleurs diffusé samedi). Sur le
site du festival, vous trouverez également un forum
regroupant associations et autres acteurs pour la protection de
l'environnement, un marché de produits
biologiques,
un salon de l'éco-construction,
un salon
de l'apiculture et autres animations.
Pour info :
Le programme et la présentation des films
sont disponibles sur le site internet dédié. Le
festival a lieu vendredi
10
et samedi 11 de 10h à
minuit et dimanche 12 de 10h à 18h,
au Palais
d'Auron à Bourges
(département du
Cher), à 2h de Paris et 3h de Lyon. L'entrée sur
tout le festival est gratuite.
L'exposition "Biodiversités, nos vies sont liées" organisée par l'association Noé Conservation a eu tellement de succès qu'elle est prolongée jusqu'au 30 Octobre 2008. Noé Conservation est une association créée en 2001 dont l'action porte sur la conservation de la biodiversité, c'est-à-dire la sauvegarde des milieux naturels et des espèces végétales et animales de la planète. L'ampleur de la tâche dans ce domaine est grande puisque l'UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) a répertorié dans la dernière édition de sa liste rouge (publiée en Septembre 2007) plus de 16000 espèces actuellement menacées d'extinction.
Afin de sensibiliser le grand public aux problématiques liées à la biodiversité, Noé Conservation a réalisé cette exposition que l'on peut découvrir en plein air au Jardin des Plantes à Paris. Autour de très belles photographies, les panneaux nous informent sur l'impact et l'interaction de nos vies quotidiennes avec la biodiversité et nous expliquent en quoi sa sauvegarde est primordiale. Dans le cadre de cette exposition, le site internet www.agisavecnoe.org propose aussi des gestes à mettre en oeuvre au quotidien pour agir à son échelle.
Infos : L'exposition "Biodiversités, nos vies sont liées" est visible jusqu'au 30 Octobre, allée Cuvier au Jardin des Plantes à Paris 5e. Métro-RER : Gare d'Austerlitz (ligne 5 et 10, RER C), Jussieu (ligne 7 et 10), Censier-Daubenton (ligne 7). Bus : 89 et 91. L'entrée est gratuite.
Noé Conservation est également à l'origine de la campagne "Des pixels pour la biodiversité" à laquelle participe Inakis. Il s'agit de recueillir des dons pour les actions de sauvegarde de la biodiversité menées par Noé Conservation. Pour cela tout particulier ou entreprise peut "adopter des pixels" et figurer sur un mur d'images rassemblant tous les participants à cette campagne.
Si le sujet ne semble pas a priori particulièrement passionnant, nous avons malgré tout choisi de nous pencher dessus (enfin pas trop quand même, hein...) car il va quand même intéresser les quelques 11 millions de français qui sont connectés à un réseau d'assainissement non collectif, soit 5 millions d'installations !
Nous utilisons chaque jour de l'eau en grande quantité pour les usages domestiques (lavage, cuisine) et les sanitaires. Or l'eau n'est pas une ressource inépuisable (même si elle tombe parfois du ciel !), il est donc nécessaire de la traiter pour pouvoir la recycler.
Pour les foyers qui ne sont pas raccordés au tout-à-l'égout, une fosse septique doit être installée afin de récupérer les eaux usées et de les traiter avant rejet dans la nature. La fosse septique est en général enterrée dans le jardin et est reliée aux canalisations de la maison. Un ou plusieurs bacs successifs permettent de traiter les déchets pardécantation. Chaque année environ la fosse doit être vidangée : si la tâche ne semble pas très agréable, fort heureusement des produits existent pour faciliter l'entretien.
L'eau traitée étant ensuite rejetée dans l'environnement, il est bien sûr très important qu'elle soit la plus propre possible et qu'elle ne contienne pas de polluants qui pourraient infiltrer les sols et les nappes phréatiques. D'où l'intérêt de n'utiliser que des produits naturels et biodégradables qui ne rejetteront pas de composants toxiques contrairement aux produits chimiques.
Mais surtout, le point le plus important à signaler est qu'il faut éviter l'utilisation de produits détergents : leur apport, même en faible quantité, peut détruire la flore bactérienne qui est elle-même à l'origine de la fermentation (et donc destruction) des dépôts organiques ! Par ailleurs l'utilisation de détergents en poudre finit par causer des dépots qui peuvent obstruer les canalisations en formant des bouchons de savon très compacts et difficile à évacuer. Il faut donc employer pour le traitement des canalisations et des fosses septique des complexes biologiques de bactéries agissent en détruisant les matières organiques, ce qui permet d'espacer les vidanges de la fosse mais aussi d'éviter les mauvaises odeurs ! Et même, un autre petit truc "bio" et pas cher : un yaourt dans la fosse de temps en temps, pour faire le plein de ferments !
Et, de ce fait, afin de prolonger les effets de cet entretien bio et limiter l'utilisation des produits détergents, pour l'entretien quotidien des sanitaires, il s'agit également de bien choisir ses produits. Des nettoyants avec des composants naturels et d'origine végétale biodégradables sont sans dangers pour l'environnement... et les petites bactéries nettoyeuses de la fosse !
L'installation de toilettes sèches peut aussi être une bonne solution (si l'on en a la possibilité) pour limiter son utilisation de l'eau et donc la quantité des eaux usées produites. D'autant plus qu'il est tout à fait possible de récupérer le compost pour fertiliser le jardin !
La taxe "pique-nique" a attendu la fin de l'été pour arriver. Le gouvernement prépare la mise en place de cette taxe écologique, d'après les informations du Journal du Dimanche du 14 septembre.
Cette taxe s'inspire de celle existante en Belgique depuis juillet 2007. Elle concerne les sacs en plastique, la vaisselle jetable (assiettes, gobelets et couverts en plastique) et les films plastique et aluminium à usage ménager. La liste n'est pas encore complètement arrêtée, ni sous quelle forme cette taxe va s'appliquer. Sans doute seront également visés, les briquets et rasoirs jetables, les rouleaux adhésifs etc... Nathalie Kosciusko-Morizet, la ministre de l'écologie, a même évoqué que les couches pourraient être concernées. L'idée est de généraliser l'usage des couches lavables (voir le précédent billet "Revenons aux langes, pardon, aux couches lavables").
L'éco-participation pourrait être le modèle choisi par Jean-Louis Borloo, déjà appliquée sur les produits techniques depuis deux ans. Fin septembre, le conseil des ministres se prononcera pour l'inscrire au projet de loi des finances 2009.
Pour continuer à déjeuner sur l'herbe, à faire la fête sans culpabiliser, il suffit de se tourner vers l'achat de vaisselle biodégradable ou compostable. Le choix est vaste, et c'est plutôt sympathique de jeter sa vaisselle dans le barbecue à la fin de la "garden party" !
Christophe, ingénieur ENSAIS, fondateur du site Econologie.com, partenaire d'Inakis, lance avec Ludovic, ingénieur ESAIP SEP, un projet qui n'a rien d'utopique ou d'irréaliste mais qui pourrait être très prometteur s'il leur est permis de valider un certain nombre de points précis.
L'objectif : essayer de fabriquer du pétrole à partir de la biomasse d'une manière "biologique originale" mais inexploitée actuellement.
Voici le message de Christophe que nous relayons bien volontiers :
Ce groupe de travail (informel pour le moment) prenant appui sur des expériences réalisées par le Docteur Laigret, nous avons décidé de le nommer: "Projet Laigret".
Qui est le Docteur Laigret ??
Le Dr Laigret était membre de l’institut pasteur de Tunis dans les années 40-50. Reconnu par ses pairs, il était spécialisé en microbiologie et en virologie, il a participé à la mise au point d’un vaccin contre la fièvre jaune par exemple.
Ainsi, lors d’expériences menées dans les années 40 (voir sa biographie sur le site de l'Institut Pasteur) sur un agent pathogène responsable de la gangrène, il a réussi à produire une méthanisation de matières organiques et surtout il a réussi à produire du pétrole liquide à partir de savon. Créer du pétrole brut est très novateur par rapport aux autres procédés BTL expérimentés ou industrialisés.
Il semble qu’il ait poussé ses études sur d’autres matières organiques telles que des boues d’épuration, des déchets agricoles… avec de bons résultats. Ces travaux ont fait l'objet de 2 comptes rendus à l'académie de sciences, disponibles ici, et d'un article dans S&V en 1949.
Ses travaux sont alors tombés dans l'oubli...or le procédé nous semble tout à fait d'actualité et c'est pourquoi nous aimerions lancer une expérimentation privée afin de vérifier si ses observations sont exploitables.
Pour avoir plus de détail sur l’homme et ses expériences, nous vous proposons de lire les articles et les documents que nous avons réunis sur la nouvelle suivante.
La déforestation, problème soulevé depuis de nombreuses années, est malheureusement plus que jamais d'actualité. Au niveau mondial, ce sont environ 13 millions d'hectares de forêts qui disparaissent par an (chiffres de la FAO). En particulier, les forêts tropicales sont les plus touchées du fait de la surexploitation du bois, de l'extension des surfaces agricoles (souvent industrielles), de l'exploitation de métaux et minéraux précieux, de la construction d'infrastructures routières... 80% des forêts primaires, les forêts originelles qui n'ont pas été modifiées par l'Homme, ont ainsi été détruites. Et il faut savoir que si les forêts tropicales ne représentent que 3% de la surface totale du globe, elles concentrent plus de la moitié (voire jusqu'à 80% selon les estimations) des espèces végétales et animales de la planète.
Autant dire que la perte de biodiversité engendrée par la déforestation est catastrophique. A cela s'ajoute le fait que localement la disparition du couvert forestier modifie le climat, provoque l'assèchement de ces régions et aggrave l'érosion des sols. A plus grande échelle, la déforestation participe aux processus de changements climatiques. Les forêts sont en effet de véritables stocks à dioxyde de carbone et leur destruction libère de grandes quantités de CO2 dans l'atmosphère.
La France fait partie des plus gros importateurs de bois tropical en Europe, et 40% de ses importations proviendraient de l'abattage de bois illégal (forêts en zones protégée, exploitations non déclarées...). Le WWF mène d'ailleurs une campagne contre l'importation de bois illégal et la déforestation. Vous trouverez plein d'infos intéressantes et pratiques le site "Votre empreinte écologique sur la forêt" et sur celui de la campagne "Je dis non au bois illégal".
Heureusement, deux labels existent pour nous aider à bien choisir les produits fabriqués en bois. Le label international FSC (Forest Stewardship Council) certifie qu'un produit en bois ou dérivé du bois (papier, contreplaqué...) a été fabriqué à partir de ressources provenant de forêts gérées durablement suivant des critères écologiques et sociaux. On trouve également la certification PEFC (Programme Européen des Forêts Certifiées), un peu moins exigeante que le label FSC et surtout utilisée pour les exploitations forestières européennes. Pensez aussi à privilégier le papier recyclé, 35% de l'exploitation forestière étant destinée à la production de papier.
Saviez-vous que, en allant chez votre poissonnier ou devant son étal au marché, et même d'ailleurs en choisissant vos poissons surgelés, il vous fallait faire une croix sur le turbot, l'anguille, le thon rouge, le cabillaud, la sole, la dorade, le saumon (de l'atlantique), l'espadon, le flétan, j'en passe... et des très bons ?
Eh oui... toutes ces espèces sont victimes de "surpêche", c'est à dire à un rythme tel qu'elles n'ont plus le temps de se renouveler suffisamment : le risque d'extinction est réel. Ce qui est assez inquiétant c'est qu'il y a aujourd'hui plus de 75% des espèces marines pêchées qui sont concernées. Si l'on n'y prend pas garde cette biodiversité est réellement menacée.
D'autant que la pêche française ne peut fournir que 15% des de la consommation du pays, et que donc on y va bon train pour l'importation. Moins bien pour l'empreinte écologique, mais c'est par bateau et c'est mieux que d'épuiser les réserves halyeutiques.
Car il y a des alternatives, bien sûr : pour aller faire vos courses en consommateur (trice) bon (ne) pour la planète, n'hésitez pas à vous munir de ce petit guide conçu par le WWF et le MSC.
Profitez-en pour redécouvrir le maquereau, ce poisson incroyablement économique (autour de 7 euros le kilo), superbe et divinement savoureux au barbecue (avec du charbon de bois issu de forêts durablement gérées) avec une p'tite sauce à la moutarde (bio, bien sûr) et un p'tit Sauvignon, Muscadet ou Mennetou (bio, aussi, et à consommer avec modération... ). Parce qu'on peut être bon pour la planète tout en se faisant plaisir.
Cette invasion spontanée et matinale date d'avant-hier matin et a débuté par le parvis de la mairie de Paris, pour se poursuivre aux alentours d'autres monuments parisiens.
Mais pas d'inquiétude pour les bambous qui traînent par-ci par-là dans les quelques (rares) jardins ou balconnières des riverains de la capitale, je les rassure tout de suite, ils n'auront pas à les ranger : ces pandas-ci sont certes 1600 mais sont sans souci et inoffensifs (petit exercice de diction proposé en prime ;-)) : ils sont en papier mâché.
C'est le WWF qui a choisi d'illustrer "35 ans de combat pour la préservation des espaces et des espèces" en déposant symboliquement le nombre restant de la population mondiale de cette espèce animale, menacée comme tant d'autres.
Soutenez l'état d'esprit "panda" en retrouvant sur Inakis les fameuses peluches du WWF, bien sûr, mais aussi par exemple un jeu de société basé sur cet emblématique animal, conçu qui plus est en bambou, par un collectif de designers parrainé par l'UNESCO.