Pour les vacanciers en Bretagne Sud, je leur
propose une journée à la découverte
d'un village breton plein de charme, que vous parcourez au fil du
festival de la photo.
Pour sa 6ème édition, cette galerie d'art en
plein air, entièrement gratuite, expose 200
clichés grand format sur le thème Peuples
& Nature.
La motivation de Jacques Rocher, initiateur du Festival photo se
résume par : "Le sens profond de ce Festival est de parler
à toutes et tous de l'état de notre
planète et de continuer à donner gratuitement
accès à la culture."
Ces photographies magnifiques et grandioses, mises en valeur dans ce
décor bucolique, sont des témoignages sur la
santé de la planète et l'humanité. La
beauté des images doit faire
réfléchir, permettre de sensibiliser aux
problèmes environnementaux et inciter à modifier
nos comportements car "il n'est pas trop tard pour agir".
Parmi les
photographes participants à
l'évènement, Yann
Arthus Bertrand dévoile quelques
photos inédites réalisées pendant le
tournage du film Home.
Ce
film événement, sorti le 5 juin dernier lors de
la journée mondiale de l'environnement, a
été aussi la date du coup d'envoi du festival
photo à la Gacilly, qui se
déroulera jusqu'au 30 septembre pour 200 000 visiteurs
attendus.
Nous avons eu le
privilège hier
d'assister
à la conférence de presse organisée au
musée du quai Branly à Paris pour
découvrir en avant-première quelques extraits du
film HOME de Yann Arthus-Bertrand,
coproduit par Elzevir Films (Denis
Carot) et EuropaCorp (Luc Besson) et
financé en grande
partie (10 millions d'euros sur un budget total de 12 millions) par le
groupe PPR (François-Henri
Pinault). Tous les quatre
étaient présents, ce qui a permis d'avoir un
éclairage intéressant sur la genèse du
film, grâce aux échanges qui ont
été possibles avec eux.
Le synopsis : "En quelques décennies,
l'homme a rompu un
équilibre fait de près de 4 milliards
d'années d'évolution de la Terre et met son
avenir en péril. Le prix à payer est lourd, mais
il est trop tard pour être pessimiste : il reste à
peine 10 ans à l'humanité pour prendre conscience
de son exploitation démesurée des richesses de la
Terre et changer son mode de consommation. En nous offrant les images
inédites de plus de 50 pays vus du ciel, en nous faisant
partager son émerveillement autant que son
inquiétude, Yann Arthus-Bertrand pose, avec ce film, une
pierre à l'édifice que nous devons, tous
ensemble, reconstruire." ... et une
sacrée pierre, puisqu'il
a fallu 3 ans et 700 heures de rush à YAB pour faire ce
film, dont le contenu scientifique est majoritairement tiré
des analyses et des travaux de Lester Brown,
adaptés par le
minutieux travail d'Isabelle Delannoy,
experte
environnementale, qui a réalisé le commentaire du
film et contribué à son scénario.
La particularité de HOME est sa sortie mondiale le 5 juin
à l'occasion de la journée mondiale de
l'environnement, en simultané au
cinéma et en DVD
à prix coutant, sur une soixantaine de chaînes de
télé et en streaming gratuit sur Youtube
pendant
une dizaine de jours (Google est
partenaire de
l'opération,
Mats Carduner, le PDG pour la France, en a
détaillé les modalités), le tout en
cassant la sacro-sainte "chronologie des médias"
chère à la profession : l'objectif est de faire
visionner le film au plus grand nombre, donc avec le moins de
contraintes économiques possibles, souhait cher à
Yann Arthus-Bertrand. Le film sera donc présenté
lors de cette journée mondiale de l'environnement
à Mexico, car il est soutenu par l'UNEP
(Programme des
Nations Unies pour l'Environnement). YAB a indiqué avoir
bénéficié du conseil d'Al
Gore, qui a
vu le film et lui a indiqué la "bonne" manière de
communiquer sur les nombreux chiffres angoissants qui
émaillent les commentaires de ce documentaire, ce qu'il
résume en disant : "On ne veut pas croire ce que
l'on sait
pourtant". A noter également que 20000 DVD seront
envoyés aux écoles par la ligue
de
l'enseignement, selon les dires de YAB.
Ce film a donc été largement financé
par le groupe PPR sous l'impulsion de François-Henri
Pinault, son PDG, à qui le projet a
été présenté en juin 2007,
et pour lequel il a immédiatement donné son OK,
alors qu'il était en train de mettre en place une direction
RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) au
sein du Groupe. "Ce projet nous a forcé
à avancer
avec les 88000 collaborateurs du Groupe, car en tant que contributeur
majeur dans la chaîne de production, il est de notre devoir
de prendre conscience de la nécessité de
progresser dans la responsabilité sociale et
environnementale que nous avons vis à vis de la
planète. Nous avons le pouvoir d'agir sur le destin qui nous
attend si nous ne faisons rien. C'est pour nous une
opportunité inouïe de permettre la mise en oeuvre
d'une nouvelle économie, sans recherche de profit
immédiat, mais avec plus de sens, que nous recherchons tous
aujourd'hui.". Voilà bien
résumé le
credo d'INAKIS depuis sa création
en
2007...
Pour Luc Besson, "C'est un
message commun
pour le 5 juin, pour moi ce
n'est pas un film qui doit recevoir ou pas les critiques ou les
louanges, il me paraît important que nous sortions de ce type
de débat, c'est la raison pour laquelle exceptionnellement
nous avons choisi de ne pas le montrer intégralement
à la presse d'abord".
Le film est, on peut s'en douter si l'on garde
en mémoire le
désormais culte "Une
vérité
qui
dérange" d'Al Gore,
un nouveau
signal d'alarme sur la menace
qui pèse sur l'avenir à court terme de notre
planète. Il se termine cependant sur un dernier quart
d'heure proposant certes quelques solutions, mais surtout sur le
message simple qu'il ne se veut pas donneur de leçon mais
que la solution est en chacun de nous, et que nous y arriverons, mais
"ensemble", qui est le dernier mot du film.
Le mot de la fin revient à Luc
Besson,
à qui l'on
doit le titre du film : "Yann avait d'abord pensé
à "Boomerang", qu'il a jugé finalement trop
négatif. Je lui ai proposé "Home", d'abord pour
la référence cinématographique
à E.T., et puis ensuite parce que la maison est le premier
univers de l'enfant, qui réalise ensuite que la Terre est sa
"Grande Maison". En plus de son évocation internationale,
comprise dans le monde entier, "home", la maison, est pour moi le
symbole
de l'écologie, qui est avant tout la science de l'habitat :
c'est donc un juste retour des choses. Enfin je dirais que la vraie
question posée par ce film, finalement, est "est-ce que vous
aimez vos enfants ?". Si la réponse est oui, alors faites ce
que vous avez à faire pour ne pas leur laisser un monde pour
lequel ils pourront vous reprocher de n'avoir rien fait pour le sauver,
alors que vous le saviez perdu. Le regard d'amour qu'ils vous portent
aujourd'hui sera alors un regard de lourds reproches..."
Petite algue, la spiruline
provient de différentes espèces de
cyanobactéries du genre Arthrospira.
Plusieurs de ces espèces sont comestibles et fort
appréciées pour leurs bienfaits sur la
santé, c'est pourquoi la spiruline est devenue un
complément alimentaire précieux. Cette
micro-algue aime se développer dans des eaux chaudes et peu
profondes, on la trouve en particulier dans les zones tropicales. Son
utilisation remonte à bien longtemps puisqu'elle
était déjà consommée par
les Aztèques au Mexique ou encore par les Kanembous au lac
Tchad. On la redécouvre aujourd'hui car elle
possède de formidables qualités
nutritionnelles.
La spiruline pousse
naturellement dans les lacs des régions
équatoriales, donnant une couleur verte à l'eau,
où elle est récoltée puis
séchée au soleil. Mais elle peut
également être cultivée dans des
bassins, on voit maintenant se développer des fermes
de culture de cette algue dans de nombreux pays :
Afrique de l'Ouest, Mexique, Madagascar, Chine, Inde, Etats-Unis et
même en Provence depuis quelques années. La
culture nécessite des bassins aquatiques peu profonds
où la température de l'eau doit être
maintenue entre 30 et 40°C et le pH à 10.
Après séchage, la spiruline est
récupérée sous forme d'une poudre
vert-bleue. Si la culture de cette algue a autant de
succès c'est parce qu'elle ne demande pas de moyens
importants et qu'elle fournit un aliment aux qualités
exceptionnelles.
C'est tout d'abord
la plante la plus riche en protéines
que l'on connaisse puisque selon les espèces la spiruline
renferme entre 55 et 70% de protéines
végétales de très bonne
qualité. De plus ces protéines contiennent
l'ensemble des acides aminés essentiels. La spiruline est
également riche en vitamines
A, B12, B1, B2, B6... ainsi qu'en minéraux et
oligo-éléments tels que le fer,
magnesium, calcium, phosphore... C'est donc une source
d'énergie incroyable
particulièrement appréciée des
sportifs mais aussi des végétariens qui trouvent
en la spiruline un aliment complet et idéal pour remplacer
les apports d'une alimentation animale comme la viande. La spiruline
est même utilisée dans la fabrication d'aliments
pour animaux de part ses vertus nutritionnelles.
On consomme
généralement la spiruline comme complément
alimentaire, en particulier elle est
recommandée en cas d'anémie ou de carences
alimentaires, pour lutter contre la fatigue, améliorer son
endurance, diminuer son taux de cholestérol... Selon
certaines études, elle permettrait même de
renforcer son système immunitaire et est utilisée
dans la lutte contre le développement de cellules
cancéreuses. D'autres études sont en cours et
pourraient révéler encore bien d'autres vertus de
cette algue microscopique. On peut en consommer en
complément alimentaire sous forme de poudre
à diluer dans une boisson ou de comprimés.
Mais on la trouve aussi maintenant dans la composition d'aliments comme
des pâtes, des biscuits...
Si la spiruline
est un très bon complément pour l'organisme
à consommer en prévention, elle est
aussi utilisée dans la lutte contre la
malnutrition et la dénutrition. Ses
qualités nutritives et son faible coût de
production en font un formidable moyen de combattre ces
fléaux touchant les pays du Sud. Plusieurs projets de fermes
de spiruline sont déjà opérationnels
et permettent à de nombreux enfants souffrant de ces
pathologies d'être soignés. Quelques jours
à quelques semaines d'une cure de spiruline donnent des
résultats spectaculaires. Cette algue pourtant si petite
donne de grands espoirs quant à la lutte contre la
malnutrition dans le monde.
Pour en apprendre davantage sur la spiruline, sa fabrication et ses
utilisations, voici la vidéo d'un reportage très
intéressant d'Arte diffusé en 2005. Egalement sur
le sujet, découvrez sur Terre Tv un documentaire
sur une ferme de spiruline à Madagascar et son
intérêt pour le dispensaire de la
région.
Aujourd'hui, nous vous
présentons la boutique Modetic
spécialisée dans les vêtements de mode
éthique (comme son nom l'indique),
c'est-à-dire issus du commerce équitable et
fabriqués en matières écologiques. Sylvain
Durand, le gérant, qui a bien voulu
répondre à nos
questions, nous en apprend un peu plus sur
Modetic, dont le slogan "Portez vos valeurs" exprime bien son ambition. Acteur de
l'économie solidaire, Modetic s'inscrit dans une
démarche de commerce durable et équitable. Les
vêtements proposés par la boutique sont
sélectionnés suivant des critères
sociaux et environnementaux, mais aussi parce qu'ils sont chics,
tendances ou décontractés. Il y en a pour tous
les goûts !
Toutes les marques
retenues par Modetic garantissent une fabrication de leurs collections
dans le respect des principes du commerce
équitable : juste
rémunération des travailleurs, conditions de
travail décentes, partenariats à long terme,
préservation de l'environnement... Les matières
utilisées sont le coton biologique
principalement ainsi que des matières
naturelles telles que le chanvre, l'alpaga... Les
produits sont certifiés par des labels comme SKAL, Agreco,
EKO, Ecocert, IMO, Max Havelaar (en savoir plus sur ces labels)...
L'objectif de Modetic est de proposer une large gamme alternative aux
vêtements conventionnels, tout particulièrement
ceux en coton non bio dont la culture est extrêmement
polluante.
Parmi les marques
sélectionnées par Modetic, la collection d'Idéo
est très populaire et appréciée. La
marque Idéo travaille avec des producteurs et artisans
d'Inde, du Pérou, du Cambodge dans des ateliers
certifiés pour un commerce équitable.
Idéo propose plusieurs gammes pour différents
styles : une ligne chic et tendance, une ligne plus
décontractée ou encore des t-shirts à
éco-messages. Vous retrouverez sur Modetic bien d'autres
marques comme Tudo Bom ?
la brésilienne, Ethos
ou Kamakala
pour une mode chic et éthique, Peau-Ethique
pour les sous-vêtements en coton bio ou encore Jardin Bio
pour le linge de maison bio.
Laissez-vous séduire par la mode équitable et
écologique avec Modetic,
vous trouverez de quoi habiller toute la famille de la tête
aux pieds ! La boutique propose de nombreuses marques et collections
pour femmes, hommes et enfants et même du linge de maison.
Suivez le guide Inakis, c'est par ici...
Quand on veut offrir un bijou,
on pense souvent aux bijoux en matières
précieuses telles que l'or, l'argent, les
diamants... Or l'extraction de ces minerais est souvent très
polluante et effectuée dans des conditions de travail
très difficiles. L'extraction de l'or par exemple
génère d'importantes pollutions liées
aux produits chimiques employés comme le mercure ou le
cyanure qui se retrouvent ensuite les sols, les eaux et l'air. De plus,
son extraction nécessite l'utilisation de grandes
quantités d'eaux, et comme pour d'autres minerais des zones
entières sont déforestées pour
l'installation des mines. Et c'est sans
compter les marchés parallèles et illicitent qui
se développent souvent autour des exploitations (trafic
d'armes, drogue, prostitution...). Le bilan
écologique et humain de ces productions est
donc assez catastrophique. Quand vous achetez un bijou en or, en argent
ou autre matière précieuse, pensez donc
à vous renseigner sur sa provenance et les conditions
d'exploitation. A savoir que l'or se recycle très bien, vous
pouvez alors opter pour des bijoux en or recyclé ou
même faire recycler d'anciens bijoux que vous ne portez plus.
L'ivoire est une autre matière
longtemps utilisée pour la fabrication de bijoux et objets
de décoration menaçant
particulièrement les éléphants. Son
commerce est donc interdit par la CITES depuis 1989 dans bon nombre de
pays.
Alors en quelle
matière choisir ses bijoux ? Une alternative possible est
d'opter pour l'ivoire végétal,
aussi appelé tagua ou corozo.
Il s'agit d'une matière extraite des fruits d'une
espèce de palmier, le palmier à ivoire (Phytelephas
aequatorialis ou Phytelephas macrocarpa)
que l'on rencontre dans certaines forêts tropicales comme en
Amazonie (Equateur, Colombie, Pérou...). Les fruits de ce palmier
contiennent au départ de leur croissance, un liquide qui
peut être consommé comme boisson. En
séchant le fruit, ce liquide se transforme en une
matière blanche et très dure, c'est ce que l'on
appelle le tagua ou ivoire végétal qui est
ensuite sculpté pour fabriquer des bijoux, de petits objets
de décoration, des boutons pour les vêtements...
Découvrez
par exemple, la marque A-Typik
qui distribue des bijoux et objets d'artisanat de Colombie dont la
plupart sont fabriqués en tagua issu de forêts
humides de la région du Boyaca. A-Typik travaille avec des
artisans locaux selon les principes du commerce équitable et
dans le respect de l'environnement. Le tagua, au départ de
couleur blanche, peut être teinté selon les
besoins avec des pigments naturels. Ainsi c'est une matière
qui permet d'avoir une grande diversité dans les formes et les couleurs.
Des bijoux aux teintes vives et très colorées
à des bijoux plus classiques ou discrets, ce n'est pas le
choix qui manque !
Inakis vient d'accueillir
une
nouvelle boutique spécialisée en papeterie
naturelle, durable et éthique : Nature et
Papiers.
Vous pouvez d'ailleurs retrouver l'interview de Valérie
Morin, sa fondatrice, sur Nature et Papiers sur
Inakis. Créée en 2008, cette jeune entreprise
s'inscrit
dans une démarche de développement
durable en souhaitant proposer une gamme de produits
à la fois avec un faible impact environnemental et
fabriqués dans des conditions de travail décentes
et équitables. L'offre de Nature et Papiers s'adresse
à tous : particuliers, scolaires, entreprises... Les
produits proposés, soigneusement
sélectionnés, sont issus du commerce
équitable ou de l'artisanat
et conçus en matières
recyclées ou naturelles. Vous trouverez chez
Nature et Papiers des fournitures de bureau écologiques, du
papier recyclé, des carnets, albums photos,
nécessaires de correspondance, encres
végétales, stylos et crayons, fournitures pour le
dessin... et de bien jolis objets de décoration.
Nature et Papiers
nous fait découvrir une collection très originale
et qu'elle est seule à distribuer en France pour le moment.
Il s'agit de Poop,
une gamme de papiers fabriqués à partir de bouses
d'éléphants ! Le concept peut
paraître surprenant et pourtant c'est très
sérieux. C'est la société Maximus,
basée au Sri Lanka, qui est à l'origine de ce
projet. Dans ce pays où les éléphants
sont nombreux, les conflits avec les habitants des villages
où les animaux viennent piétiner les terres ne
sont pas rares. Le projet "Peace Paper" est né afin de faire
changer le point de vue et le comportement des gens par rapport aux
éléphants en en faisant une source de revenus, et
ainsi aider à leur sauvegarde tout en développant
l'économie locale. Le papier
Poop est fabriqué à 75%
à partir de bouses d'éléphants, ce
sont en fait les fibres présentes dans ces bouses qui sont
récupéréés. Selon le
régime alimentaire et la digestion de l'animal, le papier
produit aura une texture différente. Bien sûr la
matière première est totalement
désinfectée avant d'être
utilisée et le papier est sans odeur ! Les produits Poop
sont donc écologiques puisque
conçus à partir de matières
naturelles, et il n'y a par la suite aucun additifs chimiques, chlore
ou colorants utilisés dans le processus de fabrication. Maximus
a d'ailleurs été
récompensée pour son projet puisque la
société a remporté le World
Challenge 2006 de la BBC qui honore chaque
année des projets de développement durable.
Vous pourrez
découvrir sur Nature et Papiers d'autres produits originaux
en fibres naturelles (papiers en fibres
de bananier, de lokta...) ou en matières
recyclées (papiers recyclés ou
fabriqués à partir de chiffons de
récupération). Egalement dans le catalogue de
cette sympathique boutique : la collection déco &
papeterie Les Zanges.
Cette gamme en papier artisanal et recyclé est produite aux
Phillipines par Shapii, une structure du commerce équitable
agréée par l'IFAT (International Fair trade
Association). Vous y trouverez des carnets, boîtes, objets
pour le bureau... originaux et très colorés.
La gamme de produits proposée par Nature et Papiers
est donc large et saura satisfaire tous les goûts ! Ecologique,
durable et éthique sont les mots d'ordre de
cette entreprise qui souhaite promouvoir des produits de papeterie
alternatifs. Que ce soit pour les fournitures de bureau ou de la
maison, pour les fournitures scolaires, pour offrir ou tout simplement
pour décorer, vous devriez trouver votre bonheur !
75 pays
du monde viennent de signer ce 26 janvier dernier à Bonn
en Allemagne le traité fondateur de l'IRENA,
une Agence
Internationale pour les Energies Renouvelables. Cette
nouvelle
organisation, la première d'envergure internationale sur ce
sujet, a pour objectif d'aider au développement des
énergies vertes et renouvelables aussi bien
dans les pays du
Nord que du Sud. L'Allemagne, l'Espagne et le Danemark, pays
déjà bien appliqués dans ce domaine,
sont plus
particulièrement à l'origine de sa
création. Au
total ce sont déjà 75 pays qui ont
signé le
traité, dont la France, même si certains grands
pays comme
la Chine, les Etats-Unis, le Brésil... sont encore absents
pour le
moment.
Face aux
défis planétaires actuels
(réchauffement climatique, diminution des ressources
naturelles disponibles, croissance de la démographie et de
la consommation d'énergie...), il était temps
qu'une organisation internationale soit créée
afin de se pencher sur ces problématiques. Elle devra aider
les Etats à mettre en place des politiques en faveur des
énergies renouvelables et à développer
la recherche dans ce secteur. Pour le moment, il existe encore beaucoup
d'obstacles qui empêchent un développement plus
rapide de ces nouvelles technologies. L'IRENA devrait faciliter les
procédures de financement, d'exportation... qui ralentissent
le déploiement des énergies vertes et
renouvelables, indispensables pour l'avenir de la planète.
Les énergies fossiles représentent encore 80% de
la consommation mondiale en énergie alors que les ressources
vont se faire de plus en plus rares et de plus en plus
coûteuses. Il est donc urgent de mettre en place des
alternatives efficaces et durables.
L'IRENA
sera composée de 3 organes : une Assemblée
comprenant tous les Etats membres qui votera le budget et
établira le programme de travail, un Conseil avec des
représentants des Etats élus par
l'Assemblée qui se réunira deux fois par an et un
Secrétariat pour la mise en oeuvre des actions du programme.
C'est au mois de Juin prochain que les dirigeants de l'agence seront
élus et que le lieu du siège sera
décidé. Chaque année l'IRENA disposera
d'un budget de 25 millions de dollars pour le développement
des énergies renouvelables (éolien, solaire,
biomasse, géothermie...). L'initiative devrait permettre
également la création de nombreux emplois dans ce
secteur en pleine expansion. Rappelons que d'ici à 2012,
l'Europe s'est fixée l'objectif d'atteindre 20%
d'énergies renouvelables dans sa consommation
totale d'énergie.
Plus d'infos :
Site officiel de l'IRENA : www.irena.org
Brochure de présentation (en français) : brochure
L'épeautre
est une céréale
très ancienne, on le considère
comme l'ancêtre du blé.
Les traces les plus antiques remontent à 9000 ans avant J.C.
dans la région de la mer Caspienne. C'est à
l'âge de pierre que cette céréale est
introduite en Europe où elle sera cultivée et
très consommée jusqu'au Moyen-Age. C'est
d'ailleurs à cette époque que l'abbesse Sainte
Hildegarde de Bingen laisse des écrits et des recettes
encore utilisées aujourd'hui. Petit
à
petit, la culture de l'épeautre est abandonnée au
profit d'autres céréales tel que le
blé qui a de meilleurs rendements et dont la
récolte est moins coûteuse. Toutefois, cette
céréale connaît depuis quelques
années un regain d'intérêt, notamment
en agriculture biologique puisqu'elle
pousse très bien sans engrais ou autres traitements.
Il existe
plusieurs
variétés d'épeautre, dont deux qui
sont commercialisées en France : le grand
épeautre (Triticum spelta) cultivé
dans le Nord de l'Europe et le petit épeautre
ou engrain (Triticum monococcum) cultivé en
Provence et Haute-Provence. Le grand épeautre est
utilisé principalement sous forme de farine dans les pains,
pâtes et patisseries, alors que le petit épeautre
est plutôt consommé en grains qui se
préparent comme du riz, en soupes ou en salade.
L'épeautre est particulièrement riche en magnesium(pour cela c'est
un
très bon aliment anti-stress), en phosphore et en calcium,
mais aussi en acides aminés essentiels. A noter
également que le petit épeautre contient
très peu de gluten par rapport aux autres
variétés de blé et est mieux
assimilé, il est donc plus adapté aux personnes
souffrant d'une intolérance au gluten.
Aujourd'hui, l'épeautre n'est plus utilisé
uniquement dans le domaine alimentaire, il sert également
à la fabrication d'oreillers, de matelas et coussins de
relaxation, de jouets pour enfants (peluches, bouillottes...)... Ce
sont les balles d'épeautre (enveloppes protectrices des
grains de céréale) qui sont utilisées
pour rembourrer les coussins qui sont
à la fois fermes et malléables à la
forme du corps. Des coussins chauffants sont même
employés pour soulager des points douloureux du corps. Avec
toutes ces qualités et ces applications,
l'épeautre
a encore un bel avenir devant lui !
Alors que nous sommes au cœur de l'hiver,
les oiseaux passent la majeure partie de
leurs journées à rechercher de la nourriture.
Avec le froid, il leur est plus difficile
de trouver les graines, insectes, larves, limaces et petits rongeur
nécessaires à leur alimentation mais qui se
raréfient à cette saison. Pourtant c'est
à cette époque de l'année qu'ils ont
le plus besoin de nourriture afin de résister au froid. Les
oiseaux de nos contrées ont des techniques
pour conserver la chaleur et lutter contre le froid telles que
la thermorégulation (gonflement du plumage), le
rassemblement en groupe pour dormir les uns contre les autres... Mais cela ne suffit
pas toujours lors d'épisodes très froids, de gels
ou de chutes de neige. La destruction de leurs habitats naturels et
l'expansion de l'urbanisation ajoutent encore d'autres
difficultés aux oiseaux dans leur recherche de nourriture.
Une bonne idée en cette saison est donc d'aider les oiseaux
en leur donnant à manger et en leur fournissant des abris
pour se réfugier. Bien sûr il n'est pas question
de leur donner n'importe quoi ni de les rendre dépendants,
l'idée est d'apporter un soutien lors des passages les plus
rigoureux de l'hiver. On peut pour cela
placer des mangeoires et des nichoirs
dans le jardin, à fabriquer soi-même si l'on est
un peu bricoleur ou à acheter dans une jardinerie. Placez
les mangeoires et nichoirs plutôt en hauteur, de
façon à ne pas être accessibles aux
chats. Les espèces les plus communes que vous aurez le plus
de chance d'observer sont les mésanges, les rouge-gorges,
les pinsons, les moineaux, les verdiers, les merles...
Selon les
espèces, la nourriture à donner ne sera pas la
même. Alors que les mésanges et sitelles raffolent
de noix, amandes et arachides (non salées), les rouge-gorges
préfèreront de petites graines tel que le millet.
Les graines de tournesol
sont elles appréciées par bon nombre d'oiseaux.
Le mieux est de diversifier les aliments et de faire plusieurs
mangeoires en y disposant des mélanges de graines et des
boules de graisse et graines. Attention cependant
à ne pas mettre d'aliments salés, de riz non
cuit, de larves de mouches, de noix de coco
séchée ou encore de graines de lin qui sont
dangereux ou mal digérés. Pensez
également à placer
régulièrement un abreuvoir avec de l'eau, en cas
de gel il n'est pas toujours évident pour les oiseaux de
trouver à boire.
Ainsi en plus de pouvoir observer et admirer toutes sortes
d'espèces durant tout l'hiver, vous aiderez les oiseaux
à passer cette dure période et donc à
préserver la biodiversité
qui tend à s'appauvrir de plus en plus. Les oiseaux vous
remercieront d'ailleurs dès le printemps puisqu'ils sont les
alliés du jardinier en chassant insectes et limaces. La
biodiversité des jardins est primordiale, elle assure un
équilibre entre plantes et animaux. De plus, la
diversité de la faune et de la flore évite que
les maladies ou parasites se propagent. De même que pour les
oiseaux, il est important de favoriser la venue d'autres
espèces animales qui seront des auxiliaires de votre jardin
comme les hérissons, les coccinelles, les batraciens, les
lézards... Vous pouvez donc aménager des lieux
favorables à l'accueil de ces animaux : haies, tas de bois
ou pierres, plans d'eau... Votre jardin deviendra alors un
véritable espace de vie où vous aurez tout le
loisir de contempler bon nombre d'animaux.
Ce soir lundi 29
décembre sera diffusé le 38ème
épisode d'Ushuaïa Nature
intitulé "Un jour, la Terre s'est
noyée" et présenté par
Nicolas Hulot depuis les Caraïbes. Ce numéro est
consacré aux îles de la mer des
Caraïbes, près des Bahamas. Si
actuellement la zone des Caraïbes est peuplée
d'îles, en particulier de nombreux petits atolls, cela n'a
pas toujours été le cas. Suivant le rythme du
climat et des différentes périodes de glaciation
et de réchauffement, les terres de cette région
se sont retrouvées tantôt
émergées, tantôt inondées.
De nombreuses espèces se sont éteintes ou se sont
adaptées suite à ces bouleversements
climatiques, notamment il y a 65 millions
d'années lors d'une des extinctions massives qu'a connu la
planète. C'est à cette époque qu'un
changement climatique radical s'est produit conduisant
à l'extinction de la
moitié des espèces vivantes, dont les dinosaures,
et signant la fin de l'ère du Crétacé.
Ushuaïa
vous emmène dans ce reportage des Bahamas au Mexique en
passant par Cuba à la découverte des trésors
biologiques de cette région. Vous y verrez
par exemple des espèces qui ont survécues dans
des niches écologiques tel que le poisson-crocodile tout
droit sorti de la préhistoire. Dans ce numéro
vous pourrez également admirer requins, dauphins et poissons
multicolores de la mer des Caraïbes, les crocodiles de Cuba
vivant dans les eaux douces des îles des Bahamas ou encore
les chauve-souris vampires. De très belles images en
perspective ! D'autant plus qu'on ne sait pas si ces merveilles de la
nature perdureront encore longtemps, les
récifs coralliens étant des zones
fragiles et fortement menacés par les changements
climatiques actuels, ainsi que par diverses pollutions et la
surpêche. Un rapport de
l'Unesco publié en 2005 indiquait que les récifs
coralliens des Caraïbes avaient déjà
perdus presque 80% de leur couverture, et ceux qui restent sont bien
souvent endommagés. Bien que ne couvrant que 0,2% de la
surface des océans de la Terre, les récifs
coralliens abriteraient environ 25% des espèces marines. Si
nous ne voulons pas assister à une nouvelle extinction
massive d'espèces, il est grand temps d'agir !
Diffusion : lundi 29 décembre
2008 à 20h50 sur TF1
Une bonne nouvelle en cette
fin d'année 2008 : le WWF
vient de publier le rapport "Premières
découvertes dans la région du grand
Mékong", fruit de recherches
menées sur 10 ans (de 1997 à 2007), faisant
état de l'identification de 1068 nouvelles
espèces végétales et animales.
Ces recherches, conduites par le programme Grand Mékong du
WWF, ont portées sur les six pays traversés par
le fleuve Mékong : la province du Yunnan au Sud de la Chine,
la Birmanie, le Laos, la Thaïlande, le Cambodge et le Vietnam.
Le Mékong, qui parcourt plus
de 4000 km, reste encore méconnu à
certains endroits de par la difficulté d'accès.
C'est principalement dans des zones de jungle inexplorées et
dans des zones humides que ces nouvelles espèces ont
été découvertes.
Les
espèces présentées par le rapport sont
ainsi réparties : 519 plantes, 279 poissons, 88 grenouilles,
88 araignées, 46 lézards, 22 serpents, 15
mammifères, 4 oiseaux, 4 tortues, 2 salamandres et 1
crapaud. Parmi ces découvertes, certaines sont de taille
comme l'Heteropoda maxima, la plus
grande araignée chasseuse au monde dont les
pattes peuvent atteindre jusqu'à 30 cm de long qui a
été identifiée au Laos en 2001.
D'autres découvertes sont aussi très surprenantes
: le Kha-nyou (Laonastes
aenigmamus), un petit rongeur d'un groupe
d'espèces que l'on croyait éteint depuis 11
millions d'années, a été
repéré dans un marché local au Laos en
2005, ou encore un crotale vert
arboricole (Trimeresurus vogeli)
découvert sous la toiture d'un restaurant dans le parc
national thaïlandais Khao Yai.
Toutes ces
découvertes sont d'importance et sont un signe positif pour
la biodiversité à
une époque où l'on fait (malheureusement) si
souvent état d'espèces qui disparaissent ou qui
sont menacées d'extinction. Le Mékong,
qui selon le WWF est le fleuve le plus riche en
biodiversité (avant l'Amazone), est donc un
véritable trésor biologique qu'il faut conserver.
60 millions de personnes vivent sur les bassins versants de ce fleuve,
la pression des activités humaines
sur le Mékong est ainsi considérable et la
région doit faire face à de nombreuses menaces
écologiques : déforestation, braconnage
et commerce illégal d'animaux (tigres, primates,
éléphants...), pollution de l'eau... Si la
découverte de ces espèces est une bonne
nouvelle, l'enjeu maintenant est de protéger les
éco-systèmes du Mékong et d'arriver
à trouver un équilibre
avec les activités des populations locales.
En parlant de
biodiversité et de forêts, à signaler
pour ceux qui n'auraient pas vu le reportage "Vu du ciel : l'Appel de la
forêt" de Yann-Arthus Bertrand
diffusé mardi dernier qu'il peut encore être
visualisé en VOD sur le site de France 2. Pour le
8ème épisode de la série "Vu du ciel",
le photographe Yann-Arthus Bertrand présente depuis
Madagascar des sujets autour des forêts du monde : de
Madagascar, en passant par le Brésil, le Cameroun ou encore
le Mexique, on découvre des actions menées pour
la préservation des forêts et de la
biodiversité. En effet, si Madagascar
ou l'île rouge est un formidable patrimoine de
biodiversité (80% des espèces y sont
endémiques), elle a subi une déforestation
massive détruisant ou menaçant d'extinction bon
nombre d'espèces. Un reportage intéressant sur
des solutions mises en place pour la sauvegarde de ces forêts
et le développement de nouvelles activités pour
les populations locales. On y voit d'ailleurs l'atelier de fabrication
des huiles essentielles Bio'Mada
créé avec l'aide de l'association L'Homme et
l'Environnement.
Nous vous avions
présenté en novembre dernier le Prix Pinocchio du
développement durable 2008
lancé par l'association Les Amis de la Terre.
L'objectif de cette opération était de
sensibiliser le public autour de la responsabilité sociale
et environnementale des entreprises. Le principe était de
proposer aux internautes de voter pour les entreprises
françaises les moins responsables et ne respectant pas les
droits sociaux et environnementaux fondamentaux. 12 entreprises ont
été ainsi "nominées" dans 3
catégories (droits humains, environnement et green washing).
Pour chacune d'elle, Les Amis de la Terre présente les
activités de l'entreprise et en quoi elle est
très loin de respecter les principes du
développement durable. Les internautes avaient alors la
possibilité de désigner pour chaque
catégorie l'entreprise qu'il pensait la moins responsable...
Hier 16
décembre, une cérémonie publique
organisée par l'association a eu lieu pour l'annonce des 3
lauréats de cette année. 4193
personnes ont participé à l'édition
2008 du Prix Pinocchio. Dans la catégorie "Droits
humains", c'est le groupe Louis Dreyfus
qui a été élu, une multinationale dont
les activités principales consistent en le négoce
et la commercialisation de produits de base agricoles et
énergétiques, le transport et l'armement
maritime, les télécommunications... Cette
entreprise doit son prix pinocchio du fait des conditions de travail
proches de l'esclavage et de l'exploitation présentes dans
des plantations de canne à sucre et d'usines de
transformation d'ethanol dans la
région du Mata Grosso do Sul au Sud-Ouest du
Brésil. Elle y emploie 13000 indigènes,
principalement de l'ethnie Guarani, dans des conditions
déplorables (accidents, salaires impayés,
insalubrité des locaux...). Et c'est sans compter les
problèmes de déforestation engendrés
par la monoculture de canne à sucre pour la production de
biocarburants....
La
société Areva
remporte le Prix Pinocchio dans les deux autres catégories
(environnement et greenwashing) ! Elle est lauréate dans la
catégorie "Environnement"
suite aux évènements survenus cet
été à la centrale de Tricastin
où 75 kilos d'uranium avaient été
rejetés dans les cours d'eaux alentours,
dépassant les seuils de radioactivité maximum.
Une série de dysfonctionnements avaient également
eu lieu dans les semaines suivantes mettant en doute la
sureté de la centrale et des installations
nucléaires en général. Si Areva est
aussi lauréate de la catégorie "Greenwashing",
c'est à cause de son slogan "Nos énergies ont de
l'avenir. Un avenir sans CO2" publié dans son rapport
développement durable 2007 et donnant l'impression que le
nucléaire serait la solution contre le
réchauffement climatique. Ce qui n'est absolument pas
justifié puisque les émissions de
CO2 dûes aux centrales nucléaires
sont loin d'être négligeables et la pollution de
ce type d'énergie reste un problème insoluble
à l'heure actuelle.
La châtaigne,
fruit comestible du châtaignier (Castanea sativa ou Castanea
vulgaris), se récolte à l'automne et on peut en
trouver jusqu'en Janvier / Février. Les châtaigniers
sont des arbres originaires de Perse puis se sont étendus
à tout le pourtour méditerranéen avec
le passage des Romains. La châtaigne a
été longtemps utilisée comme
élément nutritif de base, à l'instar
des céréales, ce qui a valu au
châtaignier le surnom d'Arbre à pain. La culture
des châtaigniers ou castanéiculture s'est
répandue un peu dans toute l'Europe. En France elle se
concentre en Ardèche, en Corse, dans l'Hérault,
le Var et la Lozère. Depuis 2005, il existe une AOC pour la
"châtaigne d'Ardèche". Les fruits que l'on appelle
communément "marrons" sont en
fait des
châtaignes de certaines variétés. On
les reconnaît facilement : alors que la bogue de la
châtaigne contient 2 ou 3 fruits
séparés par une fine membrane, le marron ne
contient qu'un seul gros fruit. Attention à ne pas confondre
avec le marron, fruit du marronnier d'Inde, qui est une graine toxique.
Les qualités
de la châtaigne sont nombreuses, bien qu'il ne faille pas non
plus en abuser surtout si l'on fait un régime, puisque cet
akène (fruit sec) est très énergétique
et nutritif. La châtaigne est
très riche en potassium, fer, zinc, soufre, magnesium,
calcium et en vitamines (A, B1, B2 et C). On en consomme pour lutter contre
la fatigue et le froid, c'est d'ailleurs un aliment de
choix
pour les sportifs ou si l'on a une baisse de tonus durant l'hiver.
C'est également un bon tonique
pour les
muscles et la circulation sanguine, et sa teneur
élevée en fibres facilite le transit intestinal.
En décoction, l'écorce de châtaigne est
même un antidiarrhéique efficace. La
châtaigne est également très
intéressante pour les intolérants au gluten
puisqu'elle en est totalement dépourvue.
Puisque c'est la saison pour profiter des vertus
nutritionnelles de la châtaigne,
voici quelques
idées pour en consommer. Il y a les traditionnels marrons
chauds que l'on vend l'hiver à chaque coin de rue (et qui
ont l'avantage de réchauffer les mains par la même
occasion). Bien sûr on peut les acheter frais et les faire griller
soi-même dans une cheminée, sur une plaque
électrique ou encore au four. Après un
décortiquage un peu fastidieux, les châtaignes
sont prêtes à être
dégustées ! C'est aussi un parfait accompagnement
(soit en purée, soit entières) pour les viandes de gibier
ou la dinde de Noël ! Les
châtaignes sont également beaucoup
utilisées en confiserie et en dessert
: marrons glacés, confiture, confit, crème...
Deplus, on peut fabriquer de la farine de
châtaignes
qui sert pour cuisiner du pain, des gâteaux...
Voilà de quoi satisfaire les goûts de chacun !
L'alpaga
est un mammifère domestique
ruminant, de
la famille des Camélidés, proche du lama
originaire des Andes en Amérique du Sud où il vit
à haute altitude (entre 3000 et 5000 mètres). Cet
animal est adapté aux conditions extrêmes de vie,
il porte une toison de laine
très
isolante et résistante. Les fibres d'alpaga
sont des plus fines au monde,
mais elles
sont aussi très douces et
surtout
très chaudes ! La laine d'alpaga
est donc une matière naturelle fortement
intéressante pour la fabrication de vêtements
à la fois légers et chauds. L'élevage
d'alpagas est plutôt facile, c'est un animal docile, fort
sympathique et qui s'adapte bien à des changements
climatiques ou de pâturages. L'alpaga est d'ailleurs une
source de revenus importante au Pérou et en Bolivie
où les élevages sont nombreux.
Pour rester bien au chaud cet hiver, nous vous proposons tout le
nécessaire pour une panoplie complète en laine d'alpaga.
Pour le haut,
Vêtements Ethiques nous présente le pull Andréa
avec un col V à l'allure légère et
élégante ou pour celles qui
préfèrent la robe Lara
qui
existe en plusieurs coloris, et la tunique longue MIA
pour bien se couvrir. Ces vêtements de la marque Ethos
sont
tricotés en laine d'alpaga provenant d'une
coopérative d'éleveurs de Bolivie (Coproca). Le
partenariat d'Ethos avec cette coopérative se fait selon les
critères du commerce équitable
et les colorations de la laine sont effectuées avec des
produits naturels ne contenant aucun métaux lourds.
La laine d'alpaga
c'est aussi le rayon de la marque Andes Made
qui
sélectionne des fibres de qualité et 100%
biologiques venant d'élevages des hauts plateaux boliviens.
Voilà de quoi compléter notre panoplie :
écharpe,
bonnet
et mitaines
en
laine d'alpaga fabriqués par des artisans boliviens. Il ne
manque plus que les chaussettes
ou
les guêtres
pour être habillés de la tête aux pieds
en alpaga ! Et les enfants ne sont pas oubliés puisque
Natiloo propose pour les plus petits une écharpe
en alpaga doublée polaire,
un béret en laine
du Pérou et des moufles
toutes
douces pour garder ses mains bien au chaud. On peut
même aller plus loin en optant pour les marionnettes à
doigts
en laine d'alpaga qui amuseront sans aucun doute les enfants. Enfin
pour une petite touche originale, Filabio
nous présente Chinita,
à utiliser en collier ou comme ceinture selon son envie !
En plus d'être une matière naturelle, l'alpaga
possède des atouts exceptionnels : avec des fibres
très fines, la laine est pourtant très chaude. De
plus, elle n'est pas irritante comme la laine de mouton, au contraire
elle douce et agréable
à
porter. Quoi de mieux pour rester bien au chaud cet hiver tout en
étant élégante ?
A l'occasion de la
1ère Semaine des énergies renouvelables, du
bâtiment et de la maîtrise de l'énergie
organisée par l'Ademe, Jean-Louis Borloo, ministre de
l'Ecologie, vient d'annoncer le plan national de
développement des énergies renouvelables.
50 mesures ont été
présentées afin de répondre d'ici 2020
aux objectifs fixés lors du Grenelle de l'environnement en
octobre 2007 et à ceux de l'Union Européenne.
L'objectif général étant de porter
à au moins 23% la part des énergies
renouvelables par rapport à la consommation
totale d'énergie en France en 2020. Les mesures
annoncées visent à faciliter et à
inciter au développement de tous les types
d'énergies renouvelables (éolien, solaire
photovoltaïque et thermique, géothermie, biomasse,
énergie de la mer, hydraulique...). Le plan devrait
permettre à terme de multiplier par 6 la
géothermie, par 10 le parc éolien et par
400 le solaire photovoltaïque. Si l'accent est
fortement mis sur le solaire photovoltaïque, l'installation
d'unités de production d'énergie renouvelable
devra se faire suivant les spécificités de chaque
région et devra prendre en compte la
complémentarité de différentes sources
d'énergie renouvelable.
A partir de Janvier
2009, un "fonds chaleur renouvelable" d'un
milliard
d'euros sera mis en place afin de développer sur la
période de 2009 à 2011 le chauffage
écologique (géothermie, biomasse,
pompes à chaleur, solaire thermique...) dans l'industrie, le
tertiaire et l'habitat collectif. Pour 2020, l'objectif serait
d'équiper 2 millions de foyers de pompes
à chaleur, système de chauffage
basé sur la récupération de la chaleur
stockée dans les sols ou les nappes d'eau
souterraines (PAC géothermiques) ou encore la chaleur de
l'air ambiant (PAC aérothermiques). Par ailleurs, le crédit
d'impôt "développement durable" est
prolongé jusqu'à 2012 et permettra de faciliter
l'accès aux particuliers aux équipements
d'énergies renouvelables tels que panneaux solaires
photovoltaïques, chauffe-eaux solaires, pompes à
chaleur, poêles à bois avec rendement
supérieur à 70% et taux de CO2
inférieur à 0,6%... A cela vont s'ajouter
d'autres dispositifs
incitatifs comme des tarifs fixes et des primes au
rachat de
l'électricité d'origine renouvelable par EDF, un
éco-prêt à taux zéro, des
possibilités d'exonération de taxe
foncière...
Si le plan présenté ne paraît pas
suffisamment ambitieux pour tout le monde, il est
déjà un bon départ.
Espérons maintenant que toutes ces mesures
annoncées se concrétiseront
bientôt (et enfin !) par un véritable
développement des énergies
renouvelables
en France pour un habitat plus
écologique.
La Région
Ile-de-France organise le 26ème
Festival International du Film d'Environnement qui
aura lieu au
cinéma La Pagode à Paris du 19 au 25 Novembre.
Gratuit et ouvert à tous, le festival présentera
89 films (documentaires, fictions, courts
métrages...) de 37
pays différents autour des thèmes de
l'environnement et de l'écocitoyenneté. Suite au
succès du film "Une vérité qui
dérange" d'Al Gore sur l'urgence écologique, de
nombreux films ont vu le jour. L'équipe du festival a
sélectionné 89 films parmi 2000
propositions, dont 46 d'entre eux concourront pour l'un des 6
prix décernés par un jury de
spécialistes de l'environnement et du cinéma
à l'issue du festival.
Les films présentés aborderont des
sujets
d'actualité allant des problèmes de pollutions
diverses (Addicted to plastic, Dégazez y'a rien à
voir, Digital Cemeteries...) au réchauffement
climatique
(Global warming, Tara - voyage au coeur de la machine climatique) en
passant par les dangers sanitaires (Agent orange a
personal requiem,
Gift im Angebot, I am because we are...), les ressources
naturelles
(Canada - l'appel de la forêt, The perfect reef, Disparition
des abeilles - la fin d'un mystère, Crude...) ou encore la
pauvreté (8 Le film, La fin de la
pauvreté ?...).
Si beaucoup de ces films dénoncent les désastres
écologiques actuels et les dangers pour l'Homme et
l'environnement de certains de nos agissements, ce qui est bien
sûr indispensable, d'autres films s'attachent à
dépeindre des initiatives positives en
faveur de
l'environnement ou des modes de vie alternatifs. C'est par exemple le
cas du film français "BNB - Bonheur National Brut"
faisant
le portrait de gens inventant de nouvelles façons de vivre
et de travailler, sans nuire à l'environnement. C'est
aussi
le cas du film "Artisans du changement" qui relatent
différentes initiatives d'entreprises durables à
travers le monde. Les enfants ne sont pas oubliés durant ce
festival puisque deux films leur sont adressés : "Les ailes
pourpres - le mystère des flamants", film documentaire de
Disney Nature et "Mia et le Migou", film d'animation de
Jacques-Rémy Girerd.
Pour la plupart des
films projetés, les
réalisateurs seront présents
pour des discussions
avec le public. Des conférences et plusieurs
débats sont également prévus,
notamment le 24 Novembre une journée spéciale est
organisée pour les 400 ans de Québec pour
laquelle une sélection de films
québécois sera diffusée et
à cette occasion Hubert
Reeves donnera une conférence sur "Le
4ème choc".
Bref un programme très riche pour ce 26ème
Festival du Film d'Environnement qui promet d'être fort
intéressant !
Pour info :
Le Festival du Film d'Environnement a lieu du 19 au 25 Novembre
au cinéma La
Pagode, 57 bis rue de Babylone, 75007
PARIS (Métro St François
Xavier (ligne
13), bus : 87 – 82 – 92, parking public : Esplanade
des Invalides). L'entrée à toutes les
séances et débats est libre et gratuite
(dans la
limite des places disponibles). Le programme complet
est consultable
sur le site du festival.
Plante de la famille des
Linacées, le lin cultivé
(Linum) est une matière première naturelle,
écologique et l'une des rares fibres textiles
exploitée en Europe. Le lin est originaire du Moyen-Orient,
notamment il était utilisé en Egypte,
à l'époque des pharaons, pour la confection de
vêtements, de cordes, de tissus funéraires
(momification), de voiles de bateaux... Le lin est introduit en Europe
par le phéniciens à l'Antiquité et
c'est au XIème siècle qu'il se
développe vraiment en France, sous Charlemagne. On l'utilise
notamment à cette époque pour la fabrication de
tapisseries et toiles. Après une période de
déclin dûe au développement massif du
coton, le lin connaît un regain
d'intérêt au XXième siècle.
Ses nombreuses qualités en
font en effet
une matière première très
intéressante.
Le lin a l'avantage
de pousser sous des latitudes tempérées, c'est
une des rares plantes cultivées en Europe
pour l'extraction de fibres textiles.
C'est une
plante annuelle à croissance rapide aimant les terres riches
et dont la culture ne nécessite pas d'intrants. La France
est le premier producteur mondial de lin, les cultures étant
principalement situées en Normandie et Picardie. A la
période de floraison (vers mi-juin), qui ne dure qu'une
semaine en général, les champs de lin prennent
une très belle couleur bleue-violette. La culture du lin est
une des cultures textiles des plus écologiques,
puisqu'elle ne demande pas d'intrants chimiques et polluants (au
contraire de la culture de coton utilisant bien souvent de grandes
quantités de pesticides) ni d'irrigation et elle oblige
à une rotation des cultures ce qui évite un
épuisement des sols.
Les fibres
de lin récoltées sont
transformées et tissées. Suivant les
espèces de lin cultivées, les fibres sont
utilisées pour la fabrication de différents
textiles : habillement (70% des des débouchés),
linge de maison, ficelles et cordes, toiles de peinture,
sangles, chaussures, sacs... Les vêtements en toile de lin
sont particulièrement appréciés en
été pour leur
légèreté et leur fraicheur. La finesse
des tissus en lin n'en fait pas pour autant une matière
fragile, le lin est un textile très résistant,
absorbant l'eau et anallergique. De plus sa tenue noble donne une
élégante allure.
Dans le lin, rien
n'est perdu. D'autres types de fibres, plus courtes,
sont utilisés dans la fabrication de papiers
et les résidus de paille servent comme litières
pour chevaux, à faire du paillage
ou
encore à produire des panneaux isolants.
Les graines de lin sont également
récoltées et peuvent être
utilisées sous forme d'huile dans des
peintures, vernis ou savons par exemple. De par leur forte teneur en omega-3
elles entrent aussi dans la composition d'aliments pour animaux et plus
récemment pour l'homme (par exemple le pain au lin).
L'association Bleu
Blanc Coeur a d'ailleurs été
créée en 2000 afin de promouvoir l'utilisation du
lin dans l'alimentation animale, en plus d'avoir un
intérêt nutritionnel pour les animaux, cela
bénéficierait aussi aux consommateurs des
produits issus de ces animaux (oeufs, lait, viande...). Le
lin est donc promis à un bel avenir, les
qualités et débouchés de cette plante
ne manquent pas et les avantages écologiques de sa culture
(locale, non polluante...) en font une matière naturelle
de premier choix.
Chaque
année, en Europe, 100 000 enfants meurent
de maladies
causées par l'environnement. 70% des cancers
sont
liés à l'environnement dont
30% à la pollution et 40% à
l'alimentation. Chaque année en France, on
constate une augmentation de 1,1%
des cancers chez les enfants. En France, l'incidence du
cancer a augmenté de 93% en 25 ans
chez l'homme.
C'est la première fois que le cinéma
français s'intéresse à un sujet sur
l'environnement. Ici il s'agit plus particulièrement de
l'alimentation de nos enfants : la cause apparaît urgente. Jean-Paul
Jaud nous livre ici une tragédie
environnementale
avec ce film sorti hier en salle, "Nos enfants nous
accuseront" : l'empoisonnement de nos campagnes
par la
chimie agricole et les dégâts
occasionnés sur la santé publique, notamment
celle des enfants.
Ce film raconte la courageuse initiative d'une municipalité
du Gard, Barjac, qui décide de faire passer la cantine
scolaire au bio, en finançant le surcoût sur le
budget de la commune. Conscient du danger sanitaire qui menace une
jeune génération exposée aux 76000
tonnes de pesticides déversés chaque
année en France, un maire décide
de
donner l'exemple d'une portée politique forte : alerter
l'opinion et les pouvoirs publics sur les dérives
scandaleuses d'un système économique dont la
logique va totalement à l'encontre de la santé de
la population...
Les différents intervenants du film (enfants, parents,
enseignants, soignants, journalistes, paysans, élus,
scientifiques, chercheurs,...) livrent leurs sensations, leurs
analyses, leurs angoisses, leur colère, le fruit de leur
travaux à la caméra. Chacun raconte son
expérience, dénonce les abus, pose les
problèmes, mais tous proposent des solutions, à
condition que les différents organes de décision,
et notamment les pouvoirs publics, prennent leurs
responsabilités. Des témoignages
édifiants et bouleversants sur une
réalité qu'il est urgent de maîtriser.
La bande annonce
du
film la fait déjà
toucher du
doigt, regardez-là jusqu'au bout, elle fait
déjà sérieusement
réfléchir...
Combien de maladies, de tumeurs,
d'infirmités, de
tragédies humaines sont elles en train de
proliférer sans que l'on ne fasse rien, ou si peu ?
Le film commence à l'Unesco, lors d'un colloque
réunissant des sommités mondiales de la
médecine, signataires
de
l'Appel de Paris (qui remonte quand
même
au 7 mai 2004 !). Un seul mot
d'ordre : non pas se contenter de constater les ravages, mais trouver
tout de suite les moyens d'agir pour que, demain, nos enfants ne nous
accusent pas d'en avoir eu conscience mais de n'avoir rien fait...
L'ONG WWF
vient de publier son rapport "Planète
Vivante" pour l'année 2008 sur
l'état de santé actuel de la planète.
Comme tous les deux ans, le WWF (Fonds Mondial pour la Nature), en
collaboration avec le ZSL (Société Zoologique de
Londres) et le GFN (Réseau Mondial de l'Empreinte
Ecologique), a mené une étude sur
l'état des ressources et l'impact des activités
humaines sur la Terre. Encore une fois, les conclusions de ce rapport
sont alarmantes. Le constat qui résulte de ce travail n'est
malheureusement pas nouveau : "Le monde doit faire face
à une consommation effrénée du capital
naturel mondial. Tout comme des dépenses
inconsidérées sont à
l’origine de la récession, la consommation
excessive de l’Homme épuise les ressources
naturelles à un point tel que nous mettons en danger notre
prospérité future.".
Le rapport
"Planète vivante" présente dans un premier
chapitre l'état actuel en matière de biodiversité,
de ressources naturelles (en particulier
la
ressource en eau) et d'activités humaines.
Appuyées de divers indicateurs, ces informations ont servi
à calculer un Indice Planète
Vivante
(IPV) représentant la situation des
écosystèmes de la planète et l'empreinte
écologique symbolisant la pression de l'homme
sur
ces systèmes. Ces indicateurs permettent
d'étudier l'évolution de la
biodiversité mondiale et de la mettre en
parallèle avec la consommation humaine en ressources
naturelles. Il ressort de ces observations que l'IPV a
diminué d'environ 30% sur les 35
dernières années ce qui signifie
une
perte immense en espèces vivantes. L'empreinte
écologique de l'humanité, elle, n'a pas
cessé d'augmenter et de s'accélérer,
atteignant
aujourd'hui un niveau dépassant de 30%
environ la capacité de regénération de
la planète. Les pressions humaines en cause sont les
diverses pollutions, surexploitations de ressources naturelles,
destructions des habitats naturels, conséquences du
changement climatique global et introductions d'espèces
invasives.
L'empreinte
écologique donne une
mesure de la surface nécessaire pour fournir les ressources
et absorber les déchets de chaque être humain en
fonction de la consommation mondiale. Le dernier calcul de cet
indicateur au niveau mondial , effectué en 2005, donnait une
empreinte écologique de 2,7
hectares en
moyenne par personne alors que la biocapacité de la Terre
était de 2,1 hectares par
personne.
L'empreinte écologique a également
été calculée par pays, avec en
première place de la pression humaine sur les ressources
naturelles (en moyenne par habitant) les Emirats Arabes
Unis, suivis de
près par les Etats-Unis. La France,
qui
arrive en 21ème position, a une empreinte
écologique de 4,9 hectares en
moyenne
par personne.
Dans un deuxième chapitre, le rapport propose des solutions
pour inverser la tendance et aller vers un
développement plus durable et surtout
supportable
pour la planète. Les thèmes abordés
concernent la maîtrise de la démographie, de la
consommation d'énergie et des ressources naturelles, la
régulation du commerce mondial et la protection de la
biodiversité. Il est en effet primordial et urgent d'agir
pour diminuer la pression exercée sur la Terre, car avec
l'empreinte écologique actuelle il faudrait
à
terme 2 planètes pour continuer à vivre de la
même façon. A l'échelle individuelle,
le choix de nos modes de consommation est donc très
important et c'est en préférant des produits
plus écologiques
que
tout un chacun peut déjà avoir une influence et
réduire son impact sur l'environnement.
L'apiculture
ou élevage des abeilles est une activité humaine
ancestrale qui consiste à exploiter les produits de la ruche
dont les bienfaits sont multiples. Le rôle de l'apiculteur
est de veiller au bien-être des abeilles
et à l'environnement de butinage alentour. Les abeilles sont
des insectes indispensables pour la pollinisation
des fleurs, elles sont un maillon indispensable dans
l'équilibre des écosystèmes, sans
elles de nombreuses plantes ne pourraient plus se reproduire et
seraient vouées à disparaître. Or les
abeilles sont très sensibles aux substances phytosanitaires
toxiques disséminées dans l'environnement tels
que les pesticides. Ainsi depuis quelques
années, on observe un phénomène
inquiétant de diminution des colonies d'abeilles. Des
méthodes écologiques d'apiculture doivent donc
absolument être employées si l'on ne veut pas
craindre une disparition de ces agents pollinisateurs. Dans une ruche
écologique, l'apiculteur doit respecter
certaines
règles afin d'assurer aux colonies d'abeilles un habitat
aussi proche que possible de leur habitat naturel, banissant
l'utilisation de produits chimiques dans les ruches et dans le
périmètre de butinage. Pour les
récoltes des produits de la ruche, l'apiculteur ne peut
prélever que le surplus non utilisé par les
abeilles, garantissant ainsi de ne pas troubler l'équilibrer
des abeilles.
Différents
produits obtenus par le travail des abeilles sont
récoltés dans les ruches. Il y a bien
sûr le miel
dont le parfum dépend des fleurs sur lesquelles sont
allées butiner les abeilles. Liquide ou
cristallisé, le miel a de
nombreux atouts
: il contient moins de calories que le sucre pour autant de glucides,
il est riches en minéraux, antioxydant, aide à la
cicatrisation des plaies et soigne les maux de gorge. Pour ses
qualités, on utilise d'ailleurs le miel dans divers produits
cosmétiques, en particulier dans des soins pour la peau.
Suivant les fleurs butinées le goût du
miel est différent et ses vertus également.
Les abeilles
produisent aussi de la propolis,
une
substance résineuse additionnée de cire, qu'elles
utilisent afin d'assurer l'étanchéité
de leur ruche. La propolis est un très bon anti-infectieux
aidant à renforcer le système immunitaire et
à lutter contre bactéries et virus. On peut en
faire une cure préventive avant l'hiver ou bien la consommer
comme antibiotique naturel lors d'une infection. L'apiculteur
récolte aussi la gelée royale,
nourriture exclusive des larves et des abeilles reines qui a des vertus
fortes intéressantes. Très riche en
oligo-éléments, vitamines et acides
aminés, la gelée royale est un excellent
fortifiant, stimulant et tonifiant que l'on préconise dans
des cas de fatigue, dépression... On la trouve en
général sous forme de complément
alimentaire. Autre produit de la ruche aux bienfaits
thérapeutiques : le pollen,
utilisé également comme fortifiant et dynamisant.
A l'approche de l'hiver, c'est le moment
de faire
une cure de ces produits de la ruche
qui vous aideront à rester en forme et à lutter
contre les infections. Avec des produits biologiques, vous profiterez
non seulement de leurs bienfaits sur la santé et vous
soutiendrez aussi l'apiculture écologique qui respecte la
nature. N'oublions pas que la survie des abeilles est primordiale pour
le maintien de la biodiversité.
Bon pour
nous, bon pour la planète !
Le colloque international "Biodiversité,
Naturalité, Humanité - Pour inspirer la gestion
des forêts" a débuté
aujourd'hui et se tiendra jusqu'au 31 Octobre à
Chambéry. Organisé par le WWF, l'association
Réserves Naturelles de France, le Cemagref, le
Réseau Ecologique Forestier Rhône-Alpes et le
comité Man and Biosphere France en collaboration avec de
nombreux autres partenaires, il
réunira scientifiques, chercheurs,
spécialistes des sciences humaines et gestionnaires des
milieux forestiers pour des conférences et débats
autour de la notion de naturalité.
Le
concept de naturalité renvoit à la nature
sauvage, à ce qui n'a pas été
conçu par l'Homme. Le colloque de cette année se
penchera sur la définition de la naturalité
appliquée à notre société,
sur les liens entre biodiversité et naturalité,
sur la relation et les interactions entre l'Humain et la Nature
notamment dans le cadre d'activités de gestion
des
forêts.
Des
sessions
plénières et visites de terrains sur ces sujets
sont au programme pour les participants au colloque. En
parallèle de cet évènement, des expositions
et soirées spéciales
sont
prévues à l'attention du grand public. L'accent
sera mis notamment pour cette édition sur l'oeuvre de Robert
Hainard, artiste, naturaliste et philosophe suisse du
XXème siècle qui est l'auteur de
réflexions sur l'Humanité et la
Nature.
Une soirée thématique, ouverte à tous,
sur le thème "Les forêts sauvages de Robert
Hainard" aura lieu le 28 Octobre avec au programme la projection d'un
film présentant le célèbre
naturaliste suivi d'une table ronde. La soirée du 29
Octobre, intitulée "Du bon
usage de
l'Humanité,
ou comment se réconcilier avec la Nature ?" sera elle
consacrée aux relations entre hommes et nature. Jusqu'au 11
Novembre, vous pouvez également admirer une exposition des
oeuvres de Robert Hainard à la Maison des Parcs et des
Montagnes de Chambéry. D'autres animations sont aussi
prévues, le programme complet
du
colloque et des informations plus détaillées sont
disponibles sur le site internet Naturalité.
Naturel, écolo,
polyvalent, le bambou est à la
mode et
est utilisé dans de nombreux domaines. Les bambousoideae,
sous-famille de graminées, compte 80 genres de bambous
comprenant plus de 1300 espèces. A l'origine les bambous
poussaient principalement en Asie sous des climats tropicaux et
sub-tropicaux, mais on les trouve également en Afrique,
Amérique du Sud et Océanie, ainsi qu'en Europe
où ils se sont acclimatés. La
particularité du bambou est qu'il a une croissance
très rapide, certaines espèces
dans des conditions idéales peuvent grandir
jusqu'à 1 mètre par jour ! Outre une croissance
exceptionnelle, il est très facilement
cultivable
car le bambou demande peu d'eau et ne nécessite pas
d'engrais ou de pesticides. C'est une véritableressource
naturelle et écologique dont la production
consomme peu d'énergie. Autre avantage du bambou, on peut
l'utiliser sous de multiples formes, ses
débouchés et utilisations sont nombreux.
En Asie, il est employé depuis bien longtemps, autant pour construire
d'impressionnants échafaudages ou habitations avec les tiges
de bambou très résistantes que dans l'alimentation
ou comme base de pâte à papier.
En effet, les jeunes pousses de bambou ou
turions
peuvent être consommées (et pas seulement par les
pandas !) ; elles sont riches en potassium, silicium, vitamine A,
fibres... On les prépare avec une salade, du riz, des
pâtes ou encore dans une soupe. Leurs
propriétés fortifiantes et hydratantes en font un
excellent ingrédient en médecine
et en cosmétique. Du fait de
sa forte
teneur en silice, on l'utilise pour guérir l'asthme et les
maladies des voies respiratoires, mais aussi pour les maladies
articulaires, l'arthrose et l'ostéoporose. Dans les produits
cosmétiques, il a un rôle de fortifiant pour les
cheveux, ongles, peau... et hydratant.
La tige principale ou chaume du bambou est un bois
très dur et résistant, tout en
étant flexible. C'est pourquoi
il est
souvent utilisé comme matériau de
construction, en particulier pour
l'édification de
maisons légères sur pilotis. On le trouve en
occident plutôt dans la fabrication de mobilier, d'objets de
décoration, de jouets, de revêtements de sols
(nattes et moquettes en fibres de bambou), de palissades... Il est
esthétique, donne une touche zen à nos
intérieurs et en plus est très
résistant à l'humidité. Les tiges plus
fines et fibres de bambou sont, elles, utilisées pour
fabriquer divers
récipients, ustensiles, sets de table, vaisselle jetable et
biodégradable...
On pourrait trouver que cette ressource est déjà
formidablement polyvalente, mais le
bambou ne
s'arrête pas là ! On élabore
également des textiles avec
ses fibres
qui servent aussi bien pour des vêtements
que pour du linge de maison. Il faut dire
que le
bambou permet d'obtenir des textiles très doux,
antibactériens et fortement absorbants. Et puisqu'ils se
sont adaptés au climat tempéré, vous
pouvez aussi planter des bambous dans votre jardin ou en pot comme
plante décorative en intérieur. Le bambou
n'est pas seulement tendance, c'est avant tout une ressource naturelle
présentant de nombreux atouts écologiques et
débouchés.
A visiter pour en apprendre davantage sur les bambous : la bambouseraie
à Anduze dans le Gard.
Si le temps n'est pas
propice
aux sorties natures ce week-end,
peut-être trouverez-vous un peu de "vert" dans les salons,
expos et conférences durables qui auront lieu ce week-end. A
Paris, Vivez
Nature le salon de l'agriculture biologique,
de
l'environnement et des produits naturels se tiendra du 17 au 20 Octobre
à La Villette. Presque 200 exposants seront
présents dont des producteurs présentant des produits
alimentaires issus de l'agriculture biologique (vins,
boissons, miels, chocolats, épicerie, charcuteries,
spécialités végétales,
graines germées, céréales...), des
fabricants de produits cosmétiques et
compléments alimentaires naturels et bio (Couleur
Caramel, Naturaloé, Phyt's, Centifolia, Florame,
Abiessence...), des
créateurs de mode
éthique (Terre de Chanvre, Bionat, Pachama...),
desmaisons
d'édition de livres et de
revues natures... Durant les 3 jours du salon, un programme
de
conférences et ateliers est prévu autour des
thèmes de la santé, du bien-être, de
l'alimentation...
Autre salon nature ce week-end, la première
édition du Salon du
Développement
Durable à Marseille qui a lieu du
17 au
19 Octobre. Il rassemblera des exposants oeuvrant pour la protection de
l'environnement et l'habitat
écologique. On y trouvera des associations et
des
professionnels de l'éco-habitat (énergies
renouvelables, matériaux écologiques....).
Quelques conférences sont également au programme.
Pour info :
Le salon Vivez Nature Paris a lieu du vendredi
17 au lundi 20 Octobre de 10h30 à 19h
(nocturne
vendredi jusqu'à 22h) à la Grande Halle
de La Villette, Porte de Pantin à Paris 19ème.
Le salon du Développement Durable
est
ouvert du vendredi 17
de
14h à 19h, et samedi 18
et dimanche 19 Octobre de 10h à 19h
au Parc
Chanot à Marseille.
A Paris, un autre évènement est
organisé ce week-end. Il s'agit de l'Université
de la Terre qui, à l'initiative de Nature &
Découvertes en partenariat avec Les
Echos,
réunira les 18 et 19 Octobre à l'Unesco des
scientifiques, politiques, entrepreneurs... pour un colloque sur le
thème "Réinventer le
progrès".
Une
vingtaine de conférences et débats
sont
prévus auxquels le grand public pourra assister. L'objectif
de ce colloque est d'avoir une réflexion sur comment
concilier nos modes de vie avec l'exploitation des ressources
de la
planète, comment utiliser le progrès
technologique pour améliorer notre bien-être tout
en réduisant notre empreinte écologique,
c'est-à-dire comment faire d'une révolution
écologique une opportunité pour
développer un nouveau modèle de
société. Pour débattre
de
toutes ces
questions, de nombreux intervenants seront présents dont
François Lemarchand, Pierre Rabhi, Serge Orru, Albert
Jacquard, Yves Paccalet, Elisabeth Laville, Pascal Husting, Jean-Louis
Servan-Schreiber... L'Université de la Terre
se déroulera les 18
et 19 Octobre
à l'Unesco,
125 rue de Suffren à Paris
7ème.
A signaler également, Jean-Marie Pelt,
le
célèbre et passionnant botaniste et
écologiste, donnera une conférence ce soir 17
Octobre dans le cadre du Forum Régional de
l'Environnement
à Poitiers sur le thème "La Terre
en
héritage, quel devenir pour nos enfants ?". A
l'occasion de
ce forum, vous pourrez d'ailleurs découvrir des
exposants, animations et expositions autour des
thématiques de l'environnement. Le forum a lieu les 17
et 18
Octobreplace du Maréchal Leclerc
à Poitiers et
la conférence de Jean-Marie Pelt à l'auditorium
du Musée Sainte Croix ce vendredi 17
Octobre à
20h30, l'entrée est libre.
Acheter des
nouvelles Veja,
j'y cours
parce que je souhaite avoir le pied léger et la
tête libre... "Les baskets sont le symbole de la
principale inégalité Nord/Sud : elles sont
fabriquées dans le Sud et portées dans le Nord..."
: voilà l'origine du projet Veja en 2004. Un
modèle brésilien datant des années 70
est alors choisi : la mode des baskets bio et
éthiques est aussitôt
lancée,
et c'est tout de suite le succès que l'on connaît.
La
volonté de se fournir en coton biologique
est évidente pour éviter l'utilisation massive de
pesticides que nécessite la culture traditionnelle du coton.
C'est aussi un coton équitable
puisque
Veja pratique le commerce du même nom avec les producteurs du
Nordeste Brésilien : l'achat de leur production est
décidé à un prix doublé par
rapport à celui du marché mondial. Les semelles
sont constituées de caoutchouc naturel,
renouvelable et biodégradable.
Prélevé dans la forêt amazonienne,
c'est le seul lieu où l'hévéa pousse
encore à l'état sauvage. Il est ensuite produit
dans la coopérative de Seringueiros,
créée par Chico Mendès,
assassiné en 1988 pour avoir défendu la
forêt amazonienne et ceux qui en vivaient... Le cuir, quant
à lui, qui compose certains nouveaux modèle est
un cuir écologique car
tanné
de manière végétale, ce qui permet
d'éviter l'utilisation habituelle du chrome, nocif pour
l'environnement.
Enfin, la
confection des baskets se situe dans une
coopérative du sud du Brésil, soumise aux
critères éthiques et sociaux de l'OIT,
l'Organisation Internationale
du Travail.
François-Ghislain
Morillon et Sébastien Kopp , les deux jeunes fondateurs de Veja,
aimeraient que le consommateur ouvre les yeux ("veja", en portugais,
signifie "voir", "regarde autour de toi") pour essayer de changer le
monde, ne serait-ce qu'un petit peu...
Le temps s'est bien
rafraîchi, les couleurs changent, les
feuilles des arbres tombent... Il n'y a pas de doute, nous sommes bien
entrés dans l'automne ! Et qui
dit
changement de saison, dit
changement de rythme et de mode de vie. En particulier, notre
alimentation n'est pas la même et l'automne est
l'époque
pour déguster raisins, poires, coings, châtaignes,
betteraves, champignons, choux, céleris... et bien
sûr les
courges ! Communément appelé
Courge, le
genre Cucurbita
regroupant de nombreuses espèces de courges, potirons,
potimarrons, citrouilles... appartient à la
grande
famille des
Cucurbitacées. Les courges sont des plantes originaires
d'Amérique centrale et du Sud, introduites en Europe suite
aux
voyages de Christophe Colomb au début du XVIe
siècle.
Il existe une
grande variété de courges, avec des formes et des
couleurs très différentes. Elles ont en commun le
fait d'avoir toutes une peau très
épaisse et elles peuvent être
conservées à température ambiante
durant plusieurs mois. L'avantage des courges est qu'elles sont très
pauvres en calories, elles peuvent donc être
consommées dans tous régimes alimentaires. Riches
en antioxydants, vitamines A et B, fibres, phosphore,
potassium, magnésium... les courges sont
idéales pour bien affronter l'hiver. Ses bienfaits pour la
santé sont reconnus : le bêta-carotène
et la vitamine A renforcent la peau et le
système
immunitaire contribuant à lutter contre les
infections, le potassium aide à prévenir les
maladies cardio-vasculaires. En outre,
les
pépins de courge, en général
consommés sous forme d'huile, sont riches en acides gras
insaturés et stérols. Grâce
à ces propriétés, ils sont un
excellent remède contre les inflammations de la prostate,
préviennent les caries dentaires
et
peuvent être utilisés comme vermifuge.
On consomme
généralement les fruits des courges
qui sont préparés comme des légumes.
La peau doit être épluchée pour que le
fruit soit comestible. Les recettes pour savourer les courges ne
manquent pas et sont adaptées à toutes les
espèces. En potage ou velouté,
la courge peut être mariée à d'autres
légumes tels que pommes de terre, carottes, choux, oignons,
châtaignes, champignons... En tarte,
on
l'accommode de fromage, de cannelle, de gingembre, de muscade ou encore
de miel. On la déguste également en gratin,
flan, cake ou purée en accompagnement ou non
d'une
salade ou d'une viande rouge ou blanche. Ses pépins
peuvent même être grillés et
utilisés dans une salade, dans une pâte
à pain ou à tarte s'ils sont moulus, ou
consommés comme des fruits secs.
La féculeest une substance issue de légumes ou céréales comme la pomme de terre, la betterave, le maïs, c'est ce que l'on appelle aussi l'amidon. Son usage dans l'alimentation est bien connu comme substitut (pour les régimes sans gluten par exemple) ou complément de la farine pour l'élaboration de gâteaux, biscuits, pâtes... ou comme épaississant pour les sauces. Mais la fécule a bien d'autres utilisations : depuis longtemps on l'emploie dans les cosmétiques et médicaments, les colles, les textiles, la papeterie... comme liant ou adhésif.
Récemment on lui a trouvé de nouvelles applications : la fécule entre dans la production de biopolymères ("bioplastiques" :PLA ou acide polyactique) qui ont la particularité et l'avantage d'être biodégradables, et même parfois compostables. On s'en sert par exemple pour la fabrication de gobelets ou autres récipients jetables, de sacs poubelles... La dégradation de ces produits sera de 4 à 6 mois contre 400 ans environ pour les sacs en plastique classique !
On utilise même la poudre de fécule de pomme de terre comme extincteur écologique ! La société AvdentAgri à reçu cette année le prix de l'innovation du SINAL (Salon International du Non Alimentaire, le premier salon des valorisations non alimentaires des ressources agricoles), pour son produit "Gel Feu", le premier agent extincteur naturel, biodégradable et renouvelable. AdventAgri avait déjà obtenu la mention spéciale du jury pour le prix Ecoproduit pour le développement durable 2006 dans le cadre de l'édition 2006 du Prix Entreprises & Environnement organisé par le MEEDD.
Parmi les produits de droguerie "bon pour vous, bon pour la planète", le blanc de Meudon est à redécouvrir. En plus de son intérêt environnemental, sa manipulation est sans risque (contrairement aux produits issus de l'industrie pétrochimique), et c'est un produit peu coûteux. Le blanc de Meudon est appelé également blanc d'Espagne, ou parfois blanc de Champagne, de Troyes, de Toulouse ou plus rarement "pierre blanche".
Il est constitué de particules de carbonate de calcium (CaCO3) qui est le composant principal du calcaire et de la craie. Son usage est très ancien, il était notamment très répandu pendant la Renaissance. Son nom lui vient des carrières de craie de Meudon, dans le bassin parisien, dont l'exploitation remonte au XVIIIe siècle et s'est transformée en production industrielle à la fin du XIXe siècle. En 1925, l'interdiction de l'exploitation du sol dans cette région laissa la place à la culture de champignons de Paris ! Depuis 1986, en obtenant l'appellation de site classé, les carrières ne sont plus exploitées.
Le blanc de Meudon rentre dans l'élaboration de recettes de peintures traditionnelles, la fabrication de pigments, d'enduits et de "gesso" (ce dernier est un enduit utilisé en préparation de surfaces). Mélangé avec de l'eau, pour obtenir une pâte, il devient un excellent produit d'entretien ménager écologique. Il nettoie et fait briller, sans rayer, de nombreuses surfaces : les vitres, l'inox, le cuivre, le laiton, l'argenterie, la faïence, le marbre, le plastique, les plaques vitrocéramique... Il sert, dans des occasions plus spécifiques, à blanchir entièrement des vitrines pendant une période de travaux, ou à décorer artistiquement les vitres de fenêtre durant les fêtes. Son avantage est de s'enlever très facilement avec un chiffon.
La finesse du blanc conditionne son utilisation. Cela passe par la composition du mastic, au tannage des peaux, aux moulures et dorures décoratives jusqu'à participer à la fabrication des feux d'artifices !
L'exposition "Biodiversités, nos vies sont liées" organisée par l'association Noé Conservation a eu tellement de succès qu'elle est prolongée jusqu'au 30 Octobre 2008. Noé Conservation est une association créée en 2001 dont l'action porte sur la conservation de la biodiversité, c'est-à-dire la sauvegarde des milieux naturels et des espèces végétales et animales de la planète. L'ampleur de la tâche dans ce domaine est grande puisque l'UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) a répertorié dans la dernière édition de sa liste rouge (publiée en Septembre 2007) plus de 16000 espèces actuellement menacées d'extinction.
Afin de sensibiliser le grand public aux problématiques liées à la biodiversité, Noé Conservation a réalisé cette exposition que l'on peut découvrir en plein air au Jardin des Plantes à Paris. Autour de très belles photographies, les panneaux nous informent sur l'impact et l'interaction de nos vies quotidiennes avec la biodiversité et nous expliquent en quoi sa sauvegarde est primordiale. Dans le cadre de cette exposition, le site internet www.agisavecnoe.org propose aussi des gestes à mettre en oeuvre au quotidien pour agir à son échelle.
Infos : L'exposition "Biodiversités, nos vies sont liées" est visible jusqu'au 30 Octobre, allée Cuvier au Jardin des Plantes à Paris 5e. Métro-RER : Gare d'Austerlitz (ligne 5 et 10, RER C), Jussieu (ligne 7 et 10), Censier-Daubenton (ligne 7). Bus : 89 et 91. L'entrée est gratuite.
Noé Conservation est également à l'origine de la campagne "Des pixels pour la biodiversité" à laquelle participe Inakis. Il s'agit de recueillir des dons pour les actions de sauvegarde de la biodiversité menées par Noé Conservation. Pour cela tout particulier ou entreprise peut "adopter des pixels" et figurer sur un mur d'images rassemblant tous les participants à cette campagne.
Christophe, ingénieur ENSAIS, fondateur du site Econologie.com, partenaire d'Inakis, lance avec Ludovic, ingénieur ESAIP SEP, un projet qui n'a rien d'utopique ou d'irréaliste mais qui pourrait être très prometteur s'il leur est permis de valider un certain nombre de points précis.
L'objectif : essayer de fabriquer du pétrole à partir de la biomasse d'une manière "biologique originale" mais inexploitée actuellement.
Voici le message de Christophe que nous relayons bien volontiers :
Ce groupe de travail (informel pour le moment) prenant appui sur des expériences réalisées par le Docteur Laigret, nous avons décidé de le nommer: "Projet Laigret".
Qui est le Docteur Laigret ??
Le Dr Laigret était membre de l’institut pasteur de Tunis dans les années 40-50. Reconnu par ses pairs, il était spécialisé en microbiologie et en virologie, il a participé à la mise au point d’un vaccin contre la fièvre jaune par exemple.
Ainsi, lors d’expériences menées dans les années 40 (voir sa biographie sur le site de l'Institut Pasteur) sur un agent pathogène responsable de la gangrène, il a réussi à produire une méthanisation de matières organiques et surtout il a réussi à produire du pétrole liquide à partir de savon. Créer du pétrole brut est très novateur par rapport aux autres procédés BTL expérimentés ou industrialisés.
Il semble qu’il ait poussé ses études sur d’autres matières organiques telles que des boues d’épuration, des déchets agricoles… avec de bons résultats. Ces travaux ont fait l'objet de 2 comptes rendus à l'académie de sciences, disponibles ici, et d'un article dans S&V en 1949.
Ses travaux sont alors tombés dans l'oubli...or le procédé nous semble tout à fait d'actualité et c'est pourquoi nous aimerions lancer une expérimentation privée afin de vérifier si ses observations sont exploitables.
Pour avoir plus de détail sur l’homme et ses expériences, nous vous proposons de lire les articles et les documents que nous avons réunis sur la nouvelle suivante.
La déforestation, problème soulevé depuis de nombreuses années, est malheureusement plus que jamais d'actualité. Au niveau mondial, ce sont environ 13 millions d'hectares de forêts qui disparaissent par an (chiffres de la FAO). En particulier, les forêts tropicales sont les plus touchées du fait de la surexploitation du bois, de l'extension des surfaces agricoles (souvent industrielles), de l'exploitation de métaux et minéraux précieux, de la construction d'infrastructures routières... 80% des forêts primaires, les forêts originelles qui n'ont pas été modifiées par l'Homme, ont ainsi été détruites. Et il faut savoir que si les forêts tropicales ne représentent que 3% de la surface totale du globe, elles concentrent plus de la moitié (voire jusqu'à 80% selon les estimations) des espèces végétales et animales de la planète.
Autant dire que la perte de biodiversité engendrée par la déforestation est catastrophique. A cela s'ajoute le fait que localement la disparition du couvert forestier modifie le climat, provoque l'assèchement de ces régions et aggrave l'érosion des sols. A plus grande échelle, la déforestation participe aux processus de changements climatiques. Les forêts sont en effet de véritables stocks à dioxyde de carbone et leur destruction libère de grandes quantités de CO2 dans l'atmosphère.
La France fait partie des plus gros importateurs de bois tropical en Europe, et 40% de ses importations proviendraient de l'abattage de bois illégal (forêts en zones protégée, exploitations non déclarées...). Le WWF mène d'ailleurs une campagne contre l'importation de bois illégal et la déforestation. Vous trouverez plein d'infos intéressantes et pratiques le site "Votre empreinte écologique sur la forêt" et sur celui de la campagne "Je dis non au bois illégal".
Heureusement, deux labels existent pour nous aider à bien choisir les produits fabriqués en bois. Le label international FSC (Forest Stewardship Council) certifie qu'un produit en bois ou dérivé du bois (papier, contreplaqué...) a été fabriqué à partir de ressources provenant de forêts gérées durablement suivant des critères écologiques et sociaux. On trouve également la certification PEFC (Programme Européen des Forêts Certifiées), un peu moins exigeante que le label FSC et surtout utilisée pour les exploitations forestières européennes. Pensez aussi à privilégier le papier recyclé, 35% de l'exploitation forestière étant destinée à la production de papier.
Depuis l'apparition de l'eau minérale en bouteille, sa consommation mondiale n'a pas cessé d'augmenter et ce de manière exponentielle. Les français font d'ailleurs partie des plus gros consommateurs d'eau en bouteille avec près de 140 litres par an et par personne. Au total dans le monde, ce sont 154 millions de litres d'eau en bouteille consommés en 2004 (alors qu'en 1999 cela représentait 98 millions de litres). La "bonne nouvelle" c'est qu'en 2008, la consommation d'eau en bouteille en France a diminué de 6,1% alors qu'elle avait déjà baissé de 6,6% en 2007.
La production d'eau en bouteille est en effet un véritable désastre écologique. La fabrication des bouteilles utilise des matières premières non renouvelables puisque les bouteilles en plastique sont des dérivés du pétrole. Le transport des bouteilles représente ensuite un coût énergétique important et contribue aux émissions de CO2 dans l'atmosphère. Après utilisation, seulement la moitié des bouteilles seront recyclées, engendrant une masse de déchets considérable (200 000 tonnes en France chaque année). L'empreinte écologique de l'eau en bouteille est donc un véritable problème.
La solution ? Boire l'eau du robinet ! Contrairement à certaines idées reçues (parfois véhiculées par les producteurs d'eau minérale...), l'eau du robinet en France est de très bonne qualité et subit des contrôles sévères. D'ailleurs 81% des français estimaient en 2007 que l'eau du robinet était sûre. Hormis le fait de réduire notre impact sur l'environnement, l'autre (énorme) avantage de l'eau du robinet est qu'elle coûte beaucoup moins cher que l'eau en bouteille. Consommer de l'eau en bouteille peut coûter 100 à 300 fois plus que de l'eau du robinet ! Il n'y a donc pas à hésiter. Et si l'eau chez vous sent un peu trop le chlore à votre goût, vous pouvez utiliser une carafe filtrante qui va purifier l'eau. Il est aussi possible d'installer une fontaine à eau, branchée au réseau, qui pourra fournir de l'eau filtrée plate ou même gazeuse.
Depuis le 1er Juillet 2007, la concurrence sur le marché de l'énergie en France est ouverte et chacun peut désormais choisir son fournisseur : soit garder les fournisseurs historiques (EDF et Gaz de France), soit opter pour un fournisseur alternatif. Suite à cette ouverture à la concurrence, sont donc apparus plusieurs fournisseurs dont certains proposant une "énergie verte". En plus explicite, il s'agit d'électricité provenant de sources d'énergie ayant un faible impact sur l'environnement et étant renouvelables (éolien, géothermie, biomasse, solaire,...).
La Commission de Régulation de l'Energie (CRE), organisme indépendant veillant au bon fonctionnement des marchés de l'électricité et du gaz, a publié en Juin dernier un rapport synthétisant les conclusions de l'Observatoire des marchés. Ainsi un an après l'ouverture du marché, ce sont 288 000 foyers (contre 112 000 au 31 Mars 2008) sur un total de 29,4 millions qui ont choisi un fournisseur alternatif pour l'électricité et 203 000 foyers pour le gaz sur un total de 11 millions (contre 128 000 au 31 Mars 2008). En 2007, la production d'énergies renouvelables ne représentait que 0,9% de l'énergie produite en France (11% en comptant l'énergie hydraulique) alors que dans d'autres pays d'Europe la part des énergies renouvelables est bien plus conséquente (25,8% au Danemark, 12,9% en Finlande,...) (selon l'Observatoire des Energies Renouvelables).
L'ouverture du marché est donc l'occasion de changer sa consommation et de choisir un fournisseur proposant de l'électricité verte pour un mode de vie plus durable. D'autant que les offres ne manquent pas : Direct Energie, Poweo, Enercoop,...Il existe même désormais le label EVE certifiant l'électricité verte. Vous n'avez plus qu'à faire votre choix !
Alors que le Congrès Mondial de l'Eau s'achève aujourd'hui, la préservation des ressources en eau reste un enjeu majeur planétaire. A notre échelle, nous pouvons déjà réduire notre consommation d'eau en pratiquant la récupération des eaux de pluie. Jusqu'à récemment, les eaux pluviales collectées ne pouvaient être utilisées que pour des usages à l'extérieur des bâtiments comme l'arrosage du jardin, le lavage de la voiture... Depuis le 29 Août, suite à un nouvel arrêté ministériel, il est désormais possible d'utiliser les eaux de pluie en intérieur pour le lavage des sols, l'évacuation des sanitaires et à titre expérimental le lavage du linge.
Pour récupérer l'eau de pluie, différents systèmes sont possibles. On peut installer une cuve hors-sol dans le jardin, très simple d'utilisation, sur laquelle on peut brancher un tuyau d'arrosage. Mais si l'on souhaite une citerne de plus grande capacité, le mieux est d'installer une cuve enterrée qui sera reliée aux gouttières de la maison, ce qui présente également l'avantage de ne pas dénaturer le jardin. Ces citernes de récupération d'eau de pluie peuvent rester indépendantes ou bien être raccordées aux canalisations de la maison (sur un circuit parallèle) pour les usages d'intérieur.
Sachant qu'en France une personne consomme en moyenne 150 litres d'eau par jour, une bonne partie de cette eau pourrait provenir de l'eau de pluie plutôt que d'utiliser de l'eau potable, si précieuse, pour le jardin ou l'entretien de la maison. Sans compter que cela représente aussi des économies sur votre facture d'eau !
Du 1er au 4 Septembre, a lieu à Montpellier le XIIIe Congrès Mondial de l'Eau. Il s'intitule cette année : "Changements globaux et ressources en eau : face à des pressions de plus en plus nombreuses et diversifiées". Ce congrès, organisé par l'IWRA (Association Internationale des Ressources en Eau) et de nombreux partenaires scientifiques et privés, va rassembler des scientifiques du monde entier afin de débattre des problématiques d'actualité liées à l'eau et l'environnement face aux changements globaux.
Les thèmes abordés concerneront l'évolution et la gestion des ressources en eau, l'impact de l'homme sur ces ressources, l'influence des changements climatiques... En parallèle de ce congrès, auront également lieu diverses manifestations et expositions, notamment le Festival International du Film Spot et du Film Court sur l'eau et l'environnement.
L'eau est en effet une ressource essentielle à la vie, et beaucoup de pays, en particulier les pays du Sud, doivent faire face à des pénuries d'eau et à des problèmes de pollution de l'eau. Les changements climatiques risquent d'aggraver ces situations et de faire de l'eau une ressource encore plus rare, entrainant des tensions entre pays pour l'accès à cette précieuse ressource.
La préservation des ressources en eau est donc un enjeu majeur du développement durable, et à notre échelle nous pouvons déjà y contribuer. En ne gaspillant pas l'eau potable bien sûr, mais aussi, petits conseils de l'Eco Guide Inakis, en récupérant l'eau de pluie par exemple qui peut servir pour l'arrosage du jardin, le lavage de la voiture, les toilettes, le lave-linge... Et pour une consommation plus économique (et écologique !) de l'eau potable, vous pouvez disposer sur vos robinets et douches des régulateurs ou aérateurs d'eau qui permettent de diminuer le débit de l'eau. Et bien sûr pour éviter de polluer les sols, nappes phréatiques et rivières, le mieux est de n'utiliser que des produits d'entretien non toxiques pour l'environnement et biodégradables !